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ciata consutue au moins la moitié de la faune à Tanger, sa proportion relative augmente nettement en automne, lorsque la température commence à s’abaisser. On peut dire qu'avec une température moyenne de 16 degrés avec maximum de 20 à 21 degrés, minima de 13 degrés, ce sont presque uniquement des St. qui persistent et qui, assez nombreux encore, représentent 95 p. 100 des moustiques que l’on peut rencontrer (Charrier).
Marchoux et Simond ont montré qu'il recherche dans Îles habitations les endroits les plus chauds pour y passer la nuit : chambre à coucher et cuisine, ainsi que j'ai pu l’observer moi-même à Marrakech. Ces lieux ne contribuent pas peu à le soustraire aux variations trop brusqes de la température.
À Tanger, Charrier a noté sa rareté en hiver. Lorsque la température moyenne journalière se fixe au voisinage de 11 à 12° C., avec minima nocturne fréquemment inférieure à 10°, les Stegomyia disparaissent. Ils y sont au contraire le plus abondants, pour une température minima nocturne de 19 degrés, chiffre inférieur à celui donné par Marchoux, Salimbeni et Simond.
Ces moustiques semblent résister, au Maroc occidental, sur la côte, à une température plus basse que celle indiquée par Marchoux, il est évident a priori que les valeurs données par ces auteurs comme les plus favorables ou nécessaires à l’accomplissement des actes vitaux doivent être abaissées dans le cas qui nous ocupe (Charrier).
Je n'ai pu faire les mêmes constatations à Marrakech, n'y ayant passé que trop peu de temps. À 39° C., il meurt; aussi ne le trouve-t-on que dans les endroits frais des maisons.
Ainsi la température et les conditions extérieures ont une grosse influence sur la durée de la vie de cet insecte. Un des correspondants de Théobald l’a conservé 40 jours en captivité; Connor admet 80 jours en soutenant toutefois que la femelle vit plus longtemps que le mâle. Je l’ai conservé moi-même 90 jours cette année, pendant l'été, en captivité
il est vrai. Les expériences de Blanc et Caminopétros sur la transmission de la dengue montrent que, dans de bonnes conditions, il peut vivre 200 jours, on verra l’importance de ces chiffres : ils expliquent la transmission d’une épidémie d’une année à l’autre.
Il est, à mon avis, regrettable que tous les auteurs ne signalent pas l’époque de l’année pendant laquelle ces expériences ont été faites et ne notent pas les températures correspondantes.
2° On note, suivant les pays, de notables différences dans les individus, principalement en regard de la couleur et de la taille, et spécialement dans la couleur du thorax.
Pour Legendre, l’absence de fièvre jaune de certains pays (Indochine, Madagascar) ne tiendrait pas à une immunité propre aux habitants, mais à une différence de races de Stegomyia, la race qui vit dans ces pays n’étant pas la race vectrice. Elle diffère de cette dernière par les larves fines et blanches à imago svelte et élégant. La race vectrice que l’auteur a étudié à Ouagadougou en Haute-Volta est une race plus grande, à corps trapu et rustique, à larves épaisses et brunes. Aussi admet-il l'existence de deux races de Stegomyia fasciata : une grande race africano-américaine, race des pays à fièvre jaune capable de transmettre aussi la dengue, et une seconde race plus petite, océanoindienne, qui serait l’agent exclusif de la transmission de la dengue et inapte à transmettre la fièvre jaune.
Plus tard, il revint sur ce qu'il avait écrit et préconisa la destruction de tous les stegomyia.
À Marrakech, on trouve à la même époque des stegomyia de tailles très différentes; elle dépend uniquement de la nourriture des larves et des conditions de température.
Je ne crois pas qu'il y ait lieu d'admettre, à Marrakech tout au moins, la présence de deux races de stegomyia.
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$ 3. — Rapports du Stegomyia avec l'homme.
1° Piqüre. — L’imago est un des insectes les plus harcelants et ennuyants des pays tropicaux et subtropicaux; attaquant l’homme de préférence aux animaux, et, parmi les hommes, le blanc; il a même l’air de faire un choix et de ne s’attaquer qu'aux individus jeunes et de meilleure santé (Connor) et aux nouveaux arrivés, Comme j'ai pu le constater souvent. Son ardeur à piquer est obstinée, son attaque silencieuse, sa piqûre est très irritante ; toutefois il semble qu'on acquiert assez rapidement une immunité locale qui empêche non pas de sentir la piqûre, comme le dit Gordon, mais qui supprime la réaction cutanée.
