‹ Contribution à l'étude des Dermatoses LinéairesChapitre 10 sur 33 · STD · texte numérisé non relu

STD

elle s'élargil ensuite ; sa largeur maxima est de 5 cm. environ. Les éléments qui la composent ont le volume d'un grain de millet el se réunissent par groupes que séparent des espaces plus ou moins grands de peau saine ; ils sont légèrement cornés; la pigmentalion peu marquée à la poilrine Saccentue et devient brunâtre au bras.

Au-dessus de cette bande il n'existe que de rares éléments verruqueux disséminés. .

Au-dessous d'elle se dessinent, d'une facon plus où moins nelle, trois arcs dont la largeur est d'environ 5 em. IIS commencent entre l'ombilie et l'appendice xiphoïde à 2? cm. en dehors de la ligne médiane et cheminent à peu près parallèlement les uns aux autres. Croisant les espaces intercostaux ils se dirigent en haut el en dehors jusqu'à la Hegnemamillaire. Changeant alors de direclion, ils se portent en bas et en arrière, délernu-

nant de ce fait un angle ouvert en bas, dont le sommet répond

à laligne mamillaire et dont l'ouverture varie de 90°degrés envi-

ron pour Farc supérieur et à 49° pour l'arc inférieur. Au niveau de Ja ligne axillaire postérieure, ils aboutissent à une large surface verruqueuse couchée sur la partie inférieure de la face dorsale gauche du thorax, el dont l'extrémité triangulaire déborde de & em. sur le côté droit de la ligne médiane postérieure.

Au-dessus de ces [rois arcs, la surface tégumentaire est parsemée de (res fines verrucosilés disposées sans ordre apparent.

Entre Fombilie el a svmphyse pubienne existe limitée à la Hgne blanche une traînée verruqueuse saillante, légèrement cornée el très pigmentée.

Sur le dos, au-dessus de Ja surface verruqueuse à laquelle aboutissent les trois arcs décrits précédemment, on remarque deux nœ@vi de forme particulière, Au niveau de la 6° verlèbre dorsale se dessine une surface nœvique en forme de coin dont le sommet Lourné en bas répond exactement à la ligne médiane

postérieure et dont les angles latéraux la débordent symétrique-

ment. Une surface nœvique de même forme, et de même orienlation, mais plus pelile est située au niveau de Ja 2? verlèbre dorsale. Toutes deux font une saillie marquée, sont de colora- Hion brun-noirâtre et de consistance légèrement cornée. On voil en outre partir du bord interne du scapulum rois traits verruqueux de un demi à 1 cm. de large ; plus ou moins bien dessinés, ils se portent en haut el en dehors, croisent la face postérieure de l'épaule e£ gagnent la face postérieure du bras

gauche où is deviennent longiludinaux et moins nets.

Membre supérieur gauche. — La surface légumentaire du bras gauche est assez fortement atteinte. De Ia poitrine apparait, comme nous Favons déjà mentionné, une large bande verruqueuse qui gagne le bras après avoir contourné la face antérieure de l'épaule. Cette bande descend sur le fiers supérieur de la face antéro-intéerne du bras, se porte ensuite en bas el en arrière et, diminuant peu à peu de largeur el de netteté, se perd insensiblement sur la face postérieure du coude.

Le tiers supérieur de la face postérieure est occupé par l'extrémité longitudinale des trois traits que nous avons vu partir du bord interne du scapulum, et qui au bras sont à peine dessinés.

Si on fait mettre le membre supérieur en supinalion, on voit nailre et descendre sur la moilié inférieure de la face antérieure du bras une série de trainées verruqueuses assez bien dessinées et indépendantes des précédentes ; un peu au-dessus du coude elles se séparent : la plupart obliquent en arrière et en dehors, et descendent sur le bord externe et la partie radiale des faces antérieure el postérieure de Favant-bras; quelques-unes seulement occupent le bord interne de l'avant-bras. Toutes ces trainées se perdent insensiblement au-dessus du poignet. La face antérieure de l'avant-bras est intacte dans sa partie moyenne.

La face palmaire de la main gauche présente quelques points

verruqueux. La face dorsale est le siège d'un grand nombre 4

verrusosités, légèrement pigmentées el peu saillantes, mais on n'y constate aucune disposition particulière. Sur ia face dorsale des doigts, eten particulier au niveau des articulations moyenne el extrême de l'index se trouvent des verrucosités dont le volume atteint el dépasse celui d'une lentille : elles sont dures, gris-

brunàtres, séparées par de profonds silloirs.

