‹ Contribution à l'Étude des Déterminations Cutanées au Cours de l'Encéphalite Épidémique (Herpès, Zona et particulièrement les érythèmes tox-infectieux)Chapitre 11 sur 26 · JACQUIN · texte numérisé non relu

JACQUIN

R... (A.), 35 ans, interné pour psychose intermittente maniaque, dépressive, présente, le 13 février, de l’hypersomnie, des malaises, courbature, céphalée, des secousses myocloniques diffuses passagères, des algies de la nuque et du dos. Diplopie, léger ptosis, troubles de l'accommodation avec réflexe lumineux un peu lent. Le

20 avril, zona intercostal sur le trajet des 6° 76, 8 et 9° nerfs intercostaux gauches, disparaissant le 20 avril pour faire place à des cicatrices pigmentaires bronzées avec hypoesthésie. Dans la suite, le malade a eu des crises convulsives à type comitial.

De l'association du zona et de l’encéphalite, peut-on conclure à une identité ou à un rapport entre ces deux maladies?

Il est vraisemblable, ainsi que tendent à le démontrer des travaux récents, que le zona, comme l’herpès, rentre dans Île groupe des ectodermoses neurotropes de Levaditi, mais que les deux virus diffèrent l’un de l’autre. L'inoculation de virus zostérien à la cornée du lapin, à l'encontre de celle du virus herpétique, ne provoque pas de kérato-conjonctivite De plus, elle ne crée pas, comme une première inoculation d'herpès, un état réfractaire de la cornée à une nouvelle inoculation de Bquide de vésicule herpétique. Herpès et zona sembleraient donc dus à des germes différents. Zona et encéphalite de même, étant donnée l'étroite parenté des virus herpétique et encéphalitique, peut-être même leur identité, selon Levaditi.

Peut-on expliquer les cas d'association de zona et d'encéphalite par une localisation sur les ganglions rachidiens du virus de cette maladie?

Nos connaissances actuelles sur le zona ne nous donnent pas de critère permettant de différencier le zona, maladie infectieuse épidémique, des éruptions zostériennes, et il y aurait peut être lieu, avec H. Roger, d'admettre que l'affection au cours de laquelle apparaît l'éruption zostériforme ne jouerait qu'un rôle de sensibilisation vis-à-vis du ganglion rachidien plus facilement atteint alors par le virus spécifique du zona.

Dr, des examens anatomo-pathologiques faits par Guizetti et par Bériel montrent l'existence dans l'encéphalite d’altérations manifestes des ganglions rachidiens et de leurs homologues craniens. Elles consistent en infiltration par les Iymphocytes et des plasmazellen plus confluents autour des vaisseaux ; les cellules ganglionnaires sont aussi atteintes, rétractées ; leur noyau est opacifié, atrophié.

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