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TOPOGRAPHIE GLACIAIRE DU 1 D’après un levé de l’auteur au 1 :10000,
Fig.
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ment d’un lac ou marais dans un autre, par dessus des bourrelets morainiques transversaux de faibles altitudes. Notre levé au 1:10 000 donne un excellent exemple de cette topographie glaciaire aux environs des sources de la Crausa.t À droite s'élève, à environ 100 m. au-dessus des marais de la Crausa, la croupe séparative de Seédorf; à gauche une série de collines, reste d’une ancienne croupe parallèle à la première, se suivent les unes les autres et séparent, non sans difficultés, l’auge marécageuse de la Crausa des ravins transversaux émis par le lac de Morat. L'’auge elle-même est divisée en une série de compartiments par des dépôts morainiques de faible altitude barrant transversalement la vallée. Chaque compartiment est actuellement occupé par un marais tourbeux qui fut, dans un temps très voisin de nous, un petit lac de forme arrondie et de faible profondeur. Actuellement, le soir, à l’instant où le brouillard s’étend sur le fond plat de ces cuvettes et fait disparaître sous sa nappe aux contours flottants et mal définis, les canaux d'assainissement et les exploitations de tourbe, l’ancien paysage glaciaire se reconstitue momentanément; comme en un mirage, les flaques d’eau réapparaissent, débordent les unes dans les autres au milieu de blocs erratiques disparus, que l'imagination, aidée du crépuscule, fait renaître dans les saules qui dépassent la brume ou dans les déchirures plus sombres de son manteau. Nous n’oublierons pas l’impression si vive que nous sentimes un soir de printemps 1907 quand nous observâmes la première fois ce spectacle du haut de la colline de 610 im. d'où nous apercevions au Nord-Est le grand marais de Cournillens, pendant qu’à nos pieds s’étendait la cuvette d'En Boulaz, au Nord, et celle de Marais, au Sud-Ouest, toutes les trois recouvertes par le brouillard qui montait dans le bleu du soir et en nous pénétrant, nous transportait en imagination au milieu de certains paysages des
1) Voir fig. 10. Topographie glaciaire du bassin de la Crausa supérieure. |
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régions septentrionales de l’ancien et nouveau monde, débarrassés du linceul de glace à une époque plus tardive. L’enchaînement de ces lacs brumeux nous rappelait ce que nous avions vu lors d’un voyage en Finlande au Nord des lacs Saïma et Ladoga. Actuellement encore le réseau hydrographique de la Crausa est loin d’être établi; les eaux de la cuvette tourbeuse de Marais s’écoulent comme jadis, non dans un thalweg défini, mais par deux bras vers le Nord-Est; celui de droite contourne la colline de 610 m. en formant quelques marécages de faibles dimensions, tandis que celui de gauche traverse la cuvette marécageuse d’En Boulaz d’où il sort après s'être momentanément dédoublé pour aller rejoindre le bras de droite, à l’entrée du marais de Cournillens, lequel s’étend, couvert d’un réseau de canaux d'assainissement, jusqu'au coude de capture à Courtepin, c’est-à-dire sur une longueur de 1500 m.
Si le réseau de ruissellement qui relie les cuvettes semble nettement défini et ne forme pas de traînée marécageuse à écoulement indéterminé, cela est dû au fait que le lit de ces ruisseaux est, de longue date, creusé par l’homme, afin d'aider l’asséchement des marais d’amont encore recouverts de flaques d’eau lors de la fonte des neiges et après de fortes averses.
Si, au lieu de suivre le cours de la Crausa en aval du coude de capture, en nous engageant dans sa vallée transversale qui débouche dans celle de la Sonnaz à Pensier, près du confluent de ce cours d’eau et de la Sarine, nous poursuivons notre course le long de la vallée longitudinale qu'occupe, à partir de cet endroit, la Bibera, décapitée par la Crausa à Courtepin, nous retrouverons partout le même paysage, la même topographie, mais atténuée dans ses caractères extrêmes. Dans les cuvettes les marais font place aux cultures ; le cours d’eau n’est plus un écoulement vague dans les rigoles creusées au milieu du marais, le thalweg existe; à mesure que l’on approche de l’auge
1) Voir fig. à.
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subjurassienne les caractères glaciaires s’atténuent et s’effacent sous l’action de l'érosion par les eaux courantes ; la Bibera se creuse une vallée de plus en plus profonde à travers les anciennes cuvettes glaciaires, que l’on peut encore reconnaître en plusieurs endroits à une certaine altitude au-dessus du lit du cours d’eau, dont les eaux claires et poissoneuses étaient autrefois très recherchées par les castors.
