‹ Contribution à l'Étude des Cycles Estraux Dits 'Courts' Explorations Fonctionnelles par l'HormocytogrammeChapitre 22 sur 53 · LUS · texte numérisé non relu

LUS

puis reprit sa forme initiale après cessation des médications;

— 2 cas passèrent définitivement de 23 à 25 jours.

De notre côté, nous avons tenté une thérapeutique « de freination » (?) hypophyso-ovarienne chez 4 hemmes possédant un cycle de 23 jours normo-hormonal. En cours de traitement, deux femmes passèrent du cycle de 23 jours à un de 28, mais une seule s'y maintint après arrêt du traitement. Les deux autres cas virent leur cycle passer de 23 à 25 jours mais cette légère variation disparut en même temps que l'arrêt de la médication (observations 10, 11, 12, 13, 14). Dans un 5° cas, une thérapeutique beaucoup plus intense avec adjonction de traitement anti-thyroïdien fit passer le cycle de 25 jours à un cycle anormalement long de 36 jours (observation 15).

ll semble donc que les femmes ayant régu'ièrement un cycle court aux caractéristiques précitées se sont physiologiquement adaptées à ce rythme rapide, et même si le cycle court est à la limite de l’état hyperhormonal, il est inutile de le modifier quand une seule notion de temps entre en ligne de compte.

La thérapeutique modificatrice est particulièrement longue et délicate, nécessitant de nombreux contrôles et explorations en cours de traitement, et n'apporte que rarement de maigres résultats définitifs. D'ailleurs, les femmes bien portantes et non stériles abandonnent à juste titre par lassitude une thérapeutique si astreignante et le plus souvent inutile.

B. — LE CYCLE COURT DANS LES STADES EXTREMES DE LA PERIODE D’ACTIVITE GENITALE FEMININE

Dans les périodes extrêmes de la vie génitale féminine : postpuberté et préménopause, que nous avons écartées de notre statistique générale, les cycles courts ont une fréquence nettement plus marquée.

1°) Dans la post-puberté : la maturité physiologique n'est souvent pas encore atteinte, les synergies hormono-hormonales et leurs actions sur les récepteurs ne sont pas encore ordonnées; aussi, à côté de cycle monophasique, pouvons-nous trouver de nombreux cycles courts, suivant qu’à la poussée œstrogénique réponde ou non une fonction lutéale. Ces cycles courts prenrient d’ailleurs souvent un caractère hyper-hormonal et méno-métro-

TEL ur

ragique. Secondairement, ils se stabilisent souvent pour prendre un rythme classique de 28 jours.

2°) En période préménopausique : la fréquence des cycles courts augmente à nouveau, par suite des dysharmonies endocriniennes de cette période. Il s’agit alors de cycle court non adapté secondaire, une majorité prendra le caractère spécial pathologique des états hyper-hormonaux. La plupart des ménopauses orageuses ont à leur base une série de cycles courts avec dysharmonie hypophyso-ovarienne, ménométrorragie, endométrites fonctionnelles, etc.

C. — CONCLUSIONS CONCERNANT LES CYCLES COURTS « PHYSIOLOGIQUEMENT ADAPTES »

Les cycles courts adaptés répondant aux caractéristiques que nous avons énoncées, sont compatibles du fait de leur « adaptation » avec une vie génitale pratiquement normale.

Ils sont cependant à la limite de l’état hyper-hormonal, comme il nous a été permis de le constater sur nos résultats des hormocytogrammes, complétés par les chiffres des dosages normaux, les biopsies de l’endomètre et les intra-dermo tests.

De ce fait, plus que toute autre variété de cycle menstruel, ils seront sujets à des modifications pathologiques axées sur les hyper fonctionnements endocriniens, dyssynergies ambo-hormonales, associations avec autres glandes.

L'étude des cycles courts pathologiques fera l’objet de notre prochain chapitre.

De

Page 1