STATI/IONS @=OTHER STATIONS
D=C/W AND COOPERAT,
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Fig. 7. — Vecteur diurne.
La comparaison du graphique représentatif avec ceux des stations de Berlin et de Tortosa montre une similitude d'évolution générale incontestable (fig. 6).
O. H. Gisx et W. J. Rooney en utilisant à la fois un certain nombre de données anciennes et les nouveaux résultats obtenus pendant la dernière Année polaire internationale ont dressé une carte synoptique de la circulation diurne des courants terrestres pour l’ensemble du Globe (). Sur ce planisphère reproduit ci-dessous j'ai figuré les vecteurs horaires déterminés d’après les enregistrements de Th. Moureaux (fig. 7). Le sens de ces vecteurs est généralement conforme à celui qu'exigent les tubes de force des tourbillons électriques se rapportant à la latitude de Paris. La concordance satisfaisante pendant le jour, moins bonne durant la nuit, confirme assez convenablement, pour la latitude considérée, la distribution générale ébauchée par les savants américains.
Diagrammes vectoriels.
L’extrémité du vecteur diurne décrivait Journellement une courbe fermée dans le sens du mouvement apparent du Soleil (fig. 8). La partie la plus régulière correspondant aux heures du jour se développait suivant les saisons en fonction de la durée de l’éclairement. La fraction se rapportant aux variations nocturnes se révèle plus compliquée, surtout en hiver. Dans cette partie de la région parisienne les diagrammes vectoriels ne présentent pas l’étirement systématique signalé dans plusieurs stations étrangères (Berlin, Tortosa, etc.), mais s’étalent inégalement dans tous les sens. Leur plus grande dimension a cependant tendance à se placer dans une direction moyenne SSW-NNE, excepté pendant les mois d'hiver. Au cours de la saison froide les diagrammes s’allongent visiblement dans une direction perpendiculaire à la précédente, et rappellent plutôt les graphiques tracés d’après les observations recueillies dans les stations des hautes latitudes, Kinguafjord (*)}, Sodankyla (°), Scoresby-Sund (*), pour lesquelles les variations journalières suivant le parallèle géographique sont prépondérantes. De telles déformations saisonnières n’apparaissent pas sur les diagrammes publiés par B. Weinsreix (°), leurs dimensions éprouvent des changements mais ils conservent une similitude générale.
Le diagramme construit par D. Srenquisr, d’après les expériences de E. Bravier sur les lignes télégraphiques Paris-Lille et Paris-Dijon, offre un aspect très différent en raison de son étirement suivant la direction SE-NW. Par contre, en utilisant les résultats déduits des enregistrements effectués avec les lignes Paris-Lille et Paris-Nancy j'ai pu tracer un diagramme (fig. 9) dont la forme générale et surtout l’allongement dans une direction voisine de celle du méridien rappellent de façon imprévue celui du Pare Saint-Maur. Cette ressemblance prouve que la forme particulière du diagramme de la station française tient à l’anomalie du régime diurne de la composante tellurique E.
Les rayons vecteurs diurnes se déplacent par rapport aux axes géographiques en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre de l’hiver à l'été et en sens inverse durant le reste de l’année. Sur les divers diagrammes mensuels on distingue aisément une oscillation de part et d'autre de l'axe géographique Nord-Sud, du vecteur correspondant à midi. La surface balayée augmente pendant la saison chaude et diminue au contraire pendant la saison froide. La comparaison des diagrammes mensuels fait ressortir un accroissement particulier de cette aire au mois d’avril.
Le courant résultant subit journellement des changements de direction considérables dépassant parfois 900. En outre, on retrouve sur les graphiques vectoriels les principales boucles signalées par B. WeinsTein (*) qui d’ailleurs sont aussi apparentes sur celui de Tortosa (”). La boucle nocturne se développe entre minuit et 6 heures environ et tend à occuper le quadrant NE au printemps et en été,
1 4 Thèse P. Rougerie. fn
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Fig. 8. — Diagrammes vectoriels saisonniers.
les quadrants SE ou SW pendant les autres saisons. L'auteur allemand a mentionné de semblables déplacements, d’ailleurs très visibles sur la planche VIT de son mémoire. La boucle appelée par lui boucle d’hiver persiste toute l’année au Pare Saint-Maur entre 15 heures et 20 heures, se dénoue parfois, mais conserve à peu près la même position relative. Ces boucles s’enchevêtrent pendant les mois d’hiver et communiquent un aspect désordonné aux diagrammes vectoriels. Il est surprenant de retrouver ces mêmes détails secondaires de l’évolution diurne en des points du Globe aussi éloignés occupant sur le continent européen des situations géographiques très différentes. Cette analogie des caractéristiques diurnes laisse supposer que les variations normales des courants telluriques sont définies sur de grandes étendues continentales par des règles générales identiques, indépendantes des conditions strictement locales.
