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-brachial dela sixième cervicale (c6). Cependant, au bras
où la bande est formée de stries espacées les unes des autres, les stries externe et interne empiétent un peu sur les territoires voisins. Chez la même
malade, les deux traïnées horizontales que l'on voit au-
dessous de l’aisselle sur la face latérale droite du thorax {
sont contenues tout entières dans les territoires des troisième et quatrième dorsales droites (D, D#); de même, les deux bandes. en demi-ceinture qui entourent le thorax à sa base sont, dans leur plus grande étendue, situées dans le domaine des huitièmes dorsaies (DS); mais l'angle à sommet inférieur qu'elles décrivent sur les flancs empiète fortement sur les territoires sousjacents; quant à leurs lignes d'épanouissement, elles croisent obliquement plusieurs territoires rhizomériques. La deuxième bande de lichen plan qui chemine à la face postérieure de la cuisse droite du malade de l'obs. X est fout entière situéé dans le domaine de la deuxième paire sacrée (S? ); dans la même observation, le territoire de la première sacrée (ST) est complètement déterminé par la dermatose au niveau de Ja face dorsale du. gros orleil. La bande de névrodermite chronique dont est atleinte la malade de l'Obs. XIII répond assez bien au territoire brachial de la cinquième cervicale (CF ). Les bandes de sclérodermie dont nous donnons l'observation ne correspondent à aucun territoire rhizomérique, mais dans d'autres cas celle concordance a été signalée.
Faut-il donc placer dans l'altération des racines pos-
iérieures ou des ganglions rachidiens la cause de la
disposition en lrainées des dermaloses ? Avant même
que ne fussent connus les schémas que Thorburn, Allen Slar el aulres ont donnés des territoires rhizomériques, Bärensprung, el après lui Poit, Girhardt avaient admis celle hypothèse pour expliquer les nœvi linéaires unilatéraux. A notre avis, si elle peut être admise. pour expliquer, dans certains cas, la disposilion en traïntes des dermatoses, elle ne peul pas être généralisée, et elle est passible de la plupart des reproches que nous avons adressés à la théorie nerveuse périphérique. Tout d’'abord, si l'alléralion des ganglions rachidiens a pu être constatée dans certains cas de Zona, elle ne Fa été dans aucune des dermaloses dont il est ici question. De plus, en dépit des quelques exemples de concordance que nous avons signalés plus haut entre les territoires rhizo-
mériques el la disposition des dermatoses linéaires, il
est exceplionnel qu'une {raïnée de dermalose soit com-
prise tout entière dans un rhizomère. En effet, si lon suit une trainée de dermalose sur les membres supérieurs où pourtant les dermaloses linéaires et les rhizo-
mères Ont la même direction générale, on se rend
-comple que celle traînée, par<les courbures, par son
trajel légèrement oblique ou spiroïdal, chemine presque ) C pin Ve \
toujours sur plusieurs terriloires rhizomériques. Com-
me d'ailleurs les bords externes el internes des bras et
des avant-bras sont sous la dépendance (schéma de
, Thornbern de C& et DT, et que les bords externe et in-
terne des mains dépendent de C5 et C, il s'ensuit
qu'une longue bande de dermalose occupant loute la
longueur des bords externe ou interne des membres supérieurs répondra au moins à deux territoires rhizomériques. La conçordance est moins parfaite encore aux membres inférieurs où les rhizomères, loin d'être parallèles, sont limités par des bords parfois très obliques. Quant aux rhizomères du trone dont la disposition est horizontale, ils sont le plus souvent en contradiction avec la direction des trainées linéaires de dermatoses qui, dans la majorité des cas, sont obliques en haut et en dehors. >
Sans doule, dans les cas où la discordance n'est que légère, on pourrait admettre des variations individuelles, une anomalie dans les limites des territoires rh1zomériques. Mais, alors même que nous trouvions une ou même deux bandes dont le trajet fût contenu en entier dans le terriloire cutané d'une racine rachidienne, il existe loujours, si les trainées sont multiples, d’autres trainées linéaires qu'il n'est pas possible de localiser à d'autres rhizomères. C'est ce quia lieu pour les quelques cas où 1} nous ful possible de trouver une concordance assez exacte avec les terriloires rhizomériques : à côté des trainées concordantes, il en est d’autres qui sont en pleine contradiction avec la disposition des territoires rhizomèriques eux-mêmes.
Et encore, si même l'on admettait que les racines ou les ganglions rachidiens fussent en jeu pour localiser les dermatoses sur leurs territoires d’innervalion, il ne. serait pas démontré pourquoi ces dermatoses v affectent
la disposition en traïnées linéaires.
NS
3° Rapports des dermatoses linéaires avec les segments métamériques de la moelle
D'après les promoleurs de la théorie mélamérique, le corps humain serait, à l'origine, décomposable en un cerlain nombre de segments superposés, auxquels Hæckel a donné le nom de mélamères. Chacun de ces segments a, au début, sa vie propre, indépendante et comprend entre autres un segment de centre nerveux où neurolome, el un segment de terriloire culané ou dermalomère. Tous ces segments se solidarisent, se confondent bientôt de façon à former l'individu complet, définilif. Mais il ne semble pas, qu'ils perdent jamais d'une manière absolue leur individualité, et il parait bien élabli, que l'influence de Ja mélamérisalion se fasse toujours sentir dans les rapports de Ia moelle avec les différentes parlies du corps, et que, en particulier, les dermalomères demeurent indéfiniment sous la dépendance des neurotomes où myélomères correspondants. En sorte que, sur la surface cutanée, en plus des Lerritoires dépendan£ des racines rachidiennes, s'en trouvent d’autres rappelant la métamérisalion primilive, et en rapport chacun avec un segment mélamérique de la moelle, |
L'hypothèse d'une altération des segments mélamériques de la moelle a été soutenue par Brissaud pour ex-
pliquer la localisation segmentaire de certains zonas. Il
nm. ‘
est ca effet des cas de zona qui ne coïnecident ni avec la localisation radiculaire, ni avec KR localisation nerveuse périphérique. Tels les zonas des membres qui envahissent tout un segment en se limitant à lui (bras, avantbras, cuisse). Aux faits de celle calégorie, Brissaud, et après lui Ballet, Achard ont appliqué KR théorie mêlamérique spinale. Par extension, on à lenté d'attribuer les dermatoses linéaires au retentissement qu'exereent sur les dermatomères les lésions des mrolomères. Pour bien savoir ce que vaut cette hrpothèse, il conviendrait que la métamérie spinale et cutanée PR mieux connue. Or, les descriptions que nous possédons de Brissaud et de Head sur là topographie des territoires culanés en rapport avec les legments métamériques de la moelle sont loin de concorder. Si cette dissemblance se remarque à peme sur le trone où les dermatomères
se présentent sous forme de bandes horizontales régu-
lièrement superposées. qui diffèrent peu d'ailleurs des.
terriloires rhizomériques. elle est hs marquée sur les membres el surtout sur les membres supérieurs.
En effet, selon Brissaud, les dermatomères affectent sur les membres l'aspect qu'on leur trouve sur le tronc. Ce sont des tegments régulièrement superposés et séparës les uns des autres par des lignes circulaires, des lignes d'amputatiorr.
- Au contraire les schémas qui résument les recherches de Head (voir Marinesce : Lettres d'Angleterre. Semame Médicale 1896) nous montrent sur le membre
supérieur de longues bandes parallèles et allongées
jee ==
dans le sens de Faxe du membre; aux membres inférieurs leur direction générale est encore longitudinale, mais plusieurs d'entre elles se pénètrent en coin, el leurs lignes de séparation sont moins régulières, En somme, les descriplions que donne Head des segments mélanériques de la surface culanée ne différent pas profondément des descriplions qu'ont données Allen-Slar el Thornburn des territoires rhizomériques. Cela fient sans doute à ce que dans leurs recherches analomo-eliniques, Allen-Slar et Thornburn n'ont pas seulement considéré les cas où n'existaient que des lésions ganglion naires où des racines rachidiennes, mais ont liré leurs déductions de cas mixtes intéressant à la fois Ja moelle
et les racines.
Pour établir la délimilation des lerriloires mélarmriques cutanés, Head est parti de ce point, que les zones d'irradiations douloureuses, constatées dans diverses affections viscérales, résulaient d'un réflexe dont Ja cause excilalrice élail l'organe malade el le centre un segment de la moelle. Chaque segment, de la moelle constitue selon lui le centre d'un réflexe dont les points extrêmes sont un organe où un segment d'organe el un territoire limité de la surface légumentaire. Recherchant donc les zones d'irradialions douloureuses des différentes affections viscérales, il est arrivé à délermiper sur la surface cutanée des terriloires qu'il regarde comme nettement limités et qu'il considère comme ré-
pondan£ aux dermalomères. Chacune de ces zones aurait
un maximum d'hvperesthésie, el ce serait là le siège de l'éruplion zostérienne.
Ces vues de Head ont élé acceplées par Constensoux
dans la thèse qu'il soutint en 1899 sur la métamé-
rie et les affections à disposition mélamériqne. Par contre, elles ont été vigoureusement combattues par M. Guillain dans la Revue de Méde-
eine de 1901. Recherchant à son tour les zones
d'irradialions douloureuses qui dépendent des affec-
lions viscérales, dans aucun cas cet auteur n'a pu retrouver les territoires cutanés délimités par Head. 1 faut dire encore que Thounburn, Mackenzie en Angleterre n'ont pas toujours retrouvé les champs d'hyperesthésie qui avaient servi à Head pour établir sa topographie des territoires culanés métamériques. I en résulte donc, el c'est la raison pour laquelle nous avons insisté sur la facon dont elle fut établie, que la topographie des dermatomères telle que l'admet Head n'est pas rigoureusement fondée, et peut au moins prêter à la discussion.
EU cependant, des deux topographies que nous possédions des lerriloires Cutanés en rapport avec les segments métlamériques de la mœlle, c'est de celle-là seulement que tend à se rapprocher la disposition des dermatoses linéaires. En effet, les dermatoses linéaires élant allongées suivant l'axe des membres ont une direction nettement opposée aux zones métamériques de Brissaud qui, comme nous l'avons vu,
sont disposées par ségments horizontaux régulièrement
superposés. Elles sont au contraire dirigées dans le même sens que les bandes métamériques décrites par Head. Mais là se bornent les rapprochemeuts.
- En effet, on peut adresser aux territoires mvélomériques de Head la plupart des reproches que nous avons dû faire aux territoires rhizomériques el aux territoires nerveux périphériques dans leurs rapports avec la distribution des dermatoses en trainées linéaires : la concordance n'est qu'exceplionnellement parfaite : les dermaloses passent d'un terriloire à l'autre sans s'interrompre au niveau des lignes qui les séparent. Sans doute l'altéralion de la moelle expliquerail mieux que lalléraüon d’un nerf périphérique ou d'une racine rachidienne la multiplicité des trainées de dermalose et
leur symétrie parfois assez nette. Mais ençore, S'il S'agis-
sait de l'allération d'un segment mélomérique de la moel-
le, pourquoi la disposilion en trainées linéaires ? 1 semble qu'au contraire le territoire cutané correspondant devrait être envahi totalement par l'affection cutanée. Et aussi pourquoi eelle unilaléralité si fréquemment observée ? Il ne semble pas que les lésions de Ja moelle l'expliquent mieux que les altérations des nerfs périphériques et surtout des racines rachidiennes.
Peut-être, le plus grand nombre des criliques que nous adressons à celle théorie disparaîtraient-ils si la topographie des territoires myélomériques était mieux connue ! Mais nous devons ajouter que, la sclérodermie mise à part, il ne nous a pas été possible de découvrir
une seule observation de dermatose linéaire où l'altéra-
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