A MON MAÎTRE
MoxsIEur LE Docteur P.-A. CARRIE
Médecin des Hôpitaux
À Mon MAÎTRE
Moxsœur LE Docteur ETIENNE MAY Médecin des Hôpitaux
A mes MAÎrRES DANS LES HOPrTAUX Stage MowSIEUR LE PROFESSEUR EmiLe SERGENT, MoxsIEUR LE PROFESSEUR PIERRE DUVAL, Mowsur LE Docteur Fécix RAMOND, médecin des Hôpitaux, Mowsiæur Le Docreur H. GRENET, médecin des Hôpitaux.
Remplacement d'Externe :
Moxsiur LE Docreur BERNARD DESPLAS, chirurgien des Hôpitaux, Monsieur LE ProrEesseur Pauz MATHIEU.
Externat :
Mowsieur Le Docreur DESMAREST, chirurgien des Hôpitaux, Mowsteur LE PRorEssEuR FErxañD WIDAL (in memo- Tia), Mowsæur Le Docreur Juuiex HUBER, médecin des Hôpitaux.
Internal :
(à titre provisoire) Monsieur LE Docreur ARNAUD-TZANCK, médecin des Hôpitaux.
Monsœæur LE Docreur P.A. CARRIE, médecin des H6pitaux.
(titulaire) Moxsœur Le Docreur Marcez PINARD, médecin des Hôpitaux, Monsieur Le Docreur LEON-KINDBERG, médecin des Hôpitaux, Monsieur LE PRorEsseuR Emize SERGENT, MonsrŒur LE Docreur Errenxe MAY, médecin des Hô-
pitaux.
A Tous LES Miens
À MES Amis ET CAMARADES
Introduction
La carrière de l’oléothorax est récente. La première communication de l’auteur de la méthode, BErNoU, remonte à l’année 1922. (Bulletin de l’Académie de Médecine, mois d’avril).
On sait dans quelles circonstances il fut conduit à essayer cette nouvelle thérapeutique contre la perforation pleuro-pulmonaire survenant au cours du pneumothorax artificiel et comment les remarques qu'il fit alors lui permirent d'envisager l'extension de ces indications.
L'originalité de la méthode, le bonheur avec lequel ses premières applications furent couronnées de succès lui valurent une immense curiosité et les communications se font nombreuses de cas traités par l’oléothorax au cours des années suivantes.
Il semble que les années 1928 et 1929 marquent le triomphe de l’oléothorax : une séance de la Section d'Etudes Scienfitiques de l’'OEuvre de la Tuberculose lui est consacrée le 9 juin 1928. Bernou apporte ses remarques, un important rapport est fourni par Kuss
qui fut l’un des premiers à l’adopter. Courcoux, ToBf et Mlle Rapnaëz, CouLAuUp apportent des observations. Enfin J. Fonraixe remet une importante statistique portant sur cent cas d'oléothorax.
Tout au long de l’année 1929 se succèdent les publications. On en trouvera la liste, comme de celles qui ont paru avant et après, à la bibliographie. lei nous 1e faisons qu'indiquer les étapes. Deux thèses importantes paraissent cette année-là, celles de Jacqueline Fonrane et de Julien-Charles MARIE précisant les indications de l’oléothorax qui a maintenant sa place dans la thérapeutique comme une nouvelle variante de la crande méthode générale de traitement de la tuberculose pulmonaire : la collapsothérapie.
