OBSERVATIONS
Nous ne voulons et ne pouvons citer l'observation de tous les malades que nous avons traités ainsi que Pasteau, car elles se ressemblent toutes et n'offriraient alors aucun intérêt. Nous en donnons seulement quelques-unes détaillées, absolumenttypiques : elles montrent que nous avons porté nos recherches sur des malades porteurs de gouttes chroniques datant, tantôt de plusieurs mois, tantôt de plu- Sieurs années.
Notre but est simplement d’insister sur ce fait, qu’en l'espace de deux ou trois mois à la clinique de Necker, dans le service de notre maître, M. le professeur Guyon, nous avons pu guérir une dizaine au moins de malades atteints de vieilles gouttes chroniques, en nous attaquant à la cause constante de réinfection, c'est-à-dire à la cowpérite .- |
Ce nombre de cas peut paraître minime, si on le compare à celui des uréthrites qui passent journellement à Necker, aussi ferons-nous remarquer que nous n'avons recherché la cowpérite que chez les sujets dont le cas semblait désespéré et inguérissable, alors qu'à Necker l'on sait si bien soigner toutes les affections glandulaires péri-uréthrales. telles que les prostatites, bulbites, littrites, etc...
Pasteau, dans sa pratique particulière, a de son côté, depuis quelques mois, soigné et guéri environ douze malades, dont les glandes de Cowper étaient seules la cause
d’une uréthrite chronique rebelle.
OSERVATION I
R..., 24 ans, brémilère blennorrhagié en Mars 1901, suivie d'ofchite. Güérison complète de cêtté bléhorrhagie après trois mois de traitement.
Deuxième blennorrhagie en février 1903, suivie d'une nouvelle orchite du même côté. Traitement de l'écoulement par les lavages au permanganate. Malgré ce traitement, il persiste
toujours une goutte que des instillations au nitrate d'argent ne -
font pas disparaître. Ef octobre 1904, l'écoulement devient plüs abondänt, il est alüts accompagné de vives douleurs au niveau du péridée. Bientôt apparaît une nouvelle orchite, mais cette fois à gauche, qui guérit en quinze jours. L’écoulement devient moins abondant mais il persiste toujours une goutte. Le malade vient à Necker en février 1906, porteur d’une goutte chronique datant de trois ans.
La goutte examinée à ce moment (27 ‘év.), donne ‘eomiñe résultat :
Pus de gonocoques ; Quelques cocci ; Leucocytes nombreux ; Peu de cellules épithéliales.
On fait au malade des instillations äu nitrate d'argent. L'exameñ de la goutte fait les 3, 5, 8 thärs, donhait les iiêines résultats que précédethment. > Les instillations soht continuées jusqu’au 1 avril sans obtenir de résultat appréciable.
À ce moment on note que la prostate est un peu grosse à droite. On fait quelques massages de la glande qui la ramènent à l’état normal. 4