Mon père, une négresse, domestique à notre service, et moi-même, sentions bien les piqüres de ces moustiques mais ne présentions pas de réaction locale; de plus la douleur ne durait pas.
Il est essentiellement agressif entre 1 heure et 3 heures de l’après-midi (Gray-Théobald), aussi est-il impossible de faire la sieste sans se protéger par une moustiquaire.
Les auteurs ne sont pas d'accord sur l’horaire de ses piqûres : les uns (Low Cooling et comme j'ai pu l’observer aussi) admettent qu'il a l'habitude de piquer la partie dorsale des pieds et les chevilles, le matin, quand on est en train de faire sa toilette et principalement de se raser, d’autres (Blanchard) soutiennent qu'il reste au repos dans la matinée : cela n’est vrai, en réalité, qu'à certaines époques de l’année quand la température est basse. En effet, au début d'octobre 1928 et à la fin en 1930, les moustiques ne me piquaient plus le matin quand je faisais ma toilette : la température était alors de 16°. Ils redevenaient agressifs dans la fin de la matinée et de l'après-midi, la température ayant remonté.
Cooling et Blanchard admettent que c’est un moustique aussi bien diurne que nocturne ; c’est vrai uniquement
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quand la température minima moyenne du lieu dépasse 23 degrés.
Enfin, il faudrait tenir compte du premier repas sanguin après l’éclosion, celui-ci s’effectuant à n'importe quelle heure.
Les élevages pratiqués au laboratoire montrent que St. fasciata ne pique pas volontiers le jour de son éclosion, mais seulement après s'être alimenté avec une solution de sucre. Il pique alors facilement à toutes les heures de la journée (Siler, Hall et Hitchens, Transmission de la dengue par les moustiques).
Pour Connor, Marchoux, Salimbeni et Simond, 26-35 degrés semblent être, quant à la succion du sang, la température la plus favorable; entre 19 et 25 degrés, les Stegomyia mettent moins d'empressement à piquer, et, au-dessous de 18 degrés ils semblent s’y refuser. Nous ne croyons pas que dans la nature, écrivent-ils, Stegomyia fasciata, livré à luimême, dans une atmosphère de 17 degrés et au-dessous, cherche à piquer.
À Tanger, le climat différent semble avoir une influence encore plus grande sur ces insectes. À 18 degrés, il pique encore avec avidité; entre 14 et 16 degrés, même pariois à 14 Charrier s’est fait piquer par une jeune femelle.
Certains auteurs ne sont pas d'accord sur le point de savoir si le mâle et la femelle piquent. En fait, les mâles fréquentent les habitations; on les rencontre beaucoup plus souvent que les mâles de Culex. Pour Charrier, il est vraisemblable qu'ils trouvent dans les débris organiques, les détritus alimentaires, les éléments de leur nourriture.
Moi-même, dans mes captures du déjeuner, autour de la table, trouvais plus de mâles que de femelles.
2° Gîtes de l’insecte adulte. —- C’est le plus domestique des moustiques, tellement que j'ai pu dire en général : si les Anophèles sont des moustiques sauvages, les Culex des domestiques, les St. F., eux, sont des parasites cutanés de l’homme, à Marrakech ils ne me laissaient pas une minute de répit.
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Son existence (comme celle de Culex fatigans) dans une maison est un indice de la présence de leurs larves soit dans la maison elle-même, soit dans son voisinage immédiat.
On le trouve au rez-de-chaussée dans les endroits chauds, principalement les cuisines; dans les lieux sombres (caves à Dakar, où on l’a détruit par la sulfuration de quartiers entiers); dans les water-closets des maisons indigènes, sous le manteau mal joint de la cheminée de ma chambre. Les murs et les vêtements sombres, surtout les habits noirs et bleu foncé, comme j'ai pu l’observer sur mon costume de marin, les attirent spécialement. On peut en détruire beaucoup par ce procédé en plaçant dans les coins sombres des papiers noirs enduits de glue.
