FORME LOCALISÉE
En opposition avec la forme précédente, l’œdème se présente alors-non plus comme une infiltration dif-. fuse de la paupière, maïs sous l’aspect d’une où plusieurs petites tuméfactions à limites plus ou moins nettes, disséminées à sa surface. Cette disposition à été décrite par de nombreux auteurs, .enitre autres Parinaud, Léopold Levi, Satler. Ce dernier écrit, au sujet de la maladie de Basedow : « Les œdèmes
fugaces et aussi les œdèmes plus durables ont été assez souvent observés; ils concernent da région située entre le sourcil et le cartilage tarse; plus fréquemment, encore, ce sont des œdèmes légers dans lesquels on note la présence de petites vésicules. »
Cette description nous paraît répondre à ce que nous avons observé. Chez les thyroïdiens, notamment, l'œdème affecte cette disposition. Parfois, ils ne sont porteurs que d’une seule tuméfaction qui siège généralement à la paupière supérieure ; plusieurs fois. chez les myxædémateux, nous avons noté en plus de l'infiltration diffuse, la présence d'un relief plus accusé entre le tarse et le bord de l'orbite.
Chez d'autres malades, les tuméfactions sont multiples (quatre au maximum): Elles ne siègent jamais sur la portion qui répond au ilarse. Et chez tous les sujets on les retrouve en des points déterminés. Elles
se présentent au complet de la façon suivante A la paupière supérieure .:
Elles sont au nombre de deux. Une siégeant à la partie supérieure, de ferme allongée, et à limite peu nette. L'autre, plus petite, occupe Pangle interne : elle est sphérique et de contours nets. |
A la paupière inférieure :
Deux tuméfactions également. Une à l'angle interne du grand axe transversal, qui paraît être en communication avec sa correspondante supérieure, la pression de l'un: d'elle accentuant le relief de
Res
l’autre. La seconde siège à la partie externe et vient à la rencontre de la précédente dont elle reste séparée par un sillon. ;
Ces tuméfactions sont dépressibles, -indolores. L'œdème blanc, à localisation palpébrale, est symptôme d’affections les plus variées. Nous nous proposons maintenant de rappeler brièvement celles où, soit par sa précocité, soit par son intensité, il acquiert une importance particulière. C’est ainsi que nous omettrons, entre autres, les œdèmes cardiaques, dont la localisation aux paupières ne se fait qu'aux périodes très avancées des cardiopaithies. Ce symptôme ne prend alors qu'üne valeur très secondaire dans le diagnostic.
Nous adoptons l'ordre suivant :
1) Œdèmes rénaux;
2) Œdèmes thyroïdiens;
3) Œdèmes toxiques, dans lesquels nous rangeons les œdèmis d’origine anaphylactique ;
4) Œdèmes non classés définitivement,
‘1. Œdèmes rénaux
La constatation d’un œdème palpébral fait penser immédiatement à une lésion rénale et soupçonner l'albuminurie, ceci parce que, durant longtemps, on accusa lalbumine id’être cause de l’hydrémie, qui à son tour, produisait l’œdème.
Les travaux d’Achard-Vidal et de leurs élèves ont
montré eombien son mécanisme était complexe, que