Biberenbach (français Bibera), ruisseau des castors, nom allemand du cours d’eau, mais d’origine probablement celtique, Biberen, nom d’un village situé sur ses rives, ainsi que le nom de quelque champs ou prés de la vallée, rappellent les anciens habitants des rives de ce cours d’eau, qui surent adroitement profiter de la topographie de sa vallée pour construire des barrages à la sortie des cuvettes afin de hausser le plan d’eau en amont. C’est.ainsi qu’une terrasse d'environ douze mètres d'altitude, située à la sortie de la grande cuvette que bordent les villages de Cressier, Jentes (Jeuss) et Cormondes Le Grand (Gross-Gurmels), s'appelle actuellement Biberenacker, probablement en souvenir d’un ancien barrage établi par les castors en cet endroit; un pré situé en amont porte le nom de Biberenmatten, etc.
Les noms de Marais, Mauvais pré, Moos, etc., que portent certaines parties des cuvettes de la Bibera, rappellent un état de chose récent mais à peu près disparu.
À mesure que l’on s'éloigne vers le Nord-Est, les caractères spécifiques de l'écoulement post-glaciaire s’atténuent pour faire place au modelé par les eaux courantes; par contre, à mesure que l’on remonte la vallée longitudinale, les caractères franchement glaciaires l’emportent. C'est ainsi qu'après avoir dépassé la cuvette de Marais, puis l'origine de la Crausa, nous retrouvons, avec le prolongement Sud-Ouest de l’ancienne Crausa-Bibera, la série de cuvettes glaciaires, captées et drainées par les affluents subséquents du Chandon, tributaire du lac de Morat, et
plus en amont de l’Arbogne; l'examen topographique des
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lieux prouve nettement que la vallée longitudinale de la Crausa-Bibera se prolonge en amont vers le Sud-Ouest, en aval vers le Nord-Nord-Est; jadis elle était certainement occupée par un seul cours d’eau qui prenait sa source entre les villages de Ponthaux et de Noréaz et se jetait en aval dans la vallée de l’Aar, à 2 km. au Nord du village de Golaten. Le versant droit de cette vallée longitudinale est formé, sur toute sa longueur, par la chaîne de collines de Seedorf, laquelle, comme nous l’avons vu, n’est coupée qu'en un seul endroit à Courtepin où elle livre passage à la Crausa. Par contre, le versant gauche a perdu son caractère de croupe séparative; l’ancienne ligne de faîte n’est plus marquée que par une suite de collines espacées, allongées dans le même sens que la vallée longitudinale. Ces collines, séparées les unes des autres par les ravins des affluents du bassin de la Broye, sont à un tel point érodées et rongées par ces derniers qu’elles ont généralement perdu tout relief dans le paysage. Ainsi, à partir de la cuvette de Marais, la Crausa pousse timidement sa tête quelques deux cents mètres en amont dans une vallée encore nettement marquée dans le paysage. Au lieu de s'étendre normalement vers le Sud-Ouest, cette vallée s’arrête brusquement à environ 600 m. de la cuvette de Marais, au-dessus du profond ravin transversal, entièrement boisé, juste à l'endroit où le rio du Moulin qui l’occupe quitte la vallée longitudinale de la Crausa-Bibera, après un coude brusque à angle droit qui change sa direction primitive Nord-Est en une direction Nord-Ouest. Si, au lieu de descendre le ravin du rio du Moulin jusqu'à son débouché dans la vallée du Chandon, tributaire du lac de Morat, nous continuons notre route vers le Sud-Ouest, nous ne tarderons pas à reconnaître que le ravin prend naissance en amont du coude, au fond d’une cuvette en tout pareille à celles de Marais, En Boulaz, etc., et se trouvant en outre exactement sur le prolongement de ces dernières. Au delà de cette première cuvette (cuvette de Vuarinnes), nous retrouvons la série des dépressions glaciaires telle que nous
l'avons décrite en parlant de la vallée supérieure de la Crausa ; c’est ainsi qu'après la cuvette de Vuarinnes suivent celles de Pâquier et des Près-Chernes. En amont de cette dernière, la vallée longitudinale semble cesser d'exister, car si, d’un côté, la chaîne de colline de Seedorf continue à s'étendre au Sud-Ouest, les versants de l’ancienne croupe séparative gauche, à peine marqués en aval par quelques collines allongées, semblent définitivement disparaître du paysage, littéralement fondus sous le ravinement intense produit par les affluents droits de la profonde vallée du Chandon dont le lit est à environ 100 m. au-dessous des cuvettes glaciaires de la vallée longitudinale de la Crausa- Bibera et à environ 50 m. au-dessus du thalweg de la Sonnaz. Néanmoins, au delà de Ponthaux, entre ce village et celui de Noréaz, l’on peut distinguer une dernière cuvette. Cette cuvette est drainée par un autre ruisseau, le rio des Chaudevyres, appelé ainsi par les habitants de la contrée, à cause du grand nombre de marmites (chaudières) qui couvrent le fond de son ravin.1 Comme le rio du Moulin, le rio des Chaudeyres fait un coude brusque à angle aigu au sortir de la cuvette de Ponthaux, d’où il se dirige vers l'Ouest dans un profond ravin, à la rencontre de l’Arbogne ou Erbogne, affluent droit de la Broye.
