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à la première sulfuration — protégés qu'ils étaient par la coque de l'œuf — vont se trouver vulnérables; à la surface cutanée. Ce moment, c'est huit jours après sa première séance. Nous sommes là dans les conditions exactes indiquées par notre Maître, dans son Traité de Parasitologie Vétérinaire, au chapitre de la Prophylaxie des maladies parasitaires : «L'évolution des parasites peut être figurée par un cercle, appelé cycle évolutif, qui part de l’adulte pour revenir à l'adulte. Or, si on suit pas à pas un cycle évolutif, on constate presque toujours qu’à certains endroits le parasite est vulnérable, tandis qu’à d’autres il est hors d’atteinte ; à tels
moments, par exemple, il siège dans le milieu extérieur. | où on-peut le tuer, alors qu'aux autres, il est enfoui dans la profondeur des organes, moins accessible par
conséquent. »
Toutes ces considérations nous montrent l'utilité d'une deuxième sulfuration. Pendant l'intervalle, entre les deux séances, la tête el le cou, qui n’ont pas subi ie bienfaisant contact de lanhydride sulfureux, seront traités par les moyens ordinaires : acaricides liquides ou solides. |
Deux séances de sulfuralion suffisent-elles ? Nos expériences, que nous allons relater dans un instant, oni été faites avec deux sulfurations, comme nous venons de l'expliquer. Leurs résultats sont probants. Dans certains cas rebelles, on pourra peut-être se trouver bien. de trois séances ; nous pensons qu'ils sont l'exception et que, d’une manière générale, deux séances suffiront,
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Quel est, au point de vue thérapeutique, le résultat de la méthode ? La gale est-elle vraiment guérie, ou bien le malade n'est-il que blanchi? Pour le Cheval, les partisans du «blanchiement» des malades sont nombreux ; c'est probablement parce qu'ils ont vu appliquer une mauvaise méthode, ou encore qu'il y a eu, longtemps après, une réinfestation ; nous disons «longtemps après », car, d’après des expériences du Professeur Henry, il a été difficile d'infecter un cheval sulfuré quinze jours auparavant, alors que son voisin, non sulfuré, soumis à la même expérience, fut atteint très ra- pidement de gale généralisée (1). On a donc pensé que beaucoup d'animaux galeux n'étaient que blanchis par la sulfuration. «11 resterait, dit M. Videlier, comme porte-germes la tête, qui n'a pas été soumise au gaz sulfureux, mais traitée par un autre procédé.» C'est précisément ici que se place la part importante des soins consécutifs à la sulfuration. On traitera avec soin la tête et le cou ; puis l'animal sera mis au grand air, au soleil : l’aéro et l’'héliothérapie sont —— nous ne craignons pas de le dire — le complément indispensable de la sulfuration. Tous nos malades ont été suivis, lorsque, guéris ils ont eu quitté les hôpitaux de l'Ecole Vétérinaire de Lyon ; nous sommes restés en relations avec
(1) A ce sujet, disons que la « Commission de Pontoise » avait signalé que l’imprégnation de la peau par le gaz sulfureux crée un milieu hostile et en quelque sorte immun,
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leurs propriétaires qui, nous ont affirmé la guérison véritable de leurs animaux.
Quoi qu’en disent ses détracteurs, la méthode est excellente, mais il faut qu'elle soit bien appliquée.
A-t-elle, contre elle, de gros inconvénients ? Aucun qui soit appréciable. Le praticien doit posséder, pour les chiens de ses clients, un appareil à sulfuration. De quelque modèle qu’il soit —— le plus simple étant souvent
le meilleur —— cet appareil lui réndra service. Plus de tonte disgracieuse, plus de pommadage malpropre. L'animal sera amené, à l'heure fixée par le praticien ; après la séance on traite la têle, ou bien on ordonne un traitement ; l’animal est remmené et revient huit jours après. Commodité, rapidité, propreté et sécurité sont le propre de cette méthode. Elle n’a que des ‘avantages. Aussi, à la fin de cette étude, que nous avons faite de la façon la plus consciencieuse et la plus impartiale, nous nous permettons de la conseiller vivement à tous nos confrères qui s'occupent de cette branche sans cesse croissante de notre médecine, que constitue la méde-
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