À. — RACCOURCISSEMENT ANORMAL DU CYCLE
DES ETATS HYPERHORMONAUX
Dans l'étude de nos cycles courts normaux, nous avons fixé une limite de durée maximum de 23 jours. En deçà de cette date, l'adaptation physiologique est pratiquement impossible, et nous nous trouvons dans les formes pathologiues des états hyper. hormonaux.
Les sollicitations hypophysaires et les réponses ovariennes conditionnant la première phase du cycle œstral sont exagérées en temps et en intensité d'action, mais le cycle reste biphasique. Il s'agit de maturation précipitée, de follicules de de Graaf siégeant les 6° et 9° jours et suivies ou non d’ovulations normales. Elles donnent alors lieu, quand une deuxième phase normale leur fait suite, à de véritables menstruations de quinzaine d'un type plus ou moins ménométrorragique et on Îes rencontre surtout aux périodes extrêmes de la vie génitale féminine : la post-puberté et la préménopause.
Ces cycles sont souvent confondus avec les cycles monophasiques, fréquents aussi dans les mêmes périodes génitales et donnant de même, par privation, des menstruations de quinzaine. Cliniquement, un diagnostic différenciel est impossible, seule une exploration fonctionnelle et les biopsies de l’endomètre pourront nous donner le type histo-physiologique, nous montrant dans les cycles uitra-courts une évolution complète avec phase œstroprogestative (observations 16 et 17).
On peut rencontrer ces cycles sous deux types :
— Isolés : ils accompagnent alors des atteintes plus ou moins importantes de l'état général, ainsi que des déséquilibres neuro-végétatifs les plus marqués. Ce sont des découvertes d’explorations fonctionnelles et ils n'ont pas lieu d'être traités.
—— répétés : s'ils se renouvellent, soit en chaîne, soit en alternant avec d’autres cycles, ils caractérisent un état hyperhormonal et sont alors compatibles d'une thérapeuthique dite de « frénation » hypophysaire.