‹ Contribution À L'Étude Des Dangers De L'OléothoraxChapitre 21 sur 34 · UT · texte numérisé non relu

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cilles de Koch. Elle entre à l'hôpital Lariboisière, où la ponction retire un liquide purulent.

Au bout d’un mois, le liquide a disparu complètement. La température est revenue à la normale, la toux et l’expectoration ont cessé. La malade revient chez elle et quelques mois plus tard entre au sanatorium de Groslay, en janvier 1927. On y continue toujours le pneumothorax, puis du liquide reparaît, accompagné des mêmes signes que précédemment. Une ponction évacuatrice est faite et le pneumothorax poursuivi.

Bientôt la température s’élève, montant jusqu’à 40°, Ja malade se remet à tousser et à cracher. Ses crachats sont bacillifères. L'état général est mauvais. Une perforation se serait peut-être alors produite qui aurait été découverte par la mesure des pressions au manomètre. Son pneumothorax en tous cas est en voie de symphyse, le poumon adhérant au sommet, laissant béante une volumineuse caverne, et à la base. Entre les deux zones d’adhérence, le pneumothorax dessine sa clarté en forme ogivale axillaire, la moitié inférieure étant occupée par du liquide.

Un oléothorax est commencé dans les derniers jours d'août 1927, où la malade reçoit à quelques jours d'intervalle, quatre injections d'huile de paraffine goménolée à 2 ‘,, de 20, 50, 100, puis 50 cc.

En septembre elle quitte le sanatorium de Groslay et voit le Docteur Pruvost à Lariboisière. Elle entre sur son conseil à la Charité le 7 octobre. L’oléothorax est poursuivi avec trois injections d'huile :

50 cc. le 11 octobre, 100 cc. le 19 — 50 cc. le 28 —

L'oléothorax est alors complet, occupant toute la poche pleurale, laissant visible au-dessus l’image de la caverne. Il est en légère pression positive : reflux d'huile à gouttes lentes par l’aiguille (fig. 9).

La malade rentre chez elle le 12 novembre. Elle est admise

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au sanatorium de Villepinte en janvier 1928. On y entretient son oléothorax à raison d'une injection d'huile de 30 à 50 cc. environ toutes les trois semaines jusqu’en juin 1928. Pendant son séjour, sa température est peu élevée, mais elle continue toutefois de tousser et de cracher. Son expectoration est toujours bacillifère.

En juin 1928 elle revient chez elle, à Paris. Son état S’améliore : la température est normale, elle ne tousse ni ne crache plus. Le Docteur Pruvost entretient son oléothorax : une injection de 100 cc. d'huile tous les deux mois, de juin à décembre 1928, puis de 50 cc. tous les six mois, en juillet et décembre 1929, date à laquelle elle reçoit sa dernière injection.

Pendant ‘tout ce temps son état est excellent. Elle à pu reprendre son travail au début de 1929. Elle ne tousse ni ne crache plus du tout et la recherche de bacilles de Koch dans les selles est négative.

L'examen de la série de clichés faits depuis l’oléothorax jusqu'à lautomne 1930 montre la diminution progressive jusqu'à l'effacement complet de l’image claire du sommet droit, tout l’hémithorax étant recouvert par une ombre homogène.

On voit aussi se développer de ce côté un processus de sclérose rétractile avec resserrement des espaces intercostaux et attraction de la trachée à droite de la colonne vertébrale.

Au début de novembre 1930, la malade commence à se sentir fatiguée. Elle perd l'appétit, maigrit et sa température monte à 38° tous les soirs. Puis elle se met à tousser, surtout la nuit, et la toux ramène une expectoration épaisse, jaune verdâtre. Elle rentre à la Charité, sur le conseil du Docteur Pruvost, le 21 novembre.

À ce moment, la fièvre est constante, en plateau à 39°, Ja malade à maigri de 5 kilos. Les crachats sont richement bacillifères et la dyspnée est très marquée. Une radiographie montre que l’hémithorax droit est sans changement, mais le poumon gauche est envahi de pommelures de haut en bas (fig. 10).

OBS. IX P. RogenrT.

Fic. 9 (Mile Bér.., obs, 9). — Tuberculose ulcéro-caséeuse du lobe supérieur droit, où l'on distingue une volumineuse caverne. L'oléothorax vient d'être commencé. Dans la cavité plurle, enkystée en œuf d’autruche, on äistingue à la partie inférieure un niveau horrizontal marquant la séparation de l'huile et d'un petit épanchement,

OBS.“IX P. RoBerr.

Fic. 10 (Mile Bér...). — Trois ans plus tard. L'oléothorax s'est montré efficace. Le collapsus à fait disparaître l’image de la caverne. Par contre, on voit que tout le côté gauche es! envahi par des pommelures.

P. RoBerr.

Fic. 11 (Mile Bér...). — Cliché pris quelques jours plus tard, après évacuation de l’oléothorax par ponction.

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On évacue alors l'oléothorax en remplaçant l'huile par de l'air, afin de laisser revenir en partie le poumon droit, en vue de tenter un pneumothorax gauche (fig. 11). Celui-ci est com. mencé le 15 décembre et doit être abandonné trois mois plus tard, en mars 1931. La malade meurt le 22 juillet.

Résumé : Pneumothorax thérapeutique commencé en avril 1925 compliqué d’épanchement purulent qui se tarit spontanément. Reprise du pneumo, réapparition du liquide. Peut-être alors perforation? Symphyse qui progresse. Oléothorax à la fois désinfectant et antisymphysaire. Efficacité. Résultat excellent pendant deux ans et demi. Puis bilatéralisation. Mort.

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