‹ Contribution à l'étude des déterminations pulmonaires primitives du rhumatisme articulaire aigu: Congestion pulmonaire rhumatismaleChapitre 22 sur 24 · PET · texte numérisé non relu

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fièvre et la congestion pulmonaire ont précédé de deux jours

nee D

les artropathies. Celles-ci se sont résolues rapidement, et

l'affection pulmonaire a donné la scène morbide, »

Observation IX

Congestion pulmonaire précédant de deux jours les artropathies, puis alternant avec elle (Thèse de Bousr. Paris,

L'attaque de rhumatisme date du 1°" mai 1904, mais celleci diffère totalement des autres. Le malade entre primitivement à l'hôpital pour congestion pulmonaire. Quelques jours après, ce malade est en véritable asystolie; dans la suite, on découvre une néphrite parenchymateuse. Enfin, il est pris de douleurs dans la cheville. Ces douleurs persistent deux ou trois Jours, puis disparaissent On donne au malade du sali-

\ cylate de soude; les urines deviennent noires, on les examine et on y découvre de l’albumine. On cesse le médicament, et l'on se contente de faire sur les articulations des pansements avec du salicylate de méthyle. La douleur passée, la congestion pulmonaire qui s’était un peu atténuée se manifeste à nouveau, ainsi que l’asysotolie et la néphrite.

Dans l'intervalle, c’est un doigt qui devