‹ Contribution à l'étude des Déchirures du col propagées au segment inférieurChapitre 21 sur 22 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Les déchirures du col propagées relèvent de causes non traumatiques et de causes traumatiques : parmiles premières nous signalerons la syphilis, le cancer, les cicatrices dues à d'anciennes déchirures. Du reste, ces causes de première catégorie empiètent sur les deuxièmes car elles nécessitent l’emploi d'instruments ou une intervention, et mettent donc en jeu les causes traumatiques. De toutes, les plus graves sont les cicatrices anciennes, qui font de l'utérus un organe voué à la déchirure et créent des points de moindre résistance prêts à se rompre sous la moindre influence.

II. — Les ruptures du segment inférieur propagées du col constituent un accident d’une gravitéextrême, non seulement au point de vue immédiat parce qu’elles peuvent causer la mort rapide de la femme, mais secondairement parce qu’elles peuvent être

itératives. Il faut se le rappeler pour éviter toutes

les causes qui peuvent amener une effraction, et se

souvenir que l'accouchement, qui est souvent la

cause première de ces accidents, doit, même dans R. Baudson à 8

— Sa — les cas qui semblent les plus faciles, être l’objet de tous les soins et de toute l’attention du médecin.

III. — De tous les modes de traitement, nous éliminerons d’abord ceux qui ne font que faire perdre du temps et laissent la femme s’anémier. Nous retiendrons : à

10 Le tamponnement, qui suffit dans les cas où la plaie n’a pas atteint le paramètre; il est un bon moyen d'attente dans les cas qui nécessitent une autre intervention:

2° La suture, qui offre des avantages incontestables :

a) Si la lésion n'est pas trop étendue, elle est d’exécution relativement facile ;

b) Lorsque la plaie saigne, elle suffit presque toujours à arrêter l’hémorragie ;

c) Accompagnée du drainage, elle suffit à limiter linfection si celle-ci se produit ;

d) Elle présente, au point de vue de l’avenir de la femme, une grande supériorité sur les autres modes de traitement, car sa cicatrice ne gênera pas la dilatation aux accouchements futurs ; en rendant au col sa forme normale, on met la femme à l'abri des complications gynécologiques.

IV. — Mais quand l’hémorragie est très abondante, quand la lésion atteint et dépasse l’anneau de Schrœder, quand des manœuvres septiques ont été pratiquées avant l'accouchement, il faut avoir recours à la laparotomie ; quand les risques d'’infec-

PARA Une

tion sont trop grands, on se résoudra à l'hystérectomie totale, la suture étant difficile et conservant un organe qui fait courir à la femme de graves dangers.

Vu : le Président de la thèse,

BAR Vu : le Doyen.

LANDOUZY Vu et permis d'imprimer :

Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris,

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