‹ Contribution à l'Étude des Cycles Estraux Dits 'Courts' Explorations Fonctionnelles par l'HormocytogrammeChapitre 34 sur 53 · ST NT DRE F · texte numérisé non relu

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4. — Inter-relations glandulaires et état hyperthyroïdien : les poussées congestives hyroïdiennes prémenstruelles finissent par constituer des hyperplasies adéromateuses de la glande. Elles suivent le rythme des variations de synergie hormonale hypophysoovarienne. Nous les avons notées dans 18 % des cas.

>. — Trouples psychiques : La littérature est riche en exemples de modifications cycliques du comportement chez certaines femmes, pouvant aller de la simple anxiété aux manies les plus variées. || nous a été permis de les noter dans la pathologie de 10 % de nos cycles courts.

6. — Nervosisme : c'est le plus fréquent des troubles du caractère retrouvé chez les hyperhormonales : 70% dans nos observations.

7. — Affections dermatologiques : La peau est un récepteur œstrogénique sensible, mais la spécificité des manifestations cutanées prémenstruelles n'est pas absolue. La littérature cite des eczémas à éclipses, des urticaires, les herpès.… Ils se retrouvent pour 3 % dans les cycles courts que nous avons explorés, en relation avec des phénomènes allergiques. (Les résultats de thérapeutiques hormonales sont bons.)

8. — Affections pulmonaires asthmatiformes : || existe dans les cycles courts, comme dans les autres cycles œstraux, deux types de manifestations asthmatiformes :

a) une exagération d'une crise datant d'avant et dont la sensibilisation ne peut être rattachée à l’état endocrinien. Du fait qu'il existe un état hormonal, la crise apparaît ou augmente dès la 2° phase du cycle hyperœstrogénique et souvent 4 à 5 jours avant la menstruation ou la période ovulatoire ;

b) caractérisant spécifiquement l'allergie endocrinienne : ce sont des crises asthmatiformes apparaissant chez des femmes n'en ayant jamais eu auparavant, et coïncidant avec la survenue de syndromes dhyperœæstrogénie relative. Ce syndrome peut prendre des caractères particuliers et survenir également au cours de cycles normaux hormonaux avec |.D.T. à l'œstrone positif en période prémenstruelle.

Alors que les premiers groupes sont améliorés par une thérapeutique modificatrice ou inhibitrice, les derniers nécessitent une désensibilisation. Nous avons retrouvé 2 % de ces types dans nos observations. (Observations 30 et 31.)

9. — Hyperlaxité ligamentaire : Nous avons retrouvé dans 3 % des cycles courts certains signes considérés comme d'origine

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hypothalamique et caractérisés par : ptose intestinale, affaissement de la voûte plantaire, arthralgies fugaces.

10. — Troubles O.R.L. Malgré la sensibilité œstrogénique de la muqueuse des voies respiratoires supérieures, nous n'avons rencontré dans nos explorations en série que 1 % d’affections O.R.L.

11. — Il en est de même pour les troubles oculaires (hémorragies sous-conjonctivales, conjectivites, irido-cyclites et même poussées de glaucome).

12. — Troubles cardiaques : classiquement il ne s'agit que d'une action œstrogénique indirecte par augmentation du travail cardiaque dans l'élimination des œdèmes accentués chez les cardiaques avérées. À cette notion doivent s'ajouter les manifestations cardiaques plus ou moins importantes (palpitations, algies précordiales, tachycardies et acroparestésies) dont la cause a pu être attachée à des troubles des médiateurs chimiques en rapport avec l’état hyperhormonal. Pour J.-M. MERLEN, c'est la cholinestérase sérique qui entre en cause par suite de l'augmentation dû à l’état hyperfolliculinique.

13. — Troubles métaboliques : les diverses formes d'obésité endocrinienne, qu'elles soient primitives (chez les jeunes filles) ou secondaires aux grossesses et allaitements, ainsi que celles de ia préménopause, relèvent toujours plus ou moins d'une perturbation des métabolismes hydro-carboné et salin. Nous avons pu noter ces phénomènes dans 5 % des cas.

Cet exposé, où nous avons établi des pourcentages pouvant paraître élevés, n'a été possible qu'en extrayant chaque symptôme de complexes plus ou moins importants, le monosymptomatisme étant très rare.

3° PRESENTATION DES HORMOCYTOGRAMMES DES ETATS HYPERHORMONAUX DES CYCLES COURTS :

L'exploration fonctionnelle nous permet de différencier trois types d'hormocytogrammes des états hyperœstrogéniques des cycles

courts, dans lesquels nous avons rencontré les divers symptômes que nous venons d’énumérer. :

1. — Hormocytogramme de type hyperæstrogénique fruste (schémas 11 et 12).

Il présente une élévation des index Eo. et Ip. au-dessus de la normale, d'environ 20 à 25 % suivant 2 types :

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Hyperæstrogénie relative de la seconde phase forme fruste (plateau Eo. prémenstruel).

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