‹ Contribution à l'Étude des Culicidés de MarrakechChapitre 10 sur 42 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

A. — Les moustiques du Maroc.

L'étude des moustiques marocains est à peine ébauchée. Charrier, d’Anfreville et Vialatte y sont signalé : Culex pipiens Linné 1758; Culex fatigans Wiedemann 1828; Culex annulatus var. marocanus; Culex laticinctus Edwards 1913; Culex hortensis Ficalbi 1889; Culex apicalis Adams; Theobaldia morsitans Théobald; Theobaldia longeareolata (Macquart 1838); Stegomyia fasciatia (Fabricius 1805); Anopheles maculipennis Meigen 1804; Anopheles sinensis Wiedeman 1828; Anopheles bifurcatus var. algériensis; Anopheles hispaniola Theobald 1903; Pyretophorus myzomyifacies, Theobald 1907.

Tous, sauf St. fasciata, jamais signalés à Marrakech.

B. — Les moustiques de Marrakech.

J'y ai capturé, pendant les mois d'août, septembre et début d'octobre, les espèces suivantes, que j'ai moi-même déterminées :

Culex fatigans Wiedemann 1828;

Stegomyia fasciata (Fabricius 1805);

Anopheles funestus Giles 1900 Var. umbrosa Marrakech:

Pyretophorus myzomyilacies Theobald 1907;

Anopheles maculipennis Meigen 1804.

Guibert

oo

Toutes, sauf Stegomyia fasciata, signalées pour la première fois à Marrakech et l’une, Anopheles funestus var., signalée pour la première fois au Maroc.

Vialatte a indiqué la présence de Anopheles hispaniola sous le nom de Pyretophorus myzomyifacies. Or, les descriptions de ces deux anophèles ne sont pas les mêmes dans la monographie des Culicidés du monde, de Théobald. Je ne sais s’il a admis l’égalité des appellations, comme le veulent les ouvrages nouveaux, où s'il n'a trouvé qu'Anopheles hispaniola comme semble l'écrire Charrier.

Pour éviter les confusions, je conserverai à cet anophèle son ancienne dénomination : en effet, c’est bien Pyretophoras myzomyifacies que j'ai eu sous les yeux et non A. hispaniola Theobald.

Voici les résultats concernant les observations que j'ai faites sur ces moustiques. J’ai étudié St. fasciata d’une facon beaucoup plus approfondie que les autres Culicidés, ceci pour la raison bien simple qu'il était à Marrakech le plus abondant des Nématocères piqueurs.

Je me suis surtout servi, dans ces descriptions, des ouvrages suivants :

Theobald, Monograph of the Culicidae of the World.

Blanchard, Les Moustiques.

Borel, Les moustiques de la Cochinchine et du Sud- Annam.

Seguy, Les moustiques de France. Les moustiques de l'Afrique mineure, de l'Egypte et de la Syrie.

CULICINES

Les culicinés déjà signalés au Maroc dans les autres villes sont les suivants : culex pipiens, culex fatigans, culex annulatus var. marocanus, culex, laticinctus, culex hortensis, culex apicalis, Theobaldia morsitans, Thoebaldia longeareolata. — À Marrakech, je n'ai trouvé qu’une seule espèce :

Culex fatigans Wiedemann 1828.

MALE

TèrE. — Vertex et nuque : écailles en vis, brun ocracé, hérissées, et écailles en serpette blanchâtres, dont une rangée étroite forme bordure autour des yeux.

Côtés: bruns avec des écailles blanc crème en bêche.

Yeux : verts, bordés de soies brunes et noires.

Antennes : brunes, cerclées de clair.

Tore large, ocre clair; plumeuses, sauf aux deux derniers articles; verticilles roux.

Palpes : ocre foncé dépassant la trompe de plus de la longueur du dernier article.

