‹ Contribution à l'Étude des Déterminations Cutanées au Cours de l'Encéphalite Épidémique (Herpès, Zona et particulièrement les érythèmes tox-infectieux)Chapitre 26 sur 26 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Résumé et conclusions.

Nous avons passé en revue dans ce court travail les diverses manifestations cutanées observées au cours de l'encéphalite épidémique.

Comme on a pu le voir, elles sont d'ordres bien différents.

Les unes herpès, et zona, rares, sont peut-être unies à l’encéphalite par des liens étiologiques, manifestations cutanées d'un virus neurotrope identique à celui de l’encéphalite ou du moins voisin.

Pour l'associalion herpès-encéphalite, la question semble tranchée par les recherches expérimentales de Levaditi; cependant l'herpès est rare dans l’encéphalite, les malades atteints de cette affection sont réceptifs à l'inoculation cutanée de l'herpès, il n y aurait donc pas d’immunité cutanée à la suite d'une atteinte du névraxe. À l'appui de la théorie uniciste de Levaditi viennent les observalions de Sicard qui, injectant dans l’espace sous-arachnoïdien du virus-vaccin encéphalitique, voit cette injection suivie d’une éruption herpélique très marquée.

L'association du zona et de l’encéphalite est encore plus rare. Ici, nous savons expérimentalement que les virus sont voisins, mais différents. L'on peut accorder, dans certains cas, aux lésions que l’encéphalite détermine sur les ganglions rachidiens, un rôle favorisant l’action du virus zostérien. Dans bien des cas cependant, il semble que l’on doive conclure à une simple coïncidence.

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La troisième catégorie d'éruptions observées dans l’encéphalite rentre dans le cadre des érythèmes et des purpuras infectieux.

On Les observe dans l'encéphalite comme on peut les observer dans la plupart des maladies infectieuses. Cesont des érythèimes scarlatiniformes, morbilliformes, vésiculeux, souvent polymorphes, affectant parfois les caractères d’un véritable purpura. Ces éruptions sont rares, nous avons pu en réunir 21 cas. Sur ce nombre, 5 présentaient le type scaïlatiniforme, 2 avaient l'aspect de l’éruption morbilleuse, 14 avaient un aspect poly. morphe, papuleux, érythémateux, vésiculeux ou purpurique. Ce purpura, sur ces 14 cas, s’est rencontré trois fois, une fois isolé, les deux autres associé à des éruptions diverses.

Il est important, malgré leur rareté, de les connaître, car ils sont susceptibles d'égarer au moins quelque temps le diagnostic

de la maladie.

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