‹ Contribution à l'étude des Cowpérites dans l'Uréthrite chroniqueChapitre 33 sur 44 · OBSERVATION IV · texte numérisé non relu

OBSERVATION IV

(Due à l’obligeance de M. le docteur Pasteau.)

. 30 ans. < Décembre 1900, blennorrhagie traitée par des lävaäges uréthralx puis par des balsämiques. Epididyinité droite, guéri-

son.

Décembre 4902. 11 existe des filäménts assez nombreux dans les urines. Pas de gonocoques. Träitément prolongé par le nitrate d'argent, le protargol, l'oxycyanure de mercure. Pas de résultat appréciable.

Dilatation avec l'appareil de Kollmann et lavages uréthraux, d'où épididymite gauche, pas de résultat sur les filaments qui persistent avec Jes mêmes caractères,

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Début en 1905, apparition säns nouvelle contamination d’un écoulement, d’ailléurs peu abondant. Lä recherche des gonocoques donne des résultats douteux. Traitements variés et multiples appliqués à l’urèthre. Le résultat obtenu est nül au point de vue dé l’écoulemient Qui disparaît d’abord pour réapparaître ensuite dès qu'on cesse le traitement.

Apparition dé douleurs périnéales persistantes, qui ldissent peu de repos au malade et dmènert des troubles sérieux de neurasthénie.

Un examen de l’urèthre démontre l'absence de toute sténose et de prostatite.

On abandonhe tout traitement local, mäis les’ phériomènes doüloüreux persistent à te} point que le malade consulte à nouvéau ; dés mMmassagés de la prostate. sont pfâtiqués, mais sans résultat.

C'est alors (janvier 1907) que le malade vient me consulter. Depuis dix-huit mois il traîne une sensation persistante de cuisson, de chatouillement périnéa!, qui ne lui permet pas d'oublier son Canal un seul instant, qui apparaît au réveil et finit au moment où il s'endort.

Les mictions sont assez fréquentes le jour ; la nuit le malade se lève une ou deux fois pour uriner. LA miction est accompagnée d’une sensation de cuisson.

Le canal est libre, souple, non douloureux à la pression.

La prostate est peu volumineuse, souple, régulière, bien limitée, hoh doülohteuse à la pression ; vésicules normales. La goutte exatinéé contient quelqués cellulés épithéliales, d'assez nombreux léucocytes, des coques multiples en amas et eh chatnéttes. pas de gonocoque.

Pär la palpatiot bidigitäle du périnée je constaté l4 présence d’üne cowpérite double plus mârquée à gaüche.

Pas de douleur médiane au niveau du bulbe. La pression à ce niveau ne done d'ailleurs aucun filäment dans le jet d'urine

qui suit l’exameñ.

Soiree

Traitement. — Massage des glandes de Cowper tous les deux jours à vessie pleine. Pas de lavages de l’urèthre. Dix massages sont d’abord pratiqués. Le malade constate déjà de l’amélioration : les filaments ont à peu près disparu. Il persiste de la sensation de cuisson avec irradiation du côté de l'urèthre antérieur, phénomènes dont l'accentuation est plus marquée à la suite du coït. Après une dizaine de jours de repos, une nouvelle série de massages est pratiquée de la même manière.

Au milieu de mars, les sensations anormales sont assez sensi blement modifiées ; l'amélioration est manifeste. Il persiste seulement un suintement muqueux, sans microbe, incolore ou très légèrement coloré ie matin. Le volume des glandes de Cowperest diminué notablement ; à droite on ne sent plus rien d’anormal : à gauche on sent encore la glande augmentée de volume, mais réduite de moitié environ par rapport à ce qu’elle était précédemment.

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