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EN es augmente, que la contagion de pneumonie augmente parallèlement; c’est pour cette cause encore que, dans les derniers tempsde l'épidémie de grippe,alors que celle-ci semble près de disparaître, par contre les pneumonies persisentet sont mêmes plus fréquentes que lorsque la grippe est dans toute sa puissance. »
Vaillard et Vincent, du Val-de- Grâce, remarquant la fixité des résultats de leurs recherches, admettent que le streptocope doit jouer un rôle important dans la pathogé-nie des accidents grippaux.
Kelsch donne l'interprétation pathogénique suivante des atteintes portées aux séreuses en général et à la plevre en particulier par les agents infectieux. « C’est, sans doute, dit-il, à cause de la richesse du réseau lymphatique qui les sillonne,qu’elles sont les territoires de prédilection pour la localisation des maladies infectieuses. Les étais septicémiques généraux se compliquent souvent de pleurésies dues aux agents pathogènes déposés dans la plèvre par la circulation sanguine et lymphatique. Que si l’on nous demande ensuite pourquoi la pleurésie est si fréquente dans l’adolescence, chez les jeunes soldats notamment, nous répondrons qu'à cet âge l'accroissement rapide du périmètre et des organes thoraciques crée pour ces derniers une véritable imminence morbide qui les
rend plus vulnérables aux agents pathogènes.
À côté de cette explication anatomique et physiologique, nous pouvons citer celle de Widal tirée de la bactériologie : « Une modification dans la virulence du microbe pathogène, telle est la cause qui détermine pour
1 Gazette hebd., octobre 1890.