‹ Contribution à l'étude des Dermatoses Canines et FélinesChapitre 17 sur 33 · NS LB · texte numérisé non relu

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tration obtenue mathématiquement, chez le chien, par l'emploi de mèches soufrées dosées), on laisse l'animal dans l'atmosphère gazeuse pendant une heure, à partir de ‘ce moment. Lorsqu'on sort l’animal, on peut constater que les lésions galeuses sont irritées, comme enflammées : réaction locale de l'organisme à l'agent médicamenteux. Dans les heures qui suivent la séance de sulfuration, nous avons remarqué, chez presque tous nos malades, une diarrhée assez marquée. Elle résulte très certainement de l'effet bien connu du soufre sur l'appareil digestif ; ce fait serail une preuve nouvelle de labsorption remarquable qui se fait au niveau de la peau, et expliquerait les effets toxiques —— trop souvent méconnus —— de certains topiques ou pommades. Nous tenions à le signaler.

Quelquefois, lorsque quelques vapeurs ont incommodé l’animal, par suite de la nervosité de ce dernier, on peut observer une légère kératite superficielle, qui disparait, sans aucun soin, le lendemain ou même dans les heures qui suivent. C’est, avec l’asphyrie ( à la suite d'inhalations trop fortes de gaz) le seul accident que l’on ait à déplorer au cours de la séance.

Une seule séance sera-t-elle suffisante ? C'est par l'affirmative que répond le Vétérinaire-major Demora ; et il soutient énergiquement son point de vue: «Il est indéniable, écrit-il, que ‘si une sulfuration ne détruit pas du premier, coup les acares mâles, nymphes, œufs et femelles, c’est-à-dire dans l’ordre où le gaz sulfureux les rencontre, sur et dans la peau, une ou plusieurs autres sulfurations faites dans les mêmes conditions n'auront pas plus de succès !» La réponse

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est du Professeur Henry ; elle est juste, elle est sûre : « La seule forme de résistance des acariens psoriques est l'œuf ; et plus spécialement, c’est la seule forme pour laquelle il n’a pas été démontré expérimentalement la destruction par le SO2. M. Demora veut-il se donner là peine de réfléchir sur ce qui se passera sur le sujet traité après une seule sulfuration, si quelques œufs ont résisté à l’action des gaz. Ces œufs vont-éclore successivement suivant leur état d'incubation ; ils vont donner des larves, puis des nymphes et, puisqu'on les laisse en paix, des adultes qui, après accouplement, pondront de nouveaux œufs, etc Mais si nous intervenons entre le moment où nous ävons la certitude que : tous les œufs sont éclos, ét celui où nous savons que les plus vieux n'ont pas eu le temps de donner des femelles pondeuses, nous avons détruit radicalement tous les parasites de la gaie. l'el est'le principe, fort simple, de celte deuxième sulfuration que M. Demora n’a pas cherché à comprendre. »

Pour les raisons si clairement indiquées par M: le Professeur Henry, celte deuxième sulfuration s'impose. D'après nos connaissances sur la biologie des Sarcoptes, elle aura lieu huit jours après la première. En effet, les œufs pondus par les femelles dans les « sillons », évoluent sur place et donnent en huit jours des larves hexapodes ; ces dernières quittent immédiatement le sillon, et vont vivre à la surface cutanée ; elles ne retourneront dans une nouvelle galerie qu'après avoir. franchi les stades de nymphe octopode, puis de femelle pubère et enfin de femelle ovigère, Il y a donc un moment où les nouveaux parasites, qui avaient échappé

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