AVANT-PROPOS
Pendant notre stage trop court dans le service de psychiatrie, M. le Professeur Régis nous a offert une observation inédite de délire de possession animale et nous avons été très heureux d’y trouver le point de départ de notre thèse inaugurale.
Nous occupant uniquement des faits auxquels M. le Professeur Dupré à donné le nom de zoopathie interne, dans un premier chapitre nous avons esquissé l'historique de la question; puis nous avons essayé de montrer que le délire de zoopathie interne est un délire cénesthésique; après en avoir étudié les principales formes cliniques, les diverses maladies mentales qui peuvent présenter ce délire, les réactions des possédés zoopathes, nous terminons par l'étude de l’évolution, du pronostic et du traitement.
Mais avant d'aborder le sujet de notre thèse, qu’il nous soit permis ici de remercier tous ceux qui ont contribué à notre éducation médicale, tous nos maîtres de la Faculté et de la Marine.
C’est avec un vif sentiment de reconnaissance que nous prions M. le Professeur Régis de recevoir nos plus sincères remerciements. Nous avons débuté notre quatrième année de médecine par un stage de deux mois à sa clinique de psychiatrie. Aussitôt, nous avons été conquis par la bienveillance qu’il nous a témoignée, par sa parole éloquenteet facile, par son véritable talent à se mettre à la portée de ses élèves et à transformer en agréables causeries des leçons cliniques qui, au premier abord, semblent devoir être arides; nous
avons été très touché de l’aimable accueil de ce maître éminent chaque fois que pendant les moments de liberté que nous laissaient nos différents stages hospitaliers nous montions à l’isolement apprendre quelques notions nouvelles de psychiatrie. Il a su nous faire aimer cette branche toute particulière de la médecine, et si nos progrès n’ont pas toujours répondu à ses désirs, c’est de la faute de l'élève et non du maître. M. le Professeur Régis, nous donne une nouvelle preuve de sa bienveillance en voulant bien présider cette thèse qu'il à inspirée et que pour lui nous aurions voulu meilleure. |
Nos remerciements vont aussi à tous ceux qui nous ont conseillé et guidé dans ce travail. M. le Docteur Jacquin, médecin adjoint à l’asile de Château-Picon, a bien voulu chercher parmi les nombreuses observations de l'asile celles qui pouvaient nous intéresser, de plus, il nous a donné des indications qui nous ont été très précieuses et que nous regrettons de n'avoir su mieux employer; nous le prions decroire à toute notre gratitude. M. le Docteur Piouffle nous à donné des observations et des conseils qui nous ont été très utiles, nous l’en remercions très vivement, ainsi que M. le Professeur Sabrazès, M. le Professeur Verger et notre camarade et ami le Docteur Ferrer,qui nous ont communiqué leurs observations personnelles.
M. le Professeur Vergely nous a fait le plus grand honneur en nous recevant dans son laboratoire. Nous le prions de vouloir bien accepter nos sincères remerciements et l’hommage de toute notre gratitude.