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germinative, les cellules filamenteuses sont à peu près normales.
une couche germinative, dont les palissades de cellules sont assez régulières ; leurs filaments s’incurvent et paraissent intervenir dans la constitution de la vitrée basale. Les mitoses y sont d’abondance moyenne. Les cellules de Merkel-Ranvier sont plus nombreuses que normalement.
un corps papillaire, dont chaque papille La centrée par un capillaire, très ectasié, remplissant presque l’espace limité par les crêtes épidermiques:
Autour des vaisseaux, on distingue un anneau de sclérose. Cet anneau est hyalin, ou fibrillaire ; plus rarement, il est parsemé de cellules inflammatoires (lymphocytes, fibrocytes, histiocytes), et parfois de chomatophores tatoués de mélanine. Plus profondément sont d'énormes ectasies capillaires qui rampent souvent, parallèles à la basale, Elles sont encerclées de collagène hyalin ou fibrillaire, et parfois même, entourées de cellules inflammatoires, où prédominent les fibrocytes et les histiocytes.
un derme moyen, qui accuse de la sclérose fibrillaire collagène, un tissu élastique augmenté, des capillaires ectasiés, et dont l’épithélium est parfois multistratifié. Un manchon de cellules inflammatoires, dans lequel on décèle, à côté des fibrocytes et de quelques lymphocytes, des histiocytes qui y prédominent, entoure ces capillaires. À leur périphérie se voient souvent des amôrces d’angioformations, marquées par une fissure de la paroi de l’endothélium, et l’existence.de trajets qui se tapissent de cellules endothéliales.
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un derme inférieur, dans lequel, au sein de la sclérose, on distingue de rares reliquats d'appareils pilo-sébacés et de trajets sudoripares involués. Sur toute la hauteur du derme, indépendamment de ces ectasies, s’observent des artérioles à parois épaissies qui offrent toutes les lésions de la panartérite oblitérante, lésions qui vont parfois jusqu’à l’oblitération totale du vaisseau.
En conclusion, il s’agit d’un cas de Knuckle pads bien caractérisé, mais strictement monosymptomatique.
Les anamnestiques ne révèlent aucun fait génétique.
A noter que Textirpation de la callosité, bien qué récente, paraît devoir être suivie de récidive.
OBSERVATIONS 9 et 10 (de MM. COSTE et SICARD).
À propos. de l’observation d’un mouleur en fonte atteint, comme 4 autres ouvriers de la même usine, de Maladie de Dupuytren et d’Hyperkératose palmaire, MM. CoSTE et SICARD remarquent que « cet « homme (indemne par ailleurs de toute tare vis- « cérale ou humorale visible, et d’antécédents pa- « thologiques notables), a depuis l’enfance, depuis « la naissance peut-être, sur la face dorsale de toutes « les articulations interphalangiennes proximales des « doigts, des « coussinets des phalanges >» pour em- « ployer lexpression récemment proposée par & M. TOURAINE. Or, continuent-ils, « sa fille était
venue nous consulter peu auparavant pour la méême lésion, apparue à la même jointure, sur le médius droit, dès la naissance, et, l’année dernière sur 2 autres doigts (en l’absence de tout traumatisme où microtraumatisme). Elle jouit par ailleurs d’une excellente santé, et l’on ne découvre chez elle aucune affection latente : fille unique, elle n’a pas d'enfants. Il a été impossible de remonter plus haut dans l’histoire de cette famille. Mais un tel fait suffit à rendre très vraisemblable la transmission génétique de ces callosités dorso-digitales, probablement par dominance, car il n’existe aucune consanguinité dans Ja famille. M. TouRAINE a trouvé dans la littérature, un fait exactement superposable : coussinets des phalanges chez le père et la fille.
« Toutefois, nous n’étions guère enclins à établir un rapport entre les coussinets des phalanges et la maladie de Dupuytren lorsque le cas suivant s’est présenté à nous :
« M. Duc., 28 ans, dentiste, nous consulte le 14 mai 1942. Depuis 1935, il souffre d’une maladie de Dupuytren, dont on ne peut trouver la cause dans un microtraumatisme, professionnel ou autre. Elle a débuté aux annulaires par des nodosités indurées des paumes, puis s’est étendue aux autres doigts. Actuellement, l’auriculaire droit est complètement fermé, et les autres doigts, à droite et à gauche, commencent à se fléchir. Depuis quelques mois, le malade éprouve une petite douleur à l'épaule gauche, et le bras ne se lève pas jusqu’à la verticale.
