RENE RS
EX
Ph
M. Arnozan cile un cas appartenant au professeur. Brouardel et dont voici le résumé : Un homme de 60 ans, n'ayant jamais eu d'eczéma, subit une violente conlusion de l'épaule, à la suite de laquelle apparurent des douleurs irradiées le long du bras, puis un eczéma limité au domaine du nerf radial ; il devient rapidement élendu el guérit sans récidive ultérieure. On ne peut s'empêcher d'admettre dans ce cas une relalion de cause à effet entre la lésion nerveuse el l'apparition de la dermatose. Dans un autre cas, dû à du Castel, un traumalisme avant atteint la région du nerf cubital fut suivi au bout de 15 jours de lapparilion d'une dermatose linéaire qui s'élendit ensuile sur le domaine du nerf cubilal, empiétant un peu sur le lerriloire du brachial culané interne. MM. Balzer et Alquier, qui rappellent ce cas (Arch. gén. de Méd. 1901) regardent comme très possible qu'une névrile au cubilal oil produit celle
dermatose en traînée. M. Brocq, d'autre part, à la So-
ciété française de Dermatologie et de Syphiligraphie
(10 mars 1898) parle des « faits déjà connus d’eczéma développé dans le territoire d'un nerf périphérique ». Nous ajoulerons encore que le malade de M. Thibierge (Obs. XVT) chez lequel un psoriasis linéaire s'était développé dans le lerritoire du saphène interne, était alleint de névralgie sciatique récidivante, et que le malade de MM. Gasne et Chiray (Obs. XI) présentait des crises d'angine de poitrine avec irradiations dans la zone de l'accessoire du brachial cutané interne gauche,
terriloire sur lequel est apparu le lichen plan linéaire.
Tous ces faits semblent plaider en faveur de l'alléraüion dun nerf périphérique, comme cause de la dispo- Lion en trainées des dermaloses. Sans doute, nous ne nions pas que, dans certains cas, la lésion où la simple irritalion d'un nerf périphérique ne puisse être le point d'appel d'une dermatose chez un sujet prédisposé, et qu'elle ne puisse même y affecter la disposition linéaire. nous faut dire toutefois que, dans aucun cas de dermalose en {raînée, les lésions histologiques manifestes de la névrite n'ont été signalées. Même dans la névrodermite chronique circonserile ou les démangeaisons sont si vives, il n'existe pas de lésions analomiques constatables des nerfs superficiels. Et dans la selérodermie où ces lésions sont pour ainsi dire constantes, elles sont loujours tardives el paraissent secondaires à la sclérose de la peau. Mais, même en admellant avec M. Hallopeau une simple influence frophonévrolique, sans nécessité de névrile, il ne nous parail pas possible de subordonner à une influence nerveuse périphérique tous les cas de dermatoses linéaires.
En effet, s'il est vrai qu'une trainée linéaire peul répondre dans toute sa longueur au lerritoire d'un même nerf, celle disposition reste exceptionnelle. En général,
* à les dermaloses finéarres cheminent sur différents territoires nerveux, passant de l’un à l’autre sans interrup- Uion. Nous avons vu qu'au fhorax un grand nombre de traînées étaient obliques en haut el en dehors : celle
direction est tout à fait différente de celle des nerfs im-
tercostaux qui se dirigent en bas et en dehors. Les lon-
EPS
M. Arnozan cile un cas appartenant au professeur. Brouardel et dont voici le résumé : Un homme de 60 ans, n'ayant jamais eu d'eczéma, subit une violente conlusion de l'épaule, à la suite de laquelle apparurent des douleurs irradiées le long du bras, puis un eczéma limilé au domaine du nerf radial ; il devient rapidement élendu el guérit sans récidive ullérieure. On ne peut s'empêcher d'admettre dans ce cas une relalion de cause à effet entre la lésion nerveuse et Fapparilion de la dermatose. Dans un autre cas, dù à du Castel, un traumalisme avant atteint la région du nerf cubital fut suivi au bout de 15 jours de Fapparilion d'une dermatose linéaire qui s'élendit ensuile sur le domaine du nerf cubilal, empiélant un peu sur le lerriloire du brachial cutané interne. MM. Balzer et Alquier, qui rappellent ce cas (Arch. gén. de Méd. 1901) regardent comme très possible qu'une névrite au cubilal oil produit celle
dermalose en trainée. M. Brocq, d'autre part, à la So-
ciété française de Dermatologie et de Syphiligraphie
(10 mars 1898) parle des « faits déjà connus d’eczéma développé dans le territoire d'un nerf périphérique ». Nous ajouterons encore que le malade de M. Thibierge (Obs. XVI) chez lequel un psoriasis linéaire s'était développé dans le lerritoire du saphène interne, était atleint de névralgie sciatique récidivante, et que le ma lade de MM. Gasne et Chiray (Obs. XI) présentait des crises d'angine de poitrine avec irradiations dans la zone de l’accessoire du brachial cutané interne gauche,
terriloire sur lequel est apparu le lichen plan linéaire.
Fous ces faits semblent plaider en faveur de l'altéralion d'un nerf périphérique, comme cause de la dispolion en trainées des dermaloses. Sans doute, nous ne uions pas que, dans cerlains cas, la lésion où la simple irritation d'un nerf périphérique ne puisse être le point d'appel d'une dermatose chez un sujet prédisposé, et qu'elle ne puisse même y affecter la disposition linéaire. Inous faut dire toutefois que, dans aucun cas de dermalose en traînée, les lésions histologiques manifestes de la névrite n'ont élé signalées. Même dans la névrodermile chronique circonserile ou les démangeaisons sont si vives, il n'existe pas de lésions analomiques constatabies des nerfs superficiels. Et dans Ta sclérodermie où ces lésions sont pour ainsi dire constantes, elles sont toujours tardives el paraissent secondaires à la sclérose de la peau. Mais, même en admellant avec M. Hallopeau une simple influence {rophonévrotique, sans nécessité de névrile, il ne nous paraîl pas possible de subordonner à une influence nerveuse périphérique tous les cas de dermatoses linéaires.
En effet, s'il est vrai qu'une traînée linéaire peut répondre dans toute sa longueur au territoire d'un même nerf, celle disposition reste exceptionnelle. En général,
les dermaloses linéaires cheminent sur différents territoires nerveux, passant de l'un à l’autre sans inlerruplion. Nous avons vu qu'au thorax un grand nombre de trainées étaient obliques en haut el en dehors : celle
direction est tout à fait différente de celle des nerfs in-
tercostaux qui se dirigent en bas et en dehors. Les lon-