V. —— RECHERCHE DE LA COWPÉRITE CHRONIQUE AU COURS
D UNE URÉTHRITE REBELLE.
Nous ne voulons pas refaire ici l'étude de la cowpérite aiguë suppurée, ni de la cowpérite chronique dite à répétition qui aboutit fréquemment à la formation de fistules périnéales. La thèse de Lebreton nous offre un travail assez complet sur cette question. Du reste leur diagnostic est en général’ assez simple. Nous ne dirons donc rien des abcès qu'il faut ouvrir, mais nous étudierons comme le dit Pasteau «les infections glandulaires qui n'arrivent pas à former des collections suppurées et qui, par contre, restent capables de réinfecter l’urèthre après la cessation d'un traitement que l’on a pu croire suffisant. » Ces infections glandulaires peuvent devenir chroniques d'emblée et présenter si peu de symptômes qu'elles passent souvent complètement inaperçues : elles peuvent aussi succéder à une période aiguë qui est allée ou non jusqu'à la suppuration et que seule un peu de réaction inflammatoire a révélée. Enfin la cowpérite chronique, non fistulisée, doit pouvoir être l'aboutissant des abcès des glandes de Cowper, mais nous n'en avons pas rencontrée, cette dernière complication de la blennorrhagie élant plutôt rare.
Les infections uréthrales rebelles qu'un traitement même prolongé ne peut guérir sont le plus souvent entretenues par une cause d'infection permanente sur laquelle le traitement uréthral est à peu près inefficace. Le rôle joué par
l'infection des diverticules uréthraux, de la prostate, des