3° Vol. — On dit qu'il pouvait voler loin. Baqué et Kieffer ont noté sa présence à 500 kilomètres de la côte méditerranéenne, en plein Sahara. Il est vrai qu'ils admettent que ce sont les moyens de transport qui ont porté cet insecte jusque-là, et non la puissance de son vol. En général, il vole peu et vole bas. On ne le rencontre pas dans les hauteurs l’exemple de la ville de Gatum est bien là pour le prouver, — dans les maisons un peu hautes, rares à Marrakech; dans la ville indigène, on ne le trouve pas passé le deuxième étage, surtout si les appartements sont ventilés. Au Brésil, ses larves, preuves de sa présence, ne sont pas rencontrées dans les réservoirs de terrasses (Connor).
D’Anireville soutenait en 1915 qu’au Maroc, il avait peu de chance, à moins d’un léger vent favorable, de voler des bateaux mouillés à 1 mille en mer jusqu’à la terre; mais plus tard, avec le déchargement des navires à quai, il y avait lieu de craindre l'apport d’un de ces moustiques infectés en À. 0. F. Cela ne s’est cependant pas produit pendant l’épidémie de 1926.
$ 4. — Accouplement des Stegomyia.
J'ai fréquemment vu des couples de Stégomyia; je peux dire qu'au déjeuner, notre nuque et nos pieds, les seules parlies découvertes de notre corps qui ne remuaient pas trop, étaient entourés par ces petits insectes voletant sans bruit. Alors que es mouches s'accoupiaient avec frénésie, je n'ai jamais pu observer en liberté l’accouplement des Stégomyia; il est vrai que les mouches tombent sur le sol pendant cet acte, tandis que les moustiques, au contraire, continuent leur vol.
Deux fois seulement Marchoux et Simond ont eu l’occasion de l’observer.
Il a lieu presque toujours dans la nuit et à l'obscurité, d’où la rareté des observations de ce genre.
Le mâle saisit la femelle au vol, se place contre elle ventre à ventre, se maintient dans cette position au moyen de ses pattes accrochées au thorax de sa compagne et en fixant ses crochets au voisinage de la vulve; le contact a duré dans un cas une minute, dans un autre une demi-minute. Pendant cette durée, les deux individus continuaient à voler.
Charrier a constaté à Tanger l’accouplement des Stégomyia le soir à la lumière ainsi que le matin entre 8 et 9 heures. L’obscurité ne semble pas aussi nécessaire qu’on pourrait le croire.
Les phases initiales sont celles indiquées plus haut; toulefois, il n’est pas rare de voir le mâle, après avoir fixé ses crochets, exécuter une torsion de l’abdomen et apparaître dans ce cas comme placé sur la face dorsale de la femelle.
Pour Charrier, l’accouplement, très long, ne lui à pas permis d'assister à la fin.
Pour Marchoux, Salimbeni et Simond da température la plus favorable à l’accouplement est de 25 à 30 degrés, fréquent encore entre 20 et 25 degrés, rare au-dessous de 20 degrés.
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A Tanger on les note fréquents entre 17 et 18 degrés et même parfois à 15 degrés.
Par contre, en captivité, invariablement le mâle se précipite sous la femelle, en général lorsque celle-ci est posée sur une paroi verticale, et l’accouplement se fait ventre à ventre.
La femelle s'envole, emportant le mâle, qui complète la fécondation dans l'air, puis le couple se sépare au bout d’une minute environ.
J'ai vu un mâle d’autant plus acharné à sauver sa race, croyant sa fin prochaine, qu'il était plus petit et qu'il se jetait successivement sur trois femelles, d’une taille vénérable.
Gray écrivait, du reste, frappé de ce fait : « Dans ma cage, où j'avais 50 à 60 moustiques, les mâles allaient tout le jour, voltigeant d’une femelle à l’autre, apparemment jamais fatigués. »
Pour Connor, la fécondation se produit pendant le vol, à la température de 20 à 25° C.
La femelle a besoin, pour pondre, de se nourrir de sang en piquant.
Quand cet insecte a pu s’introduire dans une maison, il s’y installe et ne la quitte plus que pour aller pondre (White).