Les années suivantes marquent un temps de réserve, surtout après 1930 et 1931. Les communications sont moins nombreuses, l'enthousiasme diminue, mais surtout une hésitation, un certain désaccord apparaît entre les phtisiologues sur les indications de la méthode. Il est à peine curieux de noter que l'indication originelle, celle-là même pour laquelle l’oléothorax fut mis en œuvre pour la première fois, s’est considérablement restreinte. Tout le monde est d'accord avec Bernou quand il écrit en 1932 que l’oléothorax, pour réussir dans les cas de perforation pleuro-pulmonaire nécessite toui un ensemble de circonstances favorables qu'il est rare de trouver réunies. [l est plus intéressant de considérer les divergences en ce qui concerne les deux grandes catégories classiques d’oléothorax : les oléothorax
mécaniques et les oléothorax désinfectants. Dans la
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catégorie même des oléothorax mécaniques, l’oléothorax de compression n’a pas auprès de tous les auteurs la même faveur que l’oléothorax antisymphysaire. Et des discussions s'élèvent autour d’une importante question de technique, celle des pressions : peut-on, doit-on pousser l’oléothorax en pression positive? Enfin sur le chapitre des complications et des accidents se manifestent le plus vivement les différences d'opinion.
L’oléothorax, entre les mains de ceux qui l’on pratiqué, a donné lieu à des échecs et à des accidents. Leur nombre global se répartit d’une façon très inégale d’un auteur à l’autre, comme aussi de l’un à l’autre ils se répartissent d’une façon variable entre telle et telle catégorie d’oléothorax. Aussi les uns ont de belles séries d'oléothorax, tandis que d’autres ont des séries moins encourageantes. Aux uns réussissent les oléothorax mécaniques, à d’autres les oléothorax désinfectants.
Que peut-on conclure, sinon que cette méthode est inconstente dans ses résultats et dangereuse dans ses diverses indications ?
Sans doute on à pu compter à son actif des succès induseutables. Aussi l’oléothorax n’a-t-il pas été abandonné par tous ses défenseurs, et récemment encore, en 1933, à Paris, la thèse de BERTHEAU, où l’auteur se montre résolûment optimiste, réveillait sur l’oléothorax l'attention qui avait paru s’en détacher.
Lorsque nous étions l’interne du professeur SERGENT, nous avons suivi à la Charité uni malade dont on retrouvera l'histoire parmi nos observations (Obs. B. n° 11) qui fut autrefois traité par l’oléothorax et dont l'état
ROBERT
CNTo
est actuellement assez peu brillant. Nous avons recherché tous les anciens malades du service qui ont été soumis à ce traitement pour en apporter ici le résultat.
Nous en avons trouvé quatorze. Ce nombre est faible sans doute. La raison en est que l’oléothorax ne connut jamais une très grande faveur dans le service de notre maître. Nos observations montrent assez clairement que sa méfiance était justifiée. Nous y joignons une quinzième observation (obs. P. n° 15) que nous devons à l’amabilité du docteur Pruvosr qui a bien voulu nous la communiquer. C’est celle d’une complication assez peu fréquente de l’oléothorax : le paraffinome. L’6volution générale en étant favorable, nous avons cru pouvoir l'ajouter aux nôtres, sans être taxé de partialité.
Résultats de l'oléothorax
Sur un nombre total de 15 malades qui ont été soumis à ce traitement :
1° Quatre sont actuellement en état de guérison, ne présentant aucun trouble et menant une vie normale. Ce sont les malades suivants :
GUOV en re cites Obs. n° 3 CRAr er. OS, w° 7 LAN MECS Obs:n° 13 NS ne ee dos, 9 4
2° Un est en excellent état, mais conserve un épanchement intarissable et se repose au sanatorium.
BORN Obs. n° 15 3° Un est en mauvais état, hospitalisé.
BOUT me Dos, 9 4H
COTE EE rec Obs. n° 4 ROUr mo -ence Obs n°25 Méca Obs. n° 6 Cine oo oacvonconc Obs.n°°6
AD
Bear ObS nas Dé em ee Obs. n° 10 SCO SPEARS De, n°
5° Deux ont été perdus de vue, mais leur observation
laisse peu de doute quant à leur décès :
Ces cas se répartissent ainsi :
1° Deux oléothorax désinfectants : Schmi..…., Cha.. (Obs: n°2 et 7).
2° Dix oléothorax mécaniques
a) Quatre oléothorax antisymphysaires : Pin.…., Gré Fou, Pou. (Obs nl 4519)
b) Six oléothorax compressifs : Meg..…., Chev…, Dén."tBour. La AN Obs En A0 AIDMPELS 14).
