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phériques et que c'était là une des raisons par lesquelles on ne pouvait admettre, du moins dans tous les cas, que la disposition en traînées des dermatoses fût sous la dépendance de laltération d'un nerf cutané. On peut done se demander si leur distribution ne correspond pas aux rhizomères, c'est-à-dire aux lerriloires de la surface tégumentaire dépendant des racines postérieures de la moelle. L’explicalion que l’on a donnée de la topographie de certains zonas se trouverait ainsi éten-
due aux dermaloses linéaires. On sait, en effet, que
. Bârensprung, et après lui Charcot et Cotard, Satler,
Chandelux, ayant constaté, à plusieurs reprises, dans le zona des lésions des ganglions rachidiens, placèrent dans le siège même de ces lésions la cause de la distri-
bution particulière de certains cas d'herpès zoster.
Les territoires des racines rachidiennes différent to-
talement de ceux des branches nerveuses fournies par.
les plexus. Chaque racine en effet, par suite de Fentrelacement des paires rachidiennes au niveau du plexus, dissémine ses fibres dans plusieurs nerfs ; et de ce fait, son territoire, au lieu de se modeler sur celui d'un nerf, empièle sur celui de tous les nerfs auxquels elle envoie des fibres. Mais la délimitation des territoires rhizomériques est pleine de difficullés. En raison même de l'enchevêtrement des racines rachidiennes dans les plexus, ilest en effet absolument impossible par la dissection de suivre individuellement ces racines jusqu’à leur terminaison. Toutefois, les recherches expérimentales de
Sherrington ont fourni des résultats qui concordent as-