PAST I ET TA
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Toutefois, je ne dis pas que le streptocoque soit la cause de complications grippales, mais il joue certainement un rôle considérable.
Weichselbaum*, qui a trouvé des diplocoques dans le sédiment urinaire des grippés, se demande s’il sont la cause de la grippe ou seulement d’une infection secondaire. Pour la première théorie, il y a de favorable leur leur présence constante, leur diminution en nombre et en virulence au moment de la convalescence et, enfin la courte incubation de la maladie.
L’épidémicité seule ferait pencher vers un avis contraire. Malgré cela, il ne croit pas à leur spécificité.
Krannhals?, de Riga, croit que c’est le pneumocoque de Frænkel qui est la cause de la pleurésie grippale, les streptocoques et les staphylocoques n’auraient qu’une influence secondaire. Il se produit là, un phénomène qui est analogue à celui qui se passe dans les pneumonies où les pneumocoques s’échappent de l’exsudat alvéolaire et sont remplacés par des cocci pyogènes. Il n’est pas douteux pour lui qu'une pleurésie séro-fibrineuse, s:2 produisant sans affection pulmonaire concomitante, puisse être le fait du pneumocoque de Frænkel. IL présume même que ces cocci sont le plus souvent la cause de cette affection. Pour Finckler, le streptocoque serait l’a gent spécifique de la grippe.
Chantemesse, qui ne regarde le streptocoque que comme agent d'infection secondaire, admet que la grippe a pour caractère de favoriser la pénétration et la culture dans
1 Deutsche Nov. Wochensch., 1890.
1 Die Inluenza Epidemie des Winters, ia Riga, 1339 90.
RD ee l’organisme des microbes qui sans lui n'auraient pas pénétré.et auraient été détruits promptement.
Bouchard a émis la même opinion, tout en exprimant de quelle façon il comprend l’action déprimante de la grippe. Nous allons publier 27 extenso sa théorie.
« Le phagocytose est entravée, dit-il, certaines cellules chargées de nous défendre de cet envahissement nous défendent moins bien; c’est alors que la pneumonie apparaît.
« Par ses manifestations multiples, qui frappent surtout l’arbre respiratoire, la grippe ouvre la porte d’entrée à ces microbes qui n’attendent qu’une occasion favorable de pénétrer dans nos tissus et d’y exercer les ravages nécessaires à leur biologie. De là, la fréquence des angines, des otites, des parotidites, ou des bronchites, des pneumonies, des noyaux de broncho-pneumonies suppurées, accompagnées ou non de pleurésie purulente ; de là l’apparition des phénomènes pyohémiques par suite de l’euvahissement du courant circulatoire par les microbes de la suppuration.
« Ge sont là des complications identiques à celles qu'on rencontre dans une foule d'états infectieux, tels que l’érysipèle, la scarlatine, l’état puerpéral ; elles sont produites par les mêmes agents pathogènes, agissant dans un con cours de circonstances analogues.
€ Etant transportés en dehors de leur habitat normal, ces micro-organismes acquerrontune virulence plus grande qu’ils gardent ensuite pendant un certain temps. C’est ce qui explique la fréquence des infections secondaires au cours des épidémies. C’est parce que la virulence du microbe au fur et à mesure du développement de l'épidémie,
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