DEMI PE
dans laquelle K = constante.
En admettant la validité de cette formule dans le cas de la marée atmosphérique et en considérant celle-ci comme étant la cause directe de la marée électrique, les variations de l’amplitude tellurique
du terme L, doivent satisfaire à cette égalité. Or les remarques précédentes relatives à la déclinaison lunaire ne laissent aucune illusion à ce sujet. L'application de cette formule aux cas particuliers des périgées et des apogées lunaires m’a conduit pour la constante théorique K à deux séries de valeurs moyennes respectivement égales 177.10° et 145.10”, présentant entre elles un écart de l’ordre de 20 % de leur valeur moyenne 161.10°. La relation n’est donc pas vérifiée et l’effet lunaire observé n’est pas la conséquence exclusive de l’attraction de notre satellite. Ce résultat n’a à vrai dire rien de très surprenant si l’on considère la complexité du phénomène de la marée atmosphérique dans la production duquel interviennent plusieurs facteurs physiques (répartition des densités gazeuses en altitude, état thermo-élastique des masses gazeuses, ete.) expérimentalement indéterminés. En outre la marée atmosphérique elle-même engendre des modifications dans la distribution verticale de lionisation, du fait du déplacement des masses gazeuses, changements sur lesquels nous ne sommes encore actuellement que peu avertis (*).
À cette hypothèse principale de la marée atmosphérique qui cause indirectement les variations lunaires telluriques il y a lieu de supputer quelques causes secondaires possibles. Par exemple, sous l'effet de l'attraction luni-solaire le mouvement des énormes masses d’eau océaniques est capable de produire des charges électriques mobiles. Pour la même raison d’autres charges électriques peuvent être engendrées par la friction des matériaux constituant le Globe terrestre (7) (”), mais comme le fait remarquer J. EcepaL (*) elles peuvent intervenir au contact des électrodes. :
La comparaison des variations électriques lunaires avec les déplacements du sol dus aux marées de l’écorce terrestre offrirait quelque intérêt. En particurier l'observation des déviations de la verticale fournissent à ce sujet des renseignements qualitatifs. L. EBLé, à l'Observatoire de Paris a longuement enregistré les oscillations du fil à plomb qui présentaient une variation lunaire dont le terme semi diurne prépondérant évoluait conformément à l’expression trigonométrique L, = 0'',00516 cos (24 — 530) équivalente à L, — 0'',00516 sin (2t + 2170), les déviations étant alors prises positives vers le Nord (®). Cette évolution se rapproche assez de celle de la composante tellurique Nord-Sud au Pare Saint-Maur et mérite d’être signalée.
Je ne suis pas parvenu à déterminer convenablement le terme diurne de la variation lunaire, car les valeurs horaires obtenues par l’analyse montrent que l'amplitude de cette onde fondamentale L, est en valeur absolue du même ordre que la précision des données initiales.