Ils sont couverts d’écailles brunes; cependant, sur le long article, plus près de la base que de l’apex, on note un cercle pâle étroit, bien défini. Vers l’apex du même article débute l'insertion sur la face inférieure de soies brunes de longueur

modérée, qui se poursuivent sur la face inférieure des deux

articles suivants. Sur la face inférieure de ces deux articles,

on note des écailles blanchâtres, assez abondantes à la base et

se continuant en une ligne fort indistincte; au long article,

face inférieure, entre le cercle pâle décrit et l’apex, une aire

très mal définie offre insertion à des écailles de même teinte. Le dernier article se termine en pointe.

Fic. 1. — Tête de Culex fatigans mâle (Microphotographie). (G. 19).

Trompe : brune, plus claire au niveau des labelles et au niveau d’une aire médiane peu distincte. Renflée vers l’extrémité, puis acuminée à la pointe.

Ecaillure brun pourpre foncé. :

Taorax. — Orné de deux lignes sombres submédianes sur les parties dénudées.

Dorsalement : Ecailles en faucille brunes, fauves, et trois rangées de soies noires.

Latéralement : Ecailles plates blanchâtres, formant taches,

ON dont une étroite à la partie inférieure des lobes prothoraciques.

Sculellum : trilobé, à écaillure dorée ou crème, bordé de soies brunes en nombre variable.

Metanotum : brun châtain clair.

Pleurale : claires avec quelques petites taches d’écailles pâles.

AILES. — Débordant l’abdomen.

Ecailles brunes, larges, mais asymétriques sur 1 N. On note ailleurs des écailles moins grandes que les précédentes et d’autres longues, étroites, à quatre nervures.

Les bifurcations de 2 NL et de 4 NL sont sensiblement sur la même ligne perpendiculaire à la costa. La longueur de la fourchette antérieure est comprise entre une fois et demie et deux fois et demie la longueur de son tronc. Le tronc de la fourchette postérieure est environ aussi long que la cellule.

La N. Tr. postérieure est plus rapprochée de la base de l'aile que la N. Tr. moyenne d'environ deux fois les dimensions de cette dernière.

BaLAnciERs. — La tige est de teinte légèrement plus foncée que le bouton.

Parres. — Brunes, plus foncées que chez la femelle.

Hanches : ocre foncé. Ecailles brunes sur toute la surface des tarses, sur la face antéro-externe des fémurs et des tibias; la face interne est de teinte plus claire, surtout au fémur postérieur.

Tache claire au niveau des genoux et des articulations tibiotarstennes, difficilement visible sauf aux genoux postérieurs.

Des soïes brun clair sur les tibias; ceux de la troisième paire un peu plus longs que le premier tarsien.

Les griffes des pattes antérieures et moyennes sont inégales, brun foncé ou noires; à la patte antérieure, toutes deux sont dentées : la plus grande possède une dent mousse vers son milieu, la plus petite une dent acérée vers la base.

Aux pattes moyennes, les griffes sont semblables, mais ia grande dent est un peu plus incurvée.

Les griffes postérieures sont petites, égales, modérément

incurvées.

La formule unguéale est donc :

ABDOMEN. Etroit, brun foncé.

Ecailles : en bêche, brunes et blanc grisâtre, ces dernières formant sur les tergites une raïe basale tenant le quart ou le tiers du segment, et qui, sur les derniers segments, s’étend un peu latéralement sur la partie brune du tergite; sur l’insecte nouvellement éclos, on peut noter deux taches punctiformes claires.

Les sternites sont pâles et présentent en leur partie médiane une ligne mal définie, à direction antéro-postérieure, d’écailles brunes. Les segments sont bordés de nombreuses soies brun doré.

Appareil génital. — Pièce latérale : clasper modérément élargi à sa partie médiane.

Lobe sous-apical : deux soies fortes, pointues, une plus minces; toutes trois longues.

D'autres plus courtes, dont une forte sur le 2° Iobule. La foliole est modérément large et épandue.

Phallosome : corne ventrale très développée et s’épandant en dehors; processus médian large ec pointu à l’apex; processus externe mince et allongé; processus latéral arrondi.

Segment anal. — Le bras de la plaque ventro-latérale est petit et parfois diffic'lement visible.

TAILLE. — 4 à 5 mm. 5.

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