Membre inférieur gauche. — Une trainée large de un demi centimètre occupe toute la hauteur du Membre inférieur gauche Prenant naissance à la grande lèvre, elle descend oblique en bas et en arrière sur la face interne de la cuisse ; elle croise le creux proplité dans sa partie movenne el se portant alors en bas et légèrement en dedans, elle longe la face postéro-interne de la jambe ; elle passe en arrière de Ia malléole interne el se termine à la face interne du lalon gauche. Ce Trait forme un

relief assez net; les verrucosités qui Ie composent sont de la

grosseur dun grain de mille, brun-jaunàlre, et légèrement:

cornées. Elles se condensent, S'épaississent à la face interne du lalon.

A part les {raïnées verruqueuses signalées à la tèle on ne constate du côté droit du corps que de rares verrucosités disposées sans ordre.

En résumé : Nœvi kéralosiques linéaires avee prédominance

des lrainées sur Ia moilié gauche du corps. Bilatéralilé et re-°

marquable symétrie à la tète.

Observation III. (KFrirz CALLOMON)

Nœvus kéralosique sur la ligne médiane de la face

Archiv für dermatologie und syphilis 1910, p. 221

Jeune fille de 18 ans. De forte constitution, ne fut jamais mala-

de. Est atteinte d’un nœvus kératosique auquel on peut distinguer

une partie principale et deux prolongements. D'une coloration se distinguant peu de celle de la peau normale, avec çà et là quelques points gris-jaunâtres, composées de verrucosités de la grosseur d’an grain de millet, serrées lès unes contre les àutres, dures et plus où moins cornées, la partie principale est de forme ovalaire el mesure trois travers de doigt en longueur et deux travers de doigt au niveau de sa plus orande largeur. Elle est couchée transversalement sur la moitié gauche du front et sa base répond à la ligne médiane.'De cette base s’échappent deux prolongerments verticaux qui tous deux répondent à la ligne médiane de la face : le prolongement supérieur, plus court, mais plus larse se termine à la limite des cheveux ; le prolongement inférieur chemine sur la crête du nez: s’etfilant à mesure qu’il descend, il se termine sur la pointe du nez sous forme d’une fine ligne biancgrisätre. Les prolongements sont de constitution semblable à celle de Ia masse principale.

Ce nœvus existait à la naissance, mais beaucoup moins marqué: il s’est surtout développé dans la seconde enfance.

Il est remarquable par sa limitation à la moitié supérieure de 1&

ligue médiane de la face.

Observation IV. (SPRECHER

Giornale ilaliano della malallie veneree e della pelle 1906, p. 520.

Un caso di neo verrucoso lineare

Fille de 7 ans, ayant à la région mentale et sous-mentale une trainée verruqueuse rectiligne allant du bord libre de la lèvre à l'os hyoïde, médiane dans la plus grande partie de son étendue ét légèrement inclinée à droite près de son extrémité inférieure, mesurant huit centimètres de long, sur une largeur maxima de 9

millimètres et minima de #4, saillante de 3 à 4 millimètres, for-

mée de pelites saillies verruqueuses à extrémité arrondie, implantées les unes auprès des autres.

Cette traiiée verruqueuse est remarquable par sa limitation presque absolue à la moitié inférieure de la ligue médiane de la

face.

Observation V (personnelle

Trainée linéaire de nœui kéralosiques sur la ligne médiane

antérieure du membre inférieur gauche

Il s’agit d’un enfant àgé de 16 mois qu'il nous a été donné d’observer en juin 4910, lors d'un remplacement à Choisy-le-Roi.

Né à terme, de parents bien portants, cet enfant est robuste et ne présente d’autre malformation que sa difformité cutanée. Sur le membre inférieur gauche existe une traînée nœvique formée de deux parties que sépare un espace de peau à peu près saine. La partie supérieure s'étend longitudinalement sur le tiers moyen de la face antérieure de la cuisse ; sa longueur est de 6 cent., sa largeur de 1 cent. La partie inférieure va de la pointe de la rotule à la base du gros orteil sans présenter aucune interruption ; elle descend le long de la crête tibiale, croise le cou-de-pied obliquement en bas et en dedans, longe ensuite la face dorsale du premier métatarsien ; large de 1c. 1/2 à son extrémité supérieure, elle se rétrécit progressivement plus bas, atteint 7 à 8 mm, au cou-de-pied et n’a plus que 2 à 3 mn, au point où elle se termine.

A la cuisse comme à la jambe, cette trainée verruqueuse est formée de saillies variant comme dimensions de la grosseur d’une tète d’épingle à celle d’un grain de chénevis ; leur consistance est dure, presque cornée, leur surface aplatie, rugueuse, couverte

d’aspérités, leur coloration brunâtre à la partie supérieure de la

et CN di D) à a ue ns 4 PE

Page 1