CHARS
Le malade cherche à se soulager par la morphine ét dans beaucoup de cas aggrave ainsi son état. Sa santé générale s’altère et il finit par mourir de cachexie ou d’une maladie surajoutée.
Dans quelques cas, les crises, au lieu de devenir plus fortes, s’atténuent, s’espacentetfinissent par disparaître. On a affaire alors à un tabes bénin qui a été enrayé ou
qui s’est arrêté de lui-même.
Dans d’autres cas, les crises gastriques, même après avoir revêtu une grande intensité, s’espacent et s’arrètent sans que pour cela le tabes soit enrayé.
Certains auteurs ont signalé la disparition des crises avec l'apparition des troubles moteurs.
Enfin les crises peuvent persister, mais leur intensité et leur nombre n'étant pas excessils, elles n'incommodent pas trop le malade, et lui permettent malgré tout de continuer une vie assez active, qu'il est séulement obligé d'interrompre au moment des accès.
Formes cliniques. — Les formes cliniques des crises gastriques sont très nombreuses, cette affection ayant une symptomatologie excessivement variable. Nous n'envisagerons ici que les formes les plus importantes, laissant de côté les symptômes rares qui ne constituent pas des formes cliniques, mais des incidents au cours de crises gastriques. Ces crises gastriques accessoirement anormales, rentrent par ailleurs dans les formes communément décrites.
A. ON PEUT ENVISAGER D'ABORD GERTAINES FORMES CLI- NIQUES, SUIVANT LA DURÉE ET L'INTENSITÉ DE LA CRISE.
1° D'après la durée :
a) Elles peuvent être brèves, durant une heure, une demi-heure même.
b) Prolongées durant plusieurs jours, quelquefois un mois et plus, avec ou sans trêve. — Cas de Buzzard, neuf mois.
2° D’après l'intensité:
a) Formes abortives ou ébauchées. — Le malade souffre peu, les vomissements sont rares, et son état ne l'empêche pas de vaquer à ses occupations ordinaires.
b) Sévères. — Dansce cas la douleur est extrêmement vive, les vomissements sont très abondants, l’état général du malade est rapidement atteint. Il peut y avoir des phénomènes syncopaux et l’on a vu le malade tomber dans le coma.
En général, l'intensité et la durée se combinent : Les formes légères sont de courte durée, tandis que les formes sévères sont en général longues et prolongées.