CHAPITRE IV
Réactions de la monochlorantipyrine
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Les produits bruts obtenus précédemment ont été purifiés par cristallisation dans l’eau bouillante. On obtient de la sorte un produit bien cristallisé et à peu près incolore. ae id Le point de fusion observé a été de 126°-127°, Le corps est très peu soluble dans l’eau distillée froide. J'ai déterminé sa solubilité en saturant à chaud de l’eau distillée, en laissant refroidir à la température du laboratoire et en déterminant le, poids du résidu sec laissé par un volume connu de cette solution. J’ai observé une solubilité de 0 gr. 90 %.à + 1895, et de 0,88 % à 15°. é Cette solubilité est plus élevée que celle de liodoantipyrine, d'environ dix fois.
Voici quelques réactions :
La solution. aqueuse précipite par addition de chloral. Il se sépare un liquide huileux.
Elle précipite de même par addition de résorcine, mais le liquide huileux qui se dépose cristallise après quelques jours.
On sait que l’antipyrine elle-même donne des réactions analogues. ‘ FEU
La solution aqueuse précipite également par addition d’acide trichloro-acétique, comme pour les solutions aqueuses d’antipyrine (1) et de pyramidon (2).
: Par addition d’acide picrique, on obtient un précipité cristallin jaune.
Si on ajoute du perchlorure de fer, on observe une coloration rouge porto, alors que, contfairement au fait avancé par A. Leulier, l’acide nitreux ne provoque aucune réaction.
Cet auteur a opéré, sans doute, sur un produit incomplètement purifié.
Le tanin donne un précipité blanc.
En résumé, la monochlorantipyrine donne quelques-unes des réactions de l’antipyrine, mais s’en distingue nettement par l’absence de coloration verte sous l'influence de l’acide nitreux.
Il ne peut se former, en éffet, de nitroso-antipyrine, le chlore ayant pris la place de l’hydrogène du carbone voisin du groupe CO. On peut donc admettre,
en tenant compte des observations faites à propos de
(1) Bebucquet : Journal Ph. Ch., 1924.
(2) A. Leulier : Expérience inédite.