CYCLES COURTS ET PHENOMENES HYPERHORMONAUX
Les troubles du fonctionnement hyperhormonal se traduisent par diverses manifestations cliniques dont les principales peuvent se classer dans deux types étiopathogéniques :
|. — les états de pathologie fonctionnelle primitive : on les rencontre surtout à la post-puberté et la ménopause ; c'est surtout à ces deux périodes transitoires de la vie génitale féminine que se manifestent les déséquilibres hypophyso-ovariens à prédominance œstrogénique. Nous retrouvons alors de rombreux cas d'aménorrhées et hyperménorrhées s'accompagnant de phénomènes neuro-végétatifs consécutifs à un dérèglement des synergies neurohormonales.
Durant la période d'activité génitale de la femme, ils sont plus rares et représentent alors une continuation de l'état pubertaire pur ou accentué par des infections secondaires.
2. —- les états de pathologies fonctionnelles secondaires infectieux prédominent chez les jeunes femmes de 30 à 40 ans, soit en accentuant un état préexistant, comme nous venons de le dire, soit le plus souvent en provoquant un déséquilibre hormonal modifignt les actions orthosympathiques.
Dans les cycles courts ce seront donc les états hyperæstrogéniques qui provoqueront les symptomatologies les plus accentuées. Nous avons essayé de classer ces manifestations hyperœstrogéniques génitales et extra-génitales en notant leur fréquence d'apparition dans les cycles courts.
À. — Manifestations génitales :
1. — Congestion pelvienne : la malade ressent une pesanteur permanente du bas-ventre, souvent accompagnée de pollakiurie. L'examen génital objective un utérus gros et douloudeux, des annexes sensibles.
Nous l'avons retrouvé dans 70 % de nos cas.
2. — Dysménorrhées hyperhormonales : telles que nous les avons déjà décrites, ont été notées dans 10 % des observations.
3. — Tension douloureuse des seins : douleur très variable qui va de la simple gêne à l'impossibilité de tout mouvement vio-