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porté ce dernier cas d'une facon très détaillée. Le malade a eu d'abord une véritable crise typique. Il fait à la suite une crise diarrhéique, ses extrémités sont froides, le pouls est faible et intermittent. Cet état d’algi-
dité a commencé le matin, vers lé soir il s'aggrave. A
11 heures, le malade tombe dans le coma, à minuit 1/2, il était mort.
Somme toute, on connaît actuellement six cas. Trois sont morts de collapsus cardiaque, un de diarrhée profuse et deux d’hémorragie. Il est probable que quelques autres cas ont dù se présenter, mais ils n’ont pas été signalés. Tout ce que l’on peut dire cependant, c'est que la mort au cours de la crise est une éventualité rare.
Évolution. — Le malade n’a jamais une seule crise, mais il peut rester très longtemps sans récidiver. Cette période de calme va rarement au delà de six mois. On a cité pourtant des cas où la récidive a eu lieu un an après le premier accès. On a même noté des intervalles de trois et cinq ans (Rafinesque, Obs. I et XV). En général, les crises se succèdent tous les deux ou trois mois. Dans les cas graves, elles reviennent au bout de
quelques semaines, quelquefois au bout de quelques
jours.
Le plus souvent, à mesure que la maladie progresse, les crises se succèdent de plus en plus rapprochées et les périodes de repos deviennent de moins en moins longues. Elles arrivent à n’être pour ainsi dire pas séparées par un intervalle libre, constituant ce que l’on
appelle l’état de mal gastrique.