Si, au lieu de remonter, comme nous l'avons fait, la vallée longitudinale de la Crausa-Bibera, nous la descendons en longeant le cours de la Bibera, nous ne tarderons pas à reconnaître que ce ruisseau, à l'exemple des cours d’eau d’amont, quitte aussi brusquement à angle droit sa vallée longitudinale pour se diriger transversalement à l'Ouest sur le lac de Morat où il se jette à l'Est de la sortie de la Broye.? Sommes-nous ici, comme pour les
1) Au dire des habitants de la contrée, la rapidité de l'érosion dans le rio des Chaudeyres, ainsi que dans l’Arbogne, qui reçoit le tribut de ses eaux, est telle que certaines chaudières ou marmites, qui dépassaient en profondeur la taille d’un homme, il y a 30, 35 ou 40 ans, n'ont aujourd'hui que quelques décimètres d'eau au-dessus de leur fond.
2) Depuis 1878, un canal de 6 km.conduit une partie des eaux de la Bibera dans la Broye par le grand canal.
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cours d’eau d’amont, en présence d’un phénomène de capture ?
Nous le croyons, bien qu'il soit impossible de reconnaître, sur une longueur d'environ 2 km., le prolongement de la vallée longitudinale, en aval du coude que fait la Bibera entre Agrimoine (Agriswil) et Gurbrü; car, normalement, il devrait exister une vallée sèche reconnaissable dans la topographie de la contrée.
Mais, si la vallée sèche a disparu sur cet espace, l’ancienne vallée longitudinale réapparaît plus loin exactement dans le prolongement du tronçon supérieur et avec les caractères glaciaires que nous lui connaissons en amont, nettement caractérisés. Entre deux chaînes de collines bien marquées, nous retrouvons une cuvette glaciaire allongée d’une longueur de 1500 m., occupée par un marais dont le nom d’Aegelsee! indique que le temps n’est pas éloigné où 1l était occupé par une nappe lacustre. Au delà de ce marais. la vallée longitudinale continue, entourée de collines, sans qu’il soit possible de trouver le cours d’eau qui l’a creusée; 1 km. plus loin apparaît le mince filet d’eau d’un ruisselet qui,. 250 m. en aval, tombe en cascades dans l’Aar. Quoiqu'il y ait solution de continuité entre cette vallée et celle d’amont, nous sommes certains que nous avons en réalité à faire à la même vallée, laquelle, coupée par deux tributaires de la dépression subjurassienne, le Steinbächlh, qui capta la Bibera, et le Mariabrunnenbach, fut colmatée entre deux par les dépôts glaciaires.
Ainsi, à partir de son origine et presque jusqu'à son débouché dans l’Aar, le cours d’eau qui occupait autrefois la vallée longitudinale de la Crausa-Bibera a été capturé trois fois par les affluents du bassin de la Broye, une seule fois par un ruisseau affluent de la Sonnaz, tributaire de la Sarine.
Par conséquent, en dépit de leur affouillement considérable, la Sarine et l’Aar se trouvent incapables de pré-
1) Aegelsee — lac d’Acgel.
server leurs affluents des entreprises des tributaires de la Broye. Car, si le bassin de la Sarine (-Aar) a conservé une partie de l’ancien cours d'eau qui occupait la vallée de la Crausa-Bibera en entier, en soutirant la Crausa supérieure, un affluent du Chandon, le rio de Nitou, connu sous le nom de rio de Lossières, dans la partie supérieure de son cours, est à son tour sur le point de détourner définitivement la Crausa supérieure du bassin de la Sarine (-Aar) au profit du bassin de la Broye (lac de Morat). Cette capture semble même devoir être très prochaine, car actuellement déjà une partie des eaux du marais de Cournillens se dirige par le rio de Lossières dans le Chandon et relie ainsi directement, par une voie d’eau continue, la Sarine au lac de Morat.t Les altitudes suivantes sont instructives :
Confluent de la Crausa et de la Sonnaz avec la
SR Re re du eee ie O2 Conîluent du rio de Nitou (Lossières) et du
M DÉRE OO R Re ET LA Gt nr LU DR Coude de capture de la Crausa à Courtepin . . 570 »
Point culminant du thalweg du rio de Lossières 577 »
Le cas de la vallée longitudinale de la Crausa-Bibera n’est pas le seul à notre connaissance où le bassin de la Sarine (-Aar) subit une vraie spoliation au profit de celui de la Broye; la Sonnaz dut aussi, comme nous le verrons, subir l’assaut des tributaires de la Broye.