3° Trois oléothorax mixtes à la fois désinfectants et antisymphysaires : Guey.…., Ber..., Scho... (Obs. n° D) 12).
Voyons pour chaque catégorie des cas comment les résultats se présentent.
$ 1. —— OLÉOTHORAX DÉSINFECTANT
) L4 LORA L) EX S L'’oléothorax a été pratiqué à ce titre dans deux cas : 1° I s’est montré efficace dans un cas :
(ÉTÉ LR FRET OS, n° 7
ol
L'’oléothorax à amené chez lui l'arrêt de son infection pleurale. Faisant des réserves sur l’état actuel de sa plèvre (il habite la campagne et nous n'avons pas pu le voir) nous pouvons toutefois le compter comme un cas très favorable puisque le malade mène une vie normale.
2 Il s’est montré inefficace dans un cas :
Site soso ObS nee?
La collection suppurée pleurale n’a été nullement influencée par l’oléothorax. Elle s’est ouverte à l’extérieur dans les jours suivants, comme elle eût fait vraisemblablement si l’on s'était abstenu. Plus tard, une nouvelle tentative a été pratiquée et a dû être aussitôt abandonnée. Le malade est probablement décédé.
Ainsi sur deux oléothorax désinfectants nous avons à noter un échec et un cas qui a donné un résultat excellent pour lequel on peut parler de guérison définitive.
$ 2. —— OLÉOTHORAX ANTISYMPHYSAIRE
L'oléothorax à été mis en œuvre dans un but antisymphysaire chez quatre de nos malades :
1° Il s’est montré inefficace chez deux d'entre eux :
ins méadreaute O0E, n° 4 CRE Re Dos m° #
Dans chacun de ces deux eas il avait laissé persister l’image cavitaire.
Dans les deux cas l’évolution a été fâcheuse. Elle a été mortelle dans le cas Gré..., décédée de perforation pleuro-pulmonaire. Nous n’en avons pas la certitude pour le cas Pin... Mais il en existe de fortes présomptions.
2° Il a été efficace dans un cas :
POUR ENESS C0S. m° 46
Mais la malade allait si bien depuis que l’on avait commencé son pneumothorax, dix-huit mois auparavant, qu'il paraît téméraire d'attribuer à l’oléothorax le maintien du bénéfice acquis. En tous cas, pour antisymphysaire son action s’est montrée si manifeste qu'aujourd'hui on attend vainement le développement d’un processus de symphyse qui serait hautement souhaitable.
3° Il reste un cas où nous ne pouvons dire s’il a été efficace ou non. C’est celui de :
ROUE Os. n° 5
La malade est partie au sanatorium aussitôt que son oléothorax a été réalisé. Nous savons seulement qu’elle y est décédée trois ans plus tard.
En définitive, sur ces quatre malades, une seule est actuellement vivante, c’est celle dont l’oléothorax fut efficace. Et si elle est dans un état satisfaisant, on ne
Nos —
saurait toutefois parler de guérison complète puis- > S qu’elle est encore au sanatorium de la Tuyolle.
$ 3. —— ÜOLÉOTHORAX COMPRESSIF
Nous en apportons six Cas .
a) Trois ont été efficaces :
DAV cuve OÙS ent EN er en Le Obs. n° 14 BOUT Ce OS, He
Chez ces trois malades l’oléothorax a amené le collapsus qui n'avait pu être obtenu par le pneumothorax.
Chez les deux premiers, la guérison définitive a sui-
Pour le dernier, malgré le bon résultat immédiat, il a fait une perforation pleuro-pulmonaire et il est encore en traitement à l'Hôpital Broussais dans un état médiocre.
b) Deux cas ont été inefficaces :
NÉ REPARER RCE Obs. n° 6 NE ES ne RO Obs. n° 8
Ici le collapsus par l’oléothorax n'a pas été obtenu. Résultat : deux cas de perforation mortelle.
c) Un cas où l’oléothorax n'a pas été conservé com-
plètement.
DÉMARRER CENT Obs. n° 10