‹ Contribution à l'étude des Dermatoses Canines et FélinesChapitre 30 sur 33 · III. — Détermination du Champignon · texte numérisé non relu

III. — Détermination du Champignon

- Nous devons tout d’abord écarter un certain nombre de Champignons, agents des teignes ordinaires. Le simple examen microscopique de la lésion nous permettrait cette élimination. Mais celui des cultures

pures nous donnera d'autres bases de différencia-

LABO

tion. Voici la caractéristique des principaux genres telle qu'elle est donnée par MM. Guiart et Grigorakis :

1. — Cultures toujours poudreuses et duveteuses ; les cultures mères renferment un grand nombrétde : fUSSAUX SAMARNENNES G. Microsporum 2. — Cultures duveteuses ; les cultures mères renferment comme organes reproducteurs des chlamydospores et surtout un grand nombre”d'aleuries me ner G. Trichophyton 3. — Cultures glabres et humides ; les cultures mères sont remplies d’arthrospores résultant de la désintégration des filaments MYCÉHENS 70m) VAS CNE RATES G. Achorion

C'est du genre Trichophyton que se rapproche le plus le Champignon que nous étudions en €e moment : sa culture devient en effet blanche et duveteuse, et, au microscope, on y observe des aleuries. Pour plus de sûreté, les cultures furent envoyées au Laboratoire de Parasitologie de la Faculté de Médecine pour y être soumises à un mycologue, le Docteur GRIGoRA- KIS. Sa réponse fut la suivante : «L'examen de la culture m’a permis de voir des spores dont la forme et la disposition rappellent le genre Aleurisma...»

Nous remercions ici l'éminent spécialiste, dont l’étude dudit genre, dans sa thèse de Doctorat ès-Sciences, va nous permellre d'identifier plus exactement le dermatophyte. Les formations caractéristiques évoquées par le Docteur Grigorakis consistent en ces corps dis-

ne

me. ETES

Séminaleurs, isolés, auxquels Vuillemin a donné le . nom d'aleuries. Ce genre Aleurisma doit être placé à côté du genre Trichophyton, avec lequel il constitue la sous-famille des A/euriosporés.

Les différentes espèces d'Aleurisma décrites ont été découvertes dans des lésions érythémato-squameuses de l'Homme (4/eurisma lugaunense et Aleurisma Guilliermondi) où du Chien (Aleurisma Vuillemini) ; celle-ci provoque des lésions analogues à celles du Microsporum lanosum. D'après les travaux de MM. GRIGORAKIS, Massa, Fayer, Macrou, les caractères culturaux de ces différentes espèces sont les suivants :

Aleurisma Vuillemini présente dans divers milieux solides des cultures de couleur café au lait, devenant par la suite blanc-farineuses, sans duvet. A/eurisma Guilliermondi, sur ces milieux solides, donnera des colonies farineuses, sans duvet, de couleur jaune soufre. Aleurisma lugdunense fournit des cultures d'aspect d'abord lisse, café au lait, devenant très rapidement blanc farineux. En outre, le Docteur Busquer a identifié un autre champignon, Aleurisma Arloingi, qui ‘colore certains milieux en rouge vif.

D'après les caractères culiuraux, l'espèce dont nous avons entrepris l'étude se rapprocherait d’Aleurisma lugdunense. La clinique vient renforcer celle opinion : Aleurisma lugdunense a été isolée, en effet, des squames d'une épidermophytie qui apparaissait sous forme de placards érythémalo-squameux sur la face interne du genou d'un malade portant un appareil de prothèse qui entretenait ainsi localement la région de la peau très humide. La note de MM. Massia et Grigorakis se

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