L’Arbogne. La topographie, à l'Ouest de la cuvette du lac de Seedorf, est complètement bouleversée, ce qui fait qu’il est difficile de reconnaître l'emplacement des rives occidentales de l’ancien grand lac glaciaire de Seedorf. Les hauteurs qui jadis l’entouraient probablement en entier ont presque complètement disparu, arasées par l'érosion. La coupe de la plaine, à l'Ouest du lac de Seedori, que nous avons fait passer à l'endroit où l’Arbogne, tributaire de la Broye à Dompierre, fait un coude brusque qui change sa
1) Voir fig. 8. Plan de situation.
direction primitivement Nord-Est en Nord-Ouest, montre à quel travail intense se sont livrés les cours d’eau sur le fond de cette partie de la cuvette lacustre.1 Il est visible qu'une topographie nouvelle, appartenant incontestablement à un nouveau cycle, est venue se greffer sur la partie Ouest de la cuvette de Seedorf. L’Arbogne y a creusé un ravin d'environ 70 m. de profondeur, au-dessous du niveau du lac de Seedorf.
Contre toute attente, le ruissellement des eaux sauvages se fait en dehors de l’étroit espace qu'occupent ces versants, non de la cuvette vers le ravin, mais dans le sens opposé vers les vallées de deux ruisselets affluents de l’Arbogne, ce qui donne au ravin de ce cours d’eau l'aspect d’une entaille adventice au milieu de la plaine environnante.
En effet, l'existence et le creusement de ce ravin doivent être accidentels, car il est difficile d'expliquer sa formaton sur le bord d’une cuvette lacustre, sinon par la capture récente d’un tributaire considérable du lac de Seedorf (que nous appellerons la Sonnaz supérieure) au profit de la Broye. En pareil cas, le cours de l’Arbogne peut se diviser en trois tronçons d'origines distinctes, séparés l’un de l’autre par un coude brusque à angle droit: 1° le tronçon de tête, autrement dit, la Sonnaz supérieure, laquelle, à partir de sa source située sur le Mont de Lussy, à l'Ouest de Villaz-St-Pierre, se dirige constamment vers le Nord- Est jusqu’à l'entrée de la cuvette de Seedorf, entre les villages de Prez et de Noréaz; 2° le tronçon moyen, qui sort de la cuvette de Seedorf après un coude brusque de 90 degrés vers le Nord-Ouest, en coupant les hauteurs au Sud-Est des deux Montagny d'un ravin d'environ 80 m. de profondeur, et enfin, 3° à l'entrée de la vaste plaine de la Broye aventicienne à Corcelles, le tronçon inférieur, séparé des deux précédents par un nouveau coude qui permet
1) Voir fig. 1. Coupe de la plaine à l'Ouest du lae de Seedorf.
à l’Arbogne de rejoindre le cours de l’ancienne Broye (avant sa canalisation) à Dompierre.
À l'origine, le tronçon de tête devait certainement se déverser dans le lac de Seedorf, comme nous l'avons dit précédemment, car il est inadmissible qu'un cours d’eau débouchant dans une cuvette lacustre s’en détourne au moment même d'atteindre les marécages qui entourent le lac pour aller rejoindre, par un profond ravin, le thalweg d’un cours d’eau appartenant à un bassin autre que celui de la Sarine auquel le lac se rattache.
En pareil cas, le tronçon moyen appartient au rio subséquent (l’Arbogne proprement dite), émis par le bassin de la Broye, lequel, en repoussant son origine de plus en plus en amont, en s’attaquant aux hauteurs situées entre les deux Montagny et Noréaz, réussit à abaisser la ligne de faîte et à soutirer la Sonnaz supérieure.
Quant au tronçon inférieur, son origine est autre; elle est due au fait que le rio de l’Arbogne ne fut pas émis par la Broye, mais par l’ancien lac postglaciaire (lac de Soleure d’Alphonse Favre) qui réunissait les trois lacs subjurassiens actuels en un seul, après la disparition des glaciers alpins. A cette époque, le lac de Morat, uni aux lacs de Neuchâtel et Bienne, poussait un golfe vers le Sud-Ouest, au delà de Corcelles et Payerne.
Après la rupture du rempart morainique de Wangen sur Aar, le lac de Soleure baissa rapidement, et les eaux du golfe de Payerne se retirèrent vers l’ombilic actuellement encore occupé par les eaux du lac de Morat. Alors tous les ruisseaux subséquents qui, du Sud-Est, se jetaient en amont dans le golfe de Payerne, s’allongèrent pour rester en communication avec ce golfe vers le Nord-Est, en faisant un coude à l’endroit de l’ancien débouché.
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Fig. 11. PLAN DE SITUATION ; AFFLUENTS DE LA RIVE DROITE.