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Enfin, depuis une semaine, est apparu, à gauche, un hygrome olécrânien indolore, sans microtraumatisme causal, semble-t-il, en même temps que la rétraction palmaire, et d’aspect un peu verruqueux.
« Le malade est comitial depuis l’âge de 10 ans. Il n’a pas de troubles neurologiques objectifs, on ne lui trouve aucun stigmate évident d’hérédo-syphilis. La cause de la comitialité reste inconnue. Acné juvénile chéloïdienne.
« Son père serait mort à 54 ans d’un cancer du cardia. Son grand’père maternel et un frère de ce dernier ont eu les premiers doigts recroquevillés (à partir de 50 ans), et des ‘« bosses dans les mains ».
« Les réactions de B. W., Hetch, Kahn, la gono, la strepto, la staphylo-réaction et la réaction de Besredka, sont négatives. Les radiographies des épaules et du rachis cervical ne montrent pas d’anomalies.
« La biopsie d’un coussinet n’a montré (comme chez la malade précédente, que de l’hyperkératose, et un peu d’hypergranulose. Celle de l’hygroma fait voir un tissu conjonctif dense à la périphérie, plus jeune et plus riche en néocapillaires à la partie cervicale, sans métachronaxie.
« Il y a donc ici, sans microtraumatisme, coïncidence chronologique entre la formation d’une maladie de Dupuytren et de Coussinets des Phalanges. De plus, la maladie de Dupuytren semble ici héréditaire. Or, nous avons vu que, dans le cas précé-
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dent, c'étaient les coussinets phalangiens qui s’affirmaient, eux aussi, héréditaires. Ne fait pas une maladie de Dupuytren qui veut. Sur les 23 mouleurs de l’usine, 5 seulement en présentaient une. I n’est pas interdit de penser qu'ils s’y trouvaient déjà prédisposés. De nombreuses observations paraissent indiquer la nature partiellement génétique de la rétraction'de l’aponévrose palmaire. L’hérédité a été retrouvée, dans une proportion qui varie, selon les statistiques, de 6 à 40 %. Schroder, qui arrive à ce taux élevé de 40 %, admet; ainsi que d’autres auteurs, une transmission par dominance: il y aurait une proportion élevée de conducteurs. On a noté la concordance chez les jumeaux uniovulaires.
« Donc, hérédité, et peut-être hérédité liée des Coussinets et de la rétraction palmaire, telle est la première question posée par nos observations. Mais, en montrant la parenté possible de ces deux lésions, elles évoquent le problème plus général de leurs rapports avec d’autres gibbosités. Nous avons vu des Coussinets des Phalanges dans des polyarthrites chroniques, et l’on a remarqué, qu’outre sa maladie de Dupuytren, notre deuxième malade avait des phénomènes rhumatismaux, un hygroma du coude, et une acné chéloïdienne.
MM. Sézary et BOLGERT ont récemment signalé l’association entre Coussinets des phalanges et sclérodermie, Or cette dernière affection peut s’accompagner de maladie de Dupuytren (LÉCHELLE, BARUK et Dorapy), et d’une polyarthrite chronique. Læ
maladie de Dupuytren de son côté peut toucher les aponévroses plantaire ou poplitée ; on a noté sa coexistence avec les chéloïdes, avec l’induration des corps caverneux (parfois en linkop familial). Ces faits ont frappé maints auteurs, les amenant à considérer la rétraction de l’aponévrose palmaire, non comme une simple affection locale, mais comme l'effet d’une prédisposition plus générale du tissu fibreux. Quant à savoir s’il faut, derrière cette prédisposition, penser aux paratyroïdes, comme quelques faits disparates de cataracte endocrinienne associée, avec hypercalcémie, et abaissement des chronaxies (M. LABBÉ, J. BESANCON et NEpP- VEUX), ou d’assouplissement de la rétraction palmaire par la parathormone ou la parathyroïdectomie, ont permis de la soutenir, c’est une question beaucoup moins claire. D'autant que, dans la maladie de Dupuytren, les facteurs locaux (microtraumatisme, infection), ou régionaux (affections neurologiques, médullaires ou plexuelle : rhumatisme cervical) jouent un grand rôle.
« Toutes ces considérations témoignent donc de la complexité des problèmes. Qu'il s’agisse de la maladie de Dupuytren ou de toùte autre affection, l’origine professionnelle, même dans les cas les plus probants, est loin de résumer toute l’étiologie. La prédisposition du terrain intervient, comme tous les auteurs y insistent aujourd’hui à juste titre ».