‹ Contribution à l'étude des crises de tétanie Crises de tétanie dans la dilatation stomacaleChapitre 23 sur 32 · UE · texte numérisé non relu

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mant pas, je lavai l'estomac. Au milieu de l'opération cette malade tomba par terre, roula sur elle-même, eut de violentes convulsions.

Après quelques jours le vertige commence à céder, mais le

lavage ne fut pas recommencé.

OBsERVATION XI

Dilatation de l'estomac. — Crises tétaniformes. — Mort. — Gerhardt. Bertiner Klin. Wochens., 1888.

Homme soigné à l’hôpital pour dilatation stomacale, et qui sort très amélioré. Mais au bout de quelque temps se montrent des vomissements fréquents, et le malade maigrit. Dans l’espace de 4 semaines cet état s'aggrave et le malade est apporté à l'hôpital en état de tétanie : contracture des membres supérieurs en flexion et des inférieurs en extension sans participation des muscles de la face. Symptôme de Trousseau. L’excitabilité des muscles au courant galvanique est augmentée.

Par la percussion de l'estomac avec le doigt se montrèrent chez le malade des convulsions du visage, de l’opisthotomos et de la gêne de la respiration.

La mort arriva peu de temps après.

OBsERvVATION XII

Tétanie soudaine. Mort.

Renvers. Bertiner Klin. Wochens, 1888.

Dans la discussion qui suivit la présentation du cas de Gerhardt, Renvers parla d’un cas de tétanie quise montra subi-

Ty.

tement chez un homme jusqu'alors sain. La mort survint à la suite d’accès intenses.

A l’'autopsie. — Rétrécissement du pylore et ulcère du duo-

dénum : hypertrophie de la muqueuse de l'estomac.

OgservarTion XIII

Dilatation de l’estomac. — Crise de tétanie. — Mort. Marten. Lancet, janvier 1887.

Homme de 48 ans. Souffre depuis 7 ans de douleurs au niveau de la région stomacale accompagnées de pesanteur et flatulence; il a eu des vomissements très abondants de liquide spumeux.

Son estomac est très dilaté.

Après une tentative de lavages de l’éstomac (environ deux heures) il est pris d’une crise de tétanisme généralisé qui dure quatre heures. La mort termine cet accès ; pendant tout ce temps le malade a conservé l& conscience ; il est couvert de sueurs abondantes et la température monte de 103°,4 à 107°,2 F.

A l'autopsie. — L'estomac est dilaté et il y a une cicatrice d’ulcère au pylore.

OBsERvATION XIV

Dilatation de l'estomac. — Tétanie. — Mort dans le coma. Müller. Charilé Annalen, 1888, p. 273.

H..., ouvrière, 44 ans, a commencé à avoir des hématé- LL 7 mèses et à souffrir de estomac en 1879.

Dans Ja nuit du 18 décembre 1885, après avoir vomi plu-

= jee

sieurs fois et à la suite d’un nouvel effort de vomissement, elle est prise de contractures douloureuses des doigts et des mains; les yeux sont convulsés; diplopie. Les mouvements de la langue et des lèvres sont difficiles et empêchent la malade de parler facilement; elle éprouve une angoisse mortelle, après 10 minutes l’accès cesse et la malade entre à la Charité le soir.

La malade est très amaigrie et son visage légèrement cyanosé exprime la souffrance. L’estomac est très dilaté, jusqu’à trois travers de doigt du pubis.

Les extrémités supérieures sont contracturées en flexion; les mouvements provoqués sont très douloureux et ressentent une vive résistance. Les jambes sont en extension; la plante des pieds est fléchie ainsi que les orteils qui sont en abduction. La musculature de ces membres présente une rigidité particulière, et l’on peut en donnant aux membres une position contraire à celle que leur a donnée la contracture, provoquer une rigidité cataleptique telle que la malade ne peut les ramener dans leur position initiale.

Le signe de Trousseau est très net.

L’excitabilité des muscles et des nerfs est augmentée.

Le 20 décembre. — L'état s'améliore et les mouvements des doigts sont plus faciles surtout à droite.

Le 25. — La malade peut se servir complètement de ses mains et elle sort le 27 avril considérablement améliorée.

Le 31 octobre suivant, après des vomissements abondants, les mouvements redeviennent gênés et douloureux ; elle entre à l’hôpital le 2 novembre.

Les deux bras sont en abduclion; le delloïde et le grand pectoral sont contracturés, la pression des muscles est douloureuse.

Les extrémités inférieures sont moins atleintes.

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La malade parle très difficilement par suite de la contracture des muscles de la langue, des lèvres et des masséters. Les pupilles sont égales et réagissent très peu à la lumière. Le signe de Trousseau n'existe pas. ù

Le 3 novembre, — Le signe de Trousseau est très net des deux côtés, et le signe du facial est très prononcé. Secousses fibrillaires aux membres supérieurs et rigidité intense des membres inférieurs, en plus des signes de la veille.

La percussion de l'estomac à l’épigastre provoque de violentes et subites douleurs ; secousses fibrillaires dans jes muscles, arrêt de la respiration, fixité des yeux et anxiété du visage. Le pouls est insensible. Après une minute la respiration revient, le pouls très petit réapparaît. Les yeux ont des mouvements incessants, non symétriques. Paroles incohérentes. Coma quelques moments avant la mort, convulsions cloniques et les pupilles sont dilatées au maximum.

A l’autopsie on trouve l'estomac très dilaté et tordu sur

son axe.

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