OBSERVATION III
M..., 24 ans, première blennorrhagie en 1900. Dès le début, douleurs au périnée qui forcent le malade à garder le lit. Le traitement suivi consiste en injections au permanganate et en bains de siège. L'écoulement et les douleurs périnéales persistent pendant trois mois, si bien qu’en mars 1901 le malade,
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qui était au service militaire, est obligé d'entrer à l'hôpital, dont il ne sort qu'en septembre. Durant cette période, on lui à fait des layages au permanganate, des injections au sulfate de zinc, des instillations, de la dilatation avec les beniqués.
A sa sortie de l’hôpital, le malade garde toujours une goutte qui tache le linge.
En octobre 1901, nouvelle entrée à l'hôpital, où, après des lavages au permanganate, se déclare une cystite que l’on traite par des instillations. Un mois après, malgré la persistance de la goutte et des douleurs périnéales, le malade quitte l'hôpital.
En août 1902, à la suite d’excès, l'écoulement redevient aigu et les douleurs périnéales si fortes que le malade ne peut quitter le lit. Traitement : lavages au permanganate, copahu, santal. salol. Un mois après il ne subsiste qu'une goutte, mais les douleurs existent toujours. Même état pendant un an. En août 1903, la goutte reparait dans la journée, on fait des lavages au sublimé. Après un mois il ne subsiste qu’une goutte le matin.
En juillet 1904, après un excès, nouvel écoulement aiga et réapparition des douleurs périnéales. Après cinq mois de traitement il reste toujours une goutte matinale.
En août 1905, après excès alcoolique, l'écoulement revient plus abondant. Le malade vient pour la première fois à Necker le 1septembre 1905, où on lui fait des massages de la prostate et de l’urèthre au beniqué, des lavages et des instillations. La goutte persiste toujours.
Nous voyons le malade le 4e mai 1906 et nous constatons un noyau de prostatite sur le lohe droit de cette glande : la glande de Cowper droite n’est pas perceptible, mais la gauche apparaît avec le volume d’un très gros pois.
L'examen de la goutte donne :
Cellules épithéliales ; Leucocytes abondants ; Pas de gonocoques ; Pas de microbes.
L'éxämen di liquidé Après massage de là prostate. puis après nassage de la glande de Cowper gäüche donne Jés mêmes résultäts.
On coitfence énsuité : d’ühé part, le mässägé dé prüstale, d'autre part, celüi dé là glande de Cowpèt, la veseié pleine. Les séances se font tous les deux jours ; entre les séähces le malade __ se maësé lui-même I4 région REERE ét suit le traitément gé-
néräl habituel].
Après ün fhois ét defhi de ce traitement, où fait quelques instillations aü niträté d'argent et des massages de l’ürèthresur béniqué. Repos de quinzé jours et réprise des mässages de la glande de Cowper.
Le 95 juillet on ne coïistale plus qu’üin peu d’ duration de la prostate, la glahïde de Cowper gauche a béaicoup difninué de volume, la goutte à disparu ët l'examen du liquide après massage est normäl.
La guérisoh ést complète depuis.