OBS. XII P. ROBERT
Fig. 16 (Mme Scho...). — Un an plus tard, après perforation pleuropulmonaire. Niveau liquide dans la cavité pleurale apparu après la vomique. On voit que le collapsus de la cavité s'était amélioré depuis le précédent cliché, Mais les lésions controlatérales se sont aggravées.
mens APE.
Ent Lure
On commence un pneumothorax artificiel le 4 décembre.
Il est entretenu régulièrement au cours des mois suivants. Mais l’expectoration persiste richement bacillifère, bien que la température soit descendue à la normale.
Une réaction liquidienne apparaît bientôt, dès janvier 1927, et l’épanchement est vite très abondant. Il doit être évacué en mars et l’on fait une insufflation d'air. On constate qu'il s’agit de liquide séro-fibrineux. La malade sort de Villepinte et rentre chez elle en avril, après une ponction évacuatrice.
En juillet elle entre à Lariboisière où une ponction ramène un liquide trouble, lactescent et en évacue 200 cc.
En novembre elle revient à Villepinte pour une journée. Le Docteur Pruvost lui fait une nouvelle ponction qui ramène du pus contenant des bacilles de Koch : il retire un demi-litre et décide d'’instituer un oléothorax : il injecte donc 40 cc. d'huile goménolée à 2 ?/,.
Cet oléothorax est donc au début un oléothorax désinfectant. Mais il sera aussi destiné à lutter contre la symphyse, car l'examen des séries de schémas montre qu'entre mai et novembre, il s’est développé un processus de symphyse attachant à la paroï le sommet et la base du poumon droit et laissant une poche pleurale axillaire, ovoïde.
Il est donc entretenu au cours des mois qui suivent où des soustractions de liquide sont suivies d'injection d'huile. Entre novembre 1927 et avril 1928, la malade reçoit en tout 390 cc. d'huile en sept injections (fig. 15).
A ce moment le blocage est complet, mais l’oléothorax reste inefficace. Les images claires persistent dans le moignon pulmonaire. Cependant il y a une amélioration en ce qui concerne l’épanchement et l’on ne touche plus à sa plèvre. La malade reprend son travail. Toutefois on note sur une radiographie prise le 21 mars 1928, l’apparition d’une image annulaire au sommet gauche ayant tous les caractères d’une spélonque.
Le 7 janvier 1929, pendant la nuit, la malade est prise brusquement d’une vomique d'huile avec saveur goménolée. Cette huile est claire, sans pus, d’aspect comparable à celui de la
ROBERT
RTE
bile. La vomique se répète au cours des journées suivantes, se produisant aussitôt que la malade se couche sur le côté gauche.
Au moment de sa vomique la malade n'a pas de fièvre. Ce n’est que quelques jours plus tard que la température s'élève à 39°, puis à 40°.
C’est alors qu’elle entre à la Charité, dans un état général extrêmement grave. Elle meurt dans l’hyperthermie, trois semaines après son arrivée, le 8 février 1929.
Une radiographie prise le 28 janvier montre du côté droit ce qui reste de l’oléothorax dans la poche pleurale, avec un niveau horizontal arrivant à mi-hauteur et une généralisation au côté gauche qui est recouvert de pommelures (fig. 16).
Résumé : Pneumothorax artificiel droit, commencé en décembre 1926. Réaction liquidienne apparaissant dès Janvier 1927. Liquide trouble en juillet, franchement purulent en novembre. Oléothorax désinfectant et antisymphysaire commencé en novembre 1927. Bilatéralisation à bas bruit : apparition d’une image annulaire du côté gauche en mars 1928. Le 7 janvier 1929, perforation avec vomique huileuse. Mort le 8 février.