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vésicules séminales, des glandes de Littre el des glandes de Cowper intra-bulbaires, est actuellement bien connu. Les travaux de Hallé et Wassermann d’une part, de Motz d'autre part ont bien montré la marche des lésions uréthrales et glandulaires au cours des uréthriles chroniques. De ces travaux on à pu tirer un enseignement pratique pour le traitement de ces uréthrites, mais on n’a pas assez insisté sur la part parfois prépondérante que peut prendre la cowpérite, nous voulons parler ici de la cowpérite diaphragmatique.
Que se passe-t-il en effet chez ces malades atteints de goutte chronique ? On a constaté soit de la prostatite, soit de Ha littrite, soit de la vésiculite, soit de la bulbite, ou plusieurs de ces localisations de l'infection réunies. Un traitement approprié a été institué pour chacun de ces organes : massages directs ou sur béniqué, dilatation el lavages uréthraux, etc... etc... Mais la cowpérite qui a passé inaperçue, vu la difficulté de la découvrir, reste seule non traitée et alors entre chaque séance de traitement le canal s'infecte à nouveau par le pus qui se déverse de ces glandes dans l’urèthre. D’autres fois l’uréthrite reste guérie pendant quelques jours, puis, sous l'influence d'une nouvelle poussée inflammatoire d’une des glandes de Cowper non désinfectée, on voit réapparaitre l'écoulement. On a alors une véritable uréthrite à répétition.
Nos nombreuses observations nous ont montré que les glandes de Cowper élaient fréquemment la cause de cette réinfection, car leur situation, leur petit volume à l'état normal, font qu’elles sont difficiles à atteindre, j'ar consé-
quent à examiner et ensuite à trailer s'il y a lieu.
Les signes révélateurs de cette infection de la glande de Cowper, en dehors de l'écoulement uréthral, sont le plus souvent réduits à la simple constatation de l'augmentation de volume de la glande.
Pour certains auteurs, tels que Ricord, la cowpérite chronique s’est toujours manifestée à un moment donné par quelques signes, ne serait-ce qu'une sensation de tension périnéale. Il est incontestable que la plupart de nos malades ont accusé, à une période quelconque de leur blennorrhagie, une pesanteur parfois même un peu douloureuse au niveau de la région périnéale, mais n'oublions pas que les glandes de Cowper ne sont pas seules, que la prostate, les glandes de Littre et l’urèthre lui-même sont aussi là pour éveiller l'attention du malade. Une fois cependant nous avons rencontré un malade (Obs. IV) traité par Paseau, qui accusait, en dehors d'un écoulement uréthral léger el persistant, une sensation douloureuse, extrêmement pénible par sa continuité, au niveau du périnée, et cela durait depuis des mois. Les glandes de Cowper. après examen, paraissant seules en cause, furent seules soumises à un traitement approprié à la suite duquel l'écoulement el la douleur disparurent. Nous sommes donc en droit, CrOYONS-NOUS, d'ineriminer ici les glandes de Cowper comme élant la cause de la douleur périnéale (1).
Nous croyons néanmoins pouvoir affirmer qu'en dehors ou de l'écoulement ou de la simple goutte matinale, il arrive très fréquemment qu'aucun signe subjectif, ou qu'au-
cune manifestation extérieure ne porte l'attention du côté
(1) Pour plus amples détails, nous renvoyons à l'observation IV.
des glandes de Cowper. Leur infection peut donc parfaitement passer inaperçue et le plus souvent on ne la découvre qu'à la condition de la chercher. |
Ici, comme chaque fois que l’on sera en présence d’une uréthrite chronique, il faudra procéder méthodiquement pour la recherche des lésions des diverses glandes annexes de l'urèthre L'école de Necker a assez vulgarisé sa manière de procéder par l'exploration en plusieurs séances, permettant d'éliminer, à l’aide du palper et du massage, les lésions de l'urèthre antérieur, des glandes de Littre, des glandes intra-hulbaires ou aberrantes des glandes de Cowper, et de la prostate, aussi ne nous y arrêterons-nous pas longuement. C'est du reste, comme on le verra, à cette méthode que nous avons eu recours dans nos recherches des lésions des glandes de Cowper.
Au point de vue pratique, il faut absolument isoler : l'étude des lésions des glandes de Cowper intra-bulbaires de celles des glandes diaphragmatiques. Les bulbites chroniques comme cause de réinfection du canal sont bien connues ; Mofz les a étudiées avec soin et a montré que leur recherche et leur traitement se confondent avec ceux des lésions de l’urèthre postérieur, des prostatites et des littrites. Nous ne saurions trop nous élever contre l'opinion de Lebreton, d'après qui « ces glandes accessoires bulbaires ne paraissent pas souven£ en cause dans la hlennorrhagie aiguë ou chronique, nous n'én connaissons, flit-1}, pas de cas dans la littérature, et nous-mêmes n’en avons observé aucun exemple. » C'est une grave erreur de sa part, el si la clinique n'était là pour le montrer, l'anatomie nous apprendrait que ces glandes intra-bulbaires ont leur canai
excréteur branché sur celui des glandes diaphragmatiques, et sont, par conséquent, aussi bien exposées à l'infection. Pourquoi en effet seraient-elles toujours indemnes quand les glandes principales sont si souvent atteintes ?
Deux points essentiels nous permettent de baser notre diagnostic de cowpérite chronique, d'une part le volume exagéré des glandes diaphragmatiques, d'autre part, l'issue du pus après leur massage.
A. RECHERCHE DU VOLUME DES GLANDES DE COWPER DIA- PHRAGMATIQUES. — Motz et Bartrina, qui ont étudié Îles glandes de Cowper au point de vue pathologique, nous disent avec raison « que chez beaucoup d'individus ces glandes sont très peu développées, et ne peuvent être bien vues qu'au microscope, chez d’autres, au contraire, elles ont le volume d’un pois. » Il est certain que des organes ‘aussi petits ne peuvent être explorés, même par un palper spécial. à travers des tissus aussi épais que ceux de la région périnéale ; mais ces auteurs ajoutent : « Leur volume augmente quand elles sont enflammées. » Alors, en effet, on pourra les percevoir.
La constatation de l'augmentation de volume des glandes de Cowper n’est certes pas chose facile, et il faut user d’un palper un peu spécial qui nous a donné, ainsi qu'à Pasteau, les meilleurs résultats.
I faut, avant tout, se rappeler que le groupe glandulaire diaphragmatique est formé par deux glandes situées audessus de la région bulbaire, dans l'angle rentrant qui sépare la base du bulbe de la portion membraneuse de l'urèthre, symétriquement placées de chaque côté de la
ligne médiane, sur la paroi inféro-latérale du canal. Ces
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