SA RS
qu’elles se sont présentées à nous ; nous les comparerons à celles de maladies voisines, en particulier au favus. Nous ferons ensuite l’étude du parasite dans la lésion et les cultures, ce qui nous permettra d’en faire la détermination. Après avoir examiné la reproduclion expérimentale de la maladie, nous terminerons par quelques rapides considérations sur l’étiologie, la pathogénie et le traitement de l'affection.
Etude clinique
IL — Symptômes et lésions
Depuis longtemps déjà, l’attention de notre Maître, M. le Professeur MAROTEL, avait été éveillée par l'assez grande fréquence d’une maladie de peau sévissant chez le Chat, différente de la gale, de la teigne et de l’eczéma ordinaires. Dans ces dernières maladies en effet, l'un des symptômes cardinaux est l'existence de dépilations qui, prurigineuses comme dans la gale, se recouvrent de croûtes hémorragiques ; — ou bien, non prurigineuses, comme dans la teigne, consistent en des plaques arrondies, nettement délimitées, avec ou sans croûtes. Dans l’eczéma classique enfin, on observe des dépilations irrégulières, mal délimitées, avec ou sans prurit. Ici, dans le cas qui nous intéresse, — et c’est là la seule différence clinique essentielle — il n’y a ni prurit, ni dépilations proprement dites, mais seulement une légère calvescence, avec des croûtes hérissées que l'on sent en passant la main dans la fourrure : C’est une dermatose croûteuse, non prurigineuse et non dépilante.
SNA RS
L'animal sur lequel a porté notre étude est un chat ordinaire, noir, âgé de trois ans — Il est entré dans le service des Maladies Parasitaires de l'Ecole de Lyon, le 3 novembre 1926. Nous avons également observé la maladie sur un autre chat, au mois de juin 1927.
Sur la moitié antérieure du corps (tête, cou, épaules) il existe une quinzaine de croûtes épaisses, brunâtres, adhérentes à la peau. Leur dimension est d'environ un à deux millimètres. Ellés sont comme semées dans la. fourrures. Rien ne les décèle à la vue de l'observateur : ni prurit, ni dépilalions caractérisées ; seulement, comme nous l'avons déjà dit, au léger éclaireissement des poils. Quand on passe la main dans la fourrure, on sent comme des aspérilés anguleuses el r'UgUEUSES. Si l'on essaie, à l’aide d’une pince, d’arracher les poils, on remarque qu'ils s'arrachent très difficilement : ils ne. sont donc point altérés par l'agent pathogène, pas plus que leurs follicules. La maladie se traduit par une epidermite, et non par une folliculite. De même si l'on veut arracher les croûtes, on éprouve une réelle diffieulté qui s'accompagne d’une vive douleur pour l'animal.
Du point de vue clinique, quel nom donner à l’affec-. tion ? ‘
Se reportant aux ouvrages les plus récents de Dermatologie vétérinaire, notre Maître trouva, dans les « Doeuments pour servir à l’Edification d'une Dermatologie animale » de M. Ch. Leblois, la description d'une affection en tous points comparable à celle que nous étu: dions. M. Leblois la range sous l'étiquette. d'Eczéma, avec le qualificatif d'Eczéma arénacé (de arena — sable). « L'eczéma arénacé, dit-il, se traduit par une cal-