NT
Ces lésions, sans être constantes, sont assez fréquentes. Guizetti les à rencontrées 5 fois sur 6 autopsies au niveau du ganglion de Gasser et dans une proportion de 25 p. 100 des cas portant sur les ganglions rachidiens.
Ne pourrait-on pas alors considérer ces lésions de l'encéphalite comme favorisant l'apparition du zona ? Schafir se rallie à cette hypothèse pour üne proportion assez grande de cas, ne voyant dans d’autres qu'une coïncidence fortuite.
I'serait intéressant, pour apporter une nouvelle contribution à ce débat, de pratiquer l'examen du sang et de comparer les résultats à ceux que l'on trouve dans le zona.
Nous rappelons succinctement ici le travail de MM. Sabrazès et Mathis sur l'hématologie du zona :
Ï n'y a pas de modifications de nombre ni de forme des hématies ; le taux de l’hémoglobine est normal. Jusqu'au cinquième jour, on trouve de l’hyperleucocytose; l'augmentation porte surtout sur les polynucléaires ; il y a en même temps un certain degré d’'éosinophilie.
Au stade où les vésicules commencent à devenir louches, le taux des globules blancs revient à la normale.
A la période de dessiccation, il y a une nouvelle poussée d'hyperleucocytose avec parfois éosinophilie plus marquée.
Au bout de deux septenaires, le retour à l'équilibre est définitif (Sabrazès et Mathis, Revue de médecine, 10 mars 1901).