AVANT-PROPOS
Il m'est infiniment doux, au début de ces pages, de dire à tous ceux qui m'ont formé ou qui m'ont donné les moyens d’arriver à ce résultat, l'émotion que j'éprouve.
Sorti d’une école préparatoire de médecine navale, je dois à mes maîtres, MM. les Médecins de la marine : Dalger, Pervès, Baixe et Gouriou, ainsi qu'à ceux de cette Faculté et des Hôpitaux, l'hommage de ce premier travail.
Mais surtout, je n'oublie pas M. Jean Vallory, Professeur de physique et de chimie au lycée de Casablanca. Il sait l'influence prodigieuse qu il eut sur ma formation aussi bien morale que scientifique. Aucun mot actuellement ne peut exprimer ce que je ressens en songeant à lui; ef si j’ai pu mener à bien la partie technique de cette tâche, c’est à lui seul que je le dois. Présent dans ma pensée, il restera toujours dans mon souvenir le modèle que j’essaierai d’atteindre.
Ayant déjà recueilli au Maroc de très nombreux documents sur les moustiques et m'intéressant aussi plus particulièrement à la parasitologie, je fus amené à entrer dans ce laboratoire où M. le Professeur Mandoul m'’accueillit et voulut bien m'admettre auprès de lui en qualité de préparateur adjoint.
Là, j'ai pu continuer les travaux déjà commencés en Afrique, compléter les observations et mettre en ordre tous ces documents. L'idée m'est venue tout naturellement de présenter ce travail comme sujet de thèse inaugurale. Je suis vivement reconnaissant à M. le Professeur Mandoul pour le très grand honneur qu'il m'a fait d’en accepter la présidence, et qui a bien voulu me donner toutes facilités pour mener à bien cette tâche, après m'avoir aidé de ses conseils.
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Dans ce même laboratoire je ne saurais oublier M. le Professeur agrégé R. Sigalas qui m'avait d’ailleurs engagé à suivre la voie que j'ai prise. Je l'en remercie’ bien sincèrement et l’assure de mon profond dévouement et de ma grande reconnaissance.
Dans l’enseignement de médecine coloniale, M. le Professeur Mandoul ainsi que M. le Professeur Bonnin et M. le Professeur agrégé Aubertin ont contribué à me donner la meilleure des bases médicales sur lesquelles puisse s'appuyer un futur médecin des troupes coloniales.
Je quitte avec regret ce laboratoire et ses animateurs qui savent y faire régner, en bonne harmonie, le travail et la gaîté.
Je vais partir, retournant peut-être sur cette terre d'Afrique qui m'a vu naître et grandir, mais je pars le cœur Joyeux, me sentant bien armé par de tels maîtres, attristé cependant de me séparer d'eux.