Direction du eourant. — Sa détermination à partir des composantes telluriques reste assez délicate, car elle suppose en réalité s une certaine régularité des lignes équipotentelles sur la surface ’ Ê d,49 DES + MRC ; Fig. 9. — Diagramme vectoriel embrassée par le dispositif expérimental, donc une certaine homogé- Pa las Oba N
néité dans la structure du sous-sol traversé par les courants naturels.
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Juifet 4895
Fig. 10. — Changements de direction du courant résultant.
Au parc Saint-Maur, la direction moyenne du courant résultant a subi des changements consi- De L è ie de ces variations d’azimut provient de l’inversion dérables, dépassant 1800. La plus grande partie de ces v P
du sens de circulation de la composante E du courant au cours de l'automne 1894. Entre juin 1895 et juin 1895 le vecteur représentatif a balayé successivement les quadrants NW et NE (fig. ro). La seule anomalie de ce genre signalée jusqu'alors paraît s’être produite à Berlin (°) où le courant tellurique aurait circulé d’abord du NE vers le SW avant août 1886, puis ensuite du NNW vers le SSE (%). Doit-on admettre la réalité purement géophysique de cette absence de fixité de la direction du courant ? Actuellement, il est bien diflicile d’en donner avec une chance de certitude une explication satisfaisante, car cette mobilité du vecteur électrique tient peut-être à des effets parasites provenant de modifications plus ou moins irrégulières survenues dans l'installation (aux électrodes) au cours de son fonctionnement.
Nous devons à Th. Moureaux la découverte de la forte anomalie magnétique qui s’étend du Pays de Caux jusqu’au delà de Moulins. A la suite de sa collaboration scientifique avec le géologue G. Dozzrus, il remarqua la coïncidence de la ligne d’attraction maximum avec le géosynclinal faillé de la vallée de la Seine (”). Cette curieuse relation entre les accidents géologiques et magnétiques lui suggéra une explication de l’anomalie observée. D’après l’ancien directeur de l'Observatoire, la distribution anormale des éléments du champ magnétique terrestre dans la région parisienne aurait simplement pour cause initiale l’activité dirigée des courants terrestres superficiels orientés du fait
ÿ de la structure géologique particulière des terrains É $ 3 ä $ Ë traversés. Or l’instabilité azimutale du courant tellu- RS TS NA ETC 0 rique résultant au Parc Saint-Maur contredit l’asseruw .
pa tion de Th. MourEaAux.
T Ë LÉ L RS es deux composantes résultant de la moyenne © 9 r r . ñ Car: . . 3 NE % générale des 27 mois étudiés fournissent une direction KR? . . « . .
33 & très voisine de SE — NW, c’est-à-dire pratiquement a : 5 : ae % i + identique à celle que l’on trouve en utilisant les enre- £2 È gistrements recueillis par E. Bravier à l’aide des s É ee j À à : # è e lignes télégraphiques Paris-Lille et Paris-Dijon. 3 1 1400 1 8 M0 ef tr | | Variation annuelle. — Voici les moyennes men- 0 Lé r x w suelles du courant résultant calculées à partir des com- Fig. 11. — Variation annuelle et courant résultant.
posantes correspondantes :
Mois = Ware : à ï * our Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre! Octobre [Novembre| Décembre
Les valeurs numériques de ce tableau se rapportent sans aucun doute à un intervalle de temps beaucoup trop restreint pour apprécier convenablement la variation annuelle. Cependant leur suc-
cessi Î } LOSC ; iffére S MOI indi à arche 1 pe +nê = È f on au cours des différents mois indique une marche qui rappelle très approximativement l’évo-
lution dégagée de la longue série d’observations faites à l'Observatoire de l’Ebre (ne) 0 Dane plitudes très différentes, les deux variations sont d’après les valeurs absolues, inversées l’une par rapport à l’autre ; maïs si l’on prend comme direction du courant résultant, SE — NW au Parc Saint- Maur et NNW — SSE à Tortosa, elles apparaissent, physiquement parlant, de même sens.