Un à sept Jours après la piqûre (trois jours en moyenne), elle dépose ses œufs, mais pas tous à la fois (Connor).
70 p. 100 des femelles meurent après la ponte. ,
$ 5. — Ponte, œuis.
En observant les gîtes de ponte, Gray écrit : « Il n’y a pas d'œufs, ni de la veille, ni de ce matin à 6 heures, 9 heures, midi, mais seulement à 3 h. 45.
» Je trouve alors 25 œufs flottant séparément sur la surface de l’eau. Ils ont été déposés entre midi et l'heure de l’examen.
» Ayant capturé à Marrakech une femelle dont l'abdomen volumineux me faisait pressentir qu'il était bourré d'œufs, je l'ai plarée dans ma cage d'élevage. Dans l'après-midi
l'aperçus flottant à la surface de l’eau et collés sur les bords du verre 22 œuis beaucoup plus sombres que ceux de Culex latigans, disposés sans ordre apparent, quoique parfois accolés 2 à 2 suivant la longueur. Plus que les œufs des autres moustiques, ils tendent à gagner, comme tous les corps flottants les bords du récipient. »
La femelle met un à sept jours pour déposer tous ses œufs, si la température ou la mort ne vient pas contrarier cet acte. Le nombre des œufs ainsi pondus est de 35 à 150.
La femelle entre ses pontes successives n’a pas besoin de fécondation nouvelle, toutefois un repas sanguin lui est nécessaire entre chaque ponte.
C'est d’ailleurs ce que j’observais sur la femelle que j'avais ‘apturée la veille. Ne lui ayant pas donné de nourriture elle ne me donna qu'une ponte.
Les œufs offrent une grande résistance à la sécheresse. Ils peuvent vivre en dehors de l’eau deux ou trois mois environ (Bancroîft, Connor).
La femelle, en effet, dépose souvent ses œuls à la surface d'une mare désséchée ou près d’une surface d’eau, parfois sur cette surface elle-même; alors l’éclosion a lieu trois jours après la pante, environ, si la température est favorable. À la saison des pluies, le niveau de l’eau s'élève et les œufs, disposés sur Le bord, flottent (Connor).
L'arrivée de la pluie, en activant ces dépôts d’œuîfs de plusieurs mois, peut amener l’éclosion simultanée de milliards de moustiques, si la température et l'humidité sont propices; on peut voir alors un vol migrateur couvrant 30 ou 40 milles à l’intérieur des terres (Griffits : Symposium sur le paludisme).
Il est intéressant de rappeler la découverte de cette propriété par Théobald :
« Je ne pouvais pas penser, écrit-il, que Steg. fase. pouvait vivre et s'élever en Angleterre, et à plus forte raison, les œufs envoyés de Cuba. Ils furent reçus avec une joie d’autant plus grande qu'en elfet, par négligence, ces œufs, après
un voyage à sec dans un tube à essais, furent sortis seulement deux mois après et mis dans un peu d’eau tiède dans ma serre, et là, à ma très grande surprise, en moins de vingtquatre heures ils donnèrent naissance à des larves.
«La plus grande partie vécut une dizaine de jours, puis mourut, mais 6 autres subirent leur métamorphose en nymphe, à la fin de la troisième semaine. De celles-ci, l’une donna naissance à une femelle parfaitement bien conformée, d’apparence tout à fait normale; les autres, des mâles. »
Les femelles pondent, de préférence, dans les eaux souillées de matières organiques et de microbes, moins peut-être que pour Culex fatigans. L’éclosion des œufs est facilitée par la présence de ces microbes ou germes microscopiques (Bunau-Varilla) .
Les larves alors s’accroissent mieux. C’est ce que je remarquai en leur donnant, comme nourriture, des mouches que j'attrapais et que je posais à la surface. Avec voracité, les larves se précipitaient sur celte proie et avaient tôt fait de la faire disparaître. La mouche agissait sur elles, non pas seulement comme aliment mais par les microbes qu'elle transporte avec elle. Komp, de son côté, a montré comment on peut élever des quantités de larves dans une tasse de porcelaine, à condition de leur fournir une ample nourriture sous la forme d’écume d'algues, d’infusoires et de protozoaires.
Siller, Hall et Hitchens proposent pour l'élevage des larves aussi bien de Stégomyia que de Culex de l’eau additionnée de tranches de bananes mûres; ce milieu serait supé:rieur au sérum normal de cheval.
J'ai eu à Marrakech l'impression que les larves de Stegomyia surtout puis de Culex étaient surtout carnivores, alors que les larves d’Anophèles étaient herbivores.
$ 6. — Larves.
De dimensions moyennes, de teinte généralement blanc grisâtre, quand elle est jeune, foncée quand elle est adulte,
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la larve de Stegomyia fasciata est, de toutes les larves de moustiques, la plus spécialement adaptée à des gîtes artificiels. Elle vit dans l’eau des barils, cuves, puits dont la surveillance est difficile à éxercer, tonneaux, fontaines et autres collections analogues, autour des maisons d'habitation; les récipients d’eau potable, jarres, gargoulettes, les débris de poterie ou de métal qui recueilient les eaux de pluie, Îles conduites d’eau ouvertes, représentent des types de ces gîles.
R. M. Gordon a établi que c’est dans ces seuls endroits que la larve de Stegomyia peut échapper à ses ennemis naturels : poissons, tétards et tortues d’eau douce, comme J'ai pu m'en rendre compte moi-même. C'est la première fois que dans un but de prophylaxie culicifuge la tortue est citée.
On a trouvé encore des larves de St. fasciata dans les trous de crabes au Sénégal (Riqueau).
Je fais remarquer qu’on ne la trouve pas dans les petits bassins, fréquents en Afrique du Nord, dans la cour intérieure des maisons, quand ceux-ci sont ensoleillés.
Les larves vivent, en effet, dans les eaux protégées de la lumière, mais non toutefois dans l’obscurité complète.
Borel à montré l’action empêchante de la couleur blanche sur la ponte des moustiques dans les jarres indigènes blanchies à la chaux. Connor et Monroe ont découvert que la lessive, c’est-à-dire une eau alcaline où les larves sont privées de l’oxygène de l'air, a un rôle accélérateur sur la durée de leur cycle larvaire; remarque très importante pour la prophylaxie. Au Brésil, les périodes d'inspection furent ramenées de 10 à 7 Jours.
ILest très commun de trouver la larve de Stegomyia fasciata avec des larves de Culex dans la même eau. Je ne l’ai jamais rouvée avec des larves d’Anophèles. De plus, si on mélange, dans un cristallisoir ces deux larves, celles d’Anophèles meurent.
Au premier coup d'œil on peut la distinguer d'une larve de Culex par sa position plus verticale et son siphon court et large.
Si on regarde dans un baril où se trouvent ces deux larves on voit que celles de Culex respirent et se tiennent surtout à la surface et ne vont au fond que pendant de courts instants. Les larves de Stegomyia, au contraire, se tortillent aux environs du fond, avec des mouvements vermiformes; elles restent ainsi longtemps, ne remontant que lentement à la surface pour respirer, puis retournent bien vite au fond.
Si on veut capturer les larves, il faut racler la surface de l'eau avec un filet à papillon, si on veut des Culex, profondément, si on veut des Stegomyia.
La larve subit plusieurs mues avant de se transformer en nymphe. À ce moment elle atteint une taille de 7 à & mullimètres. Elle est assez résistante. M. le Professeur Mandoul, revenant de Rio-de-Janeiro, a pu en faire éelore à bord du bateau, des adultes.
Woskressenski et Breun ont montré que l’asséchement des rizières, comme moyen prophylactique dans la lutte contre les moustiques, doit durer quatre Jours si on veut détruire les larves de Stegomyia fasciata, si la température moyenne des vingt-quatre heures et de 23 à 26 degrés, et que l’humidité relative soit de 52 p. 100.
Le stade de nymphe dure trois jours environ. La durée totale du cycle larvaire de dix à dix-huit jours.
$ 7. — Rôle dans la transmission des maladies au Maroc.
I n'a transmis dans ce pays que quelques cas de Dengue à Marrakech, à la fin de 1927, et d’autres, à Mogador, en été
On ne connaît pas de cas de fièvre jaune transmise par cet insecte à Marrakech.