‹ Contribution à l'Étude des Crises Gastriques du TabesChapitre 7 sur 54 · PÉRIODE D'ÉTAT · texte numérisé non relu

PÉRIODE D'ÉTAT

Deux gros symptômes dans la crise gastrique s’imposent à l'attention du clinicien : la douleur et le vomissement. La crise débute quelquefois par des vomissements, mais c'est un fait plutôt rare. On peut

dire que presque toujours le début se fait par la douleur.

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) he . + 2 NX | G est du reste l'avis de Foerster qui insiste énormément sur ce point.

Douleur. — La douleur s’installe d'emblée dans toute sa plénitude, ou augmente d'intensité peu à peu pour atteindre son paroxysme. C’est une douleur en général extrêmement vive, lancinante, atroce, donnant au malade l'impression d’une déchirure interne, d'un écartèlement de son abdomen. Il compare ses souffrances à des morsures, à des brülures ; son estomac lui donne l'impression d’une plaie à vif, labourée continuellement par un instrument. Livide, angoissé, couvert de sueurs, le malade essaie par toutes sortes de positions de se soustraire aux souffrances qu'il éprouve, sans y parvenir. Dans certains cas, les patients compriment leur abdomen cherchant ainsi à calmer un peu leurs douleurs, mais ils ont le plus souvent de l’hyperesthésie épigastrique et ils songent plutôt à éviter le moindre contact. Ils rejettent leurs draps qui, par leur seul HAemens leur fait pousser des cris de douleur.

Parfois les douleurs sont moins violentes, plus sourdes, le malade se plaint seulement d’une sensation de chaleur ou de poids à l’épigastre, de ballonnement ou de pesanteur abdominale.

Ordinairement, la douleur siège à la région épigastrique, mais elle peut irradier vers le dos, les épaules, les omoplâtes, la région lombaire. Très souvent cesirradiations suivent les côtes donnant au malade la sensation d’avoir le thorax comprimé dans un étau. Chez les

dyspeptiques et les morphinomanes, J.-Ch. Roux a

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