STORES
côtes et vont se perdre dans une nappe verruqueuse qui recouvre la région sus-épineuse ; leur longueur est de 7 à 8 centim. ; leur largeur de 5 à 8 millim. Deux stries à peu près symétrie ques aux précédentes cheminent sur la moitié gauche du tronc: elles sont cependant moins obliques et se perdent plus vite dans une surface verruqueuse qui recouvre la région scapulaire gauche. | |
Les régions lombaires droite el gauche présentent quelques surfaces verruqueuses irrégulières, assez symétriques, dont les dimensions varient de celles d'une pièce de 1 fr. à celles d'une pièce de 5 fr. Un placard de la largeur d'une paume de main surplombe le sillon interfessier.
Su: la face latérale droite du thorax deux lignes verrauqueuses horizontales croisent par leur milieu la ligne axillaire ; leur longueur est de 8 centim. environ: leur largeur de 1 centim. ; la supérieure est à 4 centim. de Faisselle ; ‘la seconde à 2? centim. au-dessous de Ia première.
Membre supérieur droil. — Le creux de Faisselle droit est occupé par un placard verruqueux, où les éléments apparaissent plus pigmentés, plus mous, moins rugueux. De la partie antérieure de ce placard naît une bande qui descend presque verticalement sur la face interne du bras, longe le bord interne du coude, puis la face antéro-interne de Favant-bras. Un peu audessus du poignet, elle oblique en avant et en dehors et va rejoindre au-dessus du pouce une bande que nous verrons cheminer à la face externe. Au poignet, ilse détache de son bord inférieur une traînée verruqueuse peu saillante qui suit Faxe médian de la main el se termine un peu au-dessus du médius. L'aspect de cette bande varie suivant les régions : au bras, sa largeur est de 5 à 6 cent. les éléments verruqueux y sont assez saillants, nombreux, pigmentés en gris, brunâtre ; ils diminuent de nombre et de volume vers la partie inférieure du bras, de
sorte qu'au coude la largeur de la bande n'est que de7à 8 milli-
mètres ; à l'avant-bras, elle s'élargit à nouveau, alleignant un centim,: mais les verrucosilés restent peu saillantes, peu nombrouses, ef, Sur une Jlongucur de 2? cent. au tiers inoyen de l'avant-bras, la bande n'est que pigmentaire ; au poignet, elles
sont plus grosses, plus dures, presque cornées.
Du placard verruqueux que nous avons vu occuper la région sus-épineuse droite naissent trois lignes verruqueuses qui contournent la face postérieure de l'épaule el descendent parallèlement sur la face externe du bras : Ta largeur de chacune est de 7 à 8 m m ; elles sont séparées l'une de l'autre par une espace de quelques millimètres ; Les éléments qui les constiluëént sont peu saillants, de la grosseur d'une ‘tête d'épingle à celle d'un grain de millet, biane-orisätres. Vers le Liers moyen du bras, ces trois lignes se réunissent formant une bande qui descend vers le coude, S'élargissant peu à peu, de sorte qu'elle recouvre non-seulement le bord externe, mais une partie des faces antérieure et postérieure du coude; pendant ce trajet les verrucosités sont plus grosses, plus rugneuses, plus serrées. Au-dessus du coude, la bande se divise en deux trainées larges chacune de S millimètres environ et espacées lune de l'autre de 1 centimètre. Elles longent le bord externe de Favant-bras el se réunissent sur le côté externe du poignet où les rejoint la bande que nous avons vu descendre sur le bord interne de Favant-bras. Elles forment là un placard allongé, conposé d'éléments saillants, gris-brunâlre, du volume d'une lentille, très compactes. I S'en échappe deux frainées : lune très rugueuse longe le bord externe du pouce else lermine au niveau de Farticulation phalangophalanginienne, Pautre atteint extrémité du premier espace intermétacarpien où elle se divise : une ligne verruqueuse JTonge le bord interne du pouce el se termine en arrière de longle, une autre recouvre la face dorsale de Pindex et se termine sur la phalangetle ; les éléments ÿ sont très saillants el rugueux, du
volume d'une lentille, gris-brunâtres.
Membre supérieur gauche. — D'une nappe verruqueuse recouvrant la face antéro-supérieure de l'épaule gauche se détache toute une série de lignes plus ou moins longues, d'une largeur variant de un millimètre à 7 et8 millimètres, constitrant par leu ensemble une bande large de 5 à 6 centimètres qui descend à la face antérieure du bras. Cette bande s'élargit au coude dont elle recouvre presque toute la face antérieure ; elle perd à ce niveau son aspect strié, grâce à la condensation des éléments verruqueux ; elle longe ensuile la face antérieure de Favant-bras, obliquant légérement en dehors pour se terminer sur le côté externe du poignet; à partir du coude, elle se rétrécit peu à peu et n'a plus au poignet qu'un centimètre de large,
D'une nappe verruqueuse occupant toute Faisselle naît une bande qui, oblique en bas et en arrière croise la face interne et la face postérieure du bras pour atteindre le sommet du coude ; sa largeur est au début de 2? centimètres ; elle S'amincit vers le üiers inférieur du bras au point de ne plus former qu'une strie pigmentaire ; mais au coude elle est représentée par un placard de la largeur d'une pièce de deux franes. De là, elle se dirige en bas el en dehors, croisant obliquement la face dorsale de lavant-bras, else termine sur la partie externe de la face dorsale du poignel.
Indépendante des deux bandes précédentes, mais le rejoignant sur le bord externe du poignet, descend à la face externe de l'avant-bras une bande, interrompue par places, large de 1 c. environ, qui prend naissance à l'épicondyle ; au-delà du poignet, elle se continue, étroite mais saillante sur la face dorsale du pouce.
En outre, une trainée verruqueuse nait sur le bord interne du poignet, longe le bord interne de la main et de l'auriculaire quelle parcourt dans toute son étendue ; deux autres traînées longent la face dorsale et le bord externe du même doigt.
Deux fines trainées verruqueuses recouvrent la face interne et
la face dorsale de lannulaire ; une autre Ja face externe du médius.
Enfin sur la face dorsale de l'index chemine une tranchée fort saillante qui remonte jusqu'au poignet où elle semble se détacher de Ia bande dorsale de l'avant-bras.
Membre inférieur gauche. -- Un gros placard verruqueux recouvre toute la moitié interne de la fesse gauche. Il se continue en haut avec le placard qui surplombe le sillon interfessier : il est limité en bas par le pli fessier ; s'étend en dehors jusqu'à la la partie la plus saillante de la fesse, atteint en dedans le sillon interfessier et le périnée, et se continue en ces points avec un placard moins étendu, mais disposé d'une facon semblable sur la partie interne de la fesse droite. Les éléments verruqueux, au niveau de £e placard ont des dimensions variant de la surface d'une lentille à celle d'une pièce de un fraue, font une saillie de I à 3 mm. ; leur surface est rugueuse, très sèche, de coloration brunätre.
A la partie antérieure du bord, inférieur de ce placard, par conséquent à la partie supérieure de Ja face interne de la cuisse, prend naissance une bande qui descend verticalemént d'abord, puis obliquement en bas et en arrière, de facon à alteindre le creux proplité dont elle recouvre le tiers interne. Elle descend alors le long de la facc interne de la jambe, décrivant une légere courbe à concavilé antérieure ; passe derrière la malléole interne, longe ensuite le bord interne du pied et se termine à la base du premier orleil. Au niveau du genou s'est détachée de cette bande principale une autre bande qui formée d'éléments disséminés, contourne la tubérosité tibiale et se lermine insensiblement sur le Liers supérieur de la face antérieure de la jambe. En arrière de la malléole interne une fine ligne peu verruqueuse,
surtout pigmentare se détache aussi de la bande principale : contournant le bord interne du pied, eile se porte en bas, en avant et en dehors, gagne le milieu de Ja face plantaire el se
Læ
termine insensiblement en arrière du troisième orteil.
Celle longue bande ne présente pas la même largeur nt le mème aspect dans toute son étendue. A la cuisse, sa largeur est d'environ 4 em. Il est assez facile de distinguer dans cette première partie de son trajet trois lignes parallèles formées d'éléments plus saillants, plus colorés ; elles sont réunies l'une à l'autre par des éléments moins développés. Au genou, il nest pas possible de distinguer de lignes secondaires ; les nœvis, très rugueux, larges, saillants forment à ce niveau un placard qui recouvre le fiers interne du creux poplité et une partie de la face interne du genou. À partir du genou la bande reste simple el diminue de largeur en même temps que ses éléments deviennent plus clairsemés, moins saillants, moins rugueux, moins pigmentés ; en arrière de la malléole, elle n'a plus qu'un centim; le long du bord interne du pied, sa largeur n'est plus que de » mim., mais les verrucosités se sont condensées à nouveau el forment une ligne gris brunâtre, sans discontinuité,
saillants de 2 main. environ.
Une autre bande chemine à la face externe du membre inférieur gauche. Commencant au-dessus el en dehors du placard fessier, dont elle est séparée par un sillon de peau saine de 1 cent. environ de largeur, elle se dirige en bas, en avant et en dehors, décrivant une courbe à concavilé antéro-externe, et atteint la tèle péronière : elle chemine alors en bas et en arrière jusqu'au fiers moyen de la face postérieure de la jambe ; changeant à nouveau de direction et décrivant une courbe à concavité antérieure elle se porte en bas ef en avant, el gagne la face antérieure du cou de pied. À ce niveau, elle se divise en deux lignes secondaires : l'une longe le premier mélatarsien et gagne le premier orteil dont elle recouvre la face dorsale de la première phalange, l'autre longe le deuxième espace intermétatarsien, à la partie antérieure duquel elle se renfle en un placard saillant de Ta largeur d'une pièce de francs et d'où s'échappent
deux autres branches ; l'une recouvre toute la face interne el
une partie de la face dorsale du deuxième orteil. Une trainée verruqueuse indépendante des précédentes recouvre aussi la face dorsale des deux premières phalanges du quatrième orteil.
L'aspect de cette bande varie suivant les régions. D'une largeur de ? centimètres environ et formée d'éléments compacts, saillants, très pigmentés à son extrémité supérieure, elle s'étale à la partie moyenne de la cuisse et ses éléments sont alors plus disséminés, moins nets, d'une coloration rappelant celle de la peau normale. Etroile el saillante au niveau de la tête péronière elle s'étale de nouveau plus bas, de telle sorte. que la face externe de la jambe est recouverte, dans presque toute sa largueur d'éléments disséminés dans sa partie supérieure,plus nombreux, plus compacts, plus foncés dans son tiers inférieur ; les trainées qui vont aux orteils sont étroites, d'une largeur de 5 millimètres environ, saillantes de 1 à ? millimètres.
Une troisième bande, indépendante des deux précédentes, est limitée à la cuisse. Prenant naissance à la partie supérieure de sa face externe, et formée à ce niveau d'éléments disséminés, à peine saillants et peu pigmentés, elle se porte en bas et en avant, s'épaississant ét devenant plus pigmentée à mesure qu'elle descend ; elle se termine un peu au-dessus de Ia rotule ; sa largeur est de 3 centim. environ dans sa partie supérieure, de 2? centim. dans sa parlie inférieure.
Signalons encore sur la face externe de la fesse, en dehors du placard fessier, deux traïnées parallèles obliques en bas el en avant, longues de 10 centim. environ, larges de 1 centim. et peu saillantes, grisätres.
Membre inférieur droit. — I existe à la face interne de la fesse droite un placard verruqueux à peu près semblable à celui que nous avons décrit à la face interne de la fesse gauche. Toutefois, il s'étend moins en dehors et ses éléments sont moins saillants, moins compacts, moins rugueux, moins pigmentés.
De la partie antérieure du bord inférieur de ce placard, c'est-
à-dire de la partie supérieure de la face interne de la cuisse des-— cendent trois lignes parallèles ; chaque ligne verruqueuse est large de 3 à 5 millim., saillante de 1 à 3 millim. ; la peau qui les sépare est verruqueuse par places, simplement pigmentée ail
leurs, de sorte que ces trois lignes peuvent être considérées comme formant une large bande. Nous avons vu la même disposilion du côté gauche, mais à droite les traînées sont beaucoup plus nettes et restent distinctes sur toute l'étendue du membre, ce qui n'existe pas à gauche. Elles se portent tout d’abord en bas et en arrière, puis en bas et en avant, décrivant ainsi une courbe à concavilé anléro-inferne, el gagnent la face interne du genou. A Fa partie supérieure de la face interne de la jambe, elles semblent avoir disparu, eton ne constate à ce niveau que quelques rares éléments peu saillants et d'une coloralion se distinguant à peine de celle de la peau normale. Mais au tiers inférieur, on les voit reparaîitre et on peut se rendre compte qu'elles sont dans le même ordre et dans la même direction que plus haut ; l'antérieure aboutit au bord supérieur de la malléole interne ; la médiane se {ermine dans la gouttière rétromalléollaire, l'autre s'épanouit en un vaste placard irrégulier qui cou-
vre toute la partie inférieure du tendon d'Achille.
A la partie supérieure et externe du placard fessier naît une deuxième bande. D'abord dirigée en avant, elle se porte bientôt en arrière, décrivant ainsi une courbe à convexité antérieure : elle croise le grand trochanter et atteint le milieu de la face postérieure de la cuisse. Changeant de nouveau de direction elle gagne le côté antéro-externe du genou. La largeur de cette bande varie de ? à 3 centimètres ; nette et formée d'éléments saillants à la fesse et au niveau du genou, elle est moins bien dessinée à Ja partie médiane de la cuisse et moins nettement verruqueuses. Par un placard mal limité, formée d'éléments disséminés recouvrant presque toute la largeur de la face anté--
rio-externe de la jambe, elle atteint la face antérieure du cou-
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de pied, où elle est composée d'excroissances plus dures, plus foncées, plus condensées et où elle n'occupe qu'une largeur de 2 centimètres environ. Un peu au-dessous de cette, région elle se divise en deux lignes secondaires : l'une large de 1 centimètre longe le bord interne du pied et du premier orteil, l'autre gagne la partie antérieure du premier espace intermétatarsien où elle se bifurque : Fune des branches recouvre là moitié externe de la face dorsale du premier orteil, autre Ja moitié interne de la face dorsale du deuxième orteil.
En dehors de ces traïnées, à la partie, antérieure de la face dorsale du pied se trouve un placard verruqueux, long de ? cm. large de 1 cm. formé d'éléments gris-brünâtres, du volume d'une lentille, saillants de 7 à S m/m; de son extrémité antérieure s échappent trois lignes verruqueuses qui gagnent réciproquement les faces dorsales des 5°, 4° et 3° orteils.
Il existe en outre à la face antérieure de la cuisse quelques éléments isolés sans disposition linéaire nette.
En résumé : Nœvi hyperkéralosiques en lraînées linéaires avec quelques surfaces verruqueuses irrégulières et d'étendue variable. Cette observation est intéressante par le grand nombre des traînées occupant d'une facon à peu près symétrique les deux moiliés du corps. A remarquer qu'aucune d'elles ne franchit ni la ligne médiane antérieure, ni la ligne médiane postérieure du
tronc.
Observation IE (PAUL STRASSER)
Nœvi kéralosiques linéaires syslémalisés (Archiv für dermatologie und syphilis, 1903, p. 21)
Petite fille, âgée de 5 ans, ne présentait à la naissance aucune
difformité de la peau. Fut pendant 6 mois nourrie au sein, et
pendant ce temps se développa d'une façon régulière, A l'âge de 7 mois. au moment du sevrage, est apparu sur le euir chevelu un cezéma humide qui disparut 3 mois après euviron, ne laissant à sa place qu'une surface desquamante. Vers là même époque se dessinait rapidement sue là peau l'affection partieulidre dont il va être question, et qui depuis n'a subi d'autre modification qu'une variation dans l'intensité dela pigmentalion.
Elle se présente sous forme de traïnées linéaires, oceupant là moitié gauche du trone, le bras et la jambe gauches: à Ia tête, l'affection est bilatérale et par place rigoureusement symétrique. En plus des trainées il existe € et à des surfaces de forme irrégulière. Ces surfaces et les trainées linéaires sont composées de verrucosités avant pour là plupart le volume d'un grain de millet : quelques-unes sont plus grosses et atteignent le volume Tune lentille : leur coloration varie de celle de la peau normale au brun noirâtre : là surface en est sèche et rugueuse, la con ISistance dure, plus où moins cornée, Elles sont plus ou moins confluentes, Entre les régions atteintes la peau à conservé son aspect normal.
L'affection est distribuée de la bon suivante : >
Tête. — Partaut de l'occiput où elles sont réunies, deux bandes larges de ? cm. se dirigent, en Séeartant l'une de l'autre, vers l'angle externe des veux. Srmétriquement placées, elles forment par leur réunion un arc en fer à cheval ouvert en avant, et se terminent à gauche à la limite des cheveux, à droite un peu plus en arrière. De l'occiput, se détachent deux autres bandes, formant un arc ouvert en bas et en arrière et adossé par son sommet à l'arc précédent. Rigoureusement symétriques, elles se portent d'abord en bas et en dehors, passent en arrière des oreilles, deviennent ensuite verticales et se terminent à la partie supérieure de la face dorsale du cou. Du bord externe de ces deux bandes se détachent, un peu au-dessus de la limite des che-
veux, deux traits plus étroits qui se portent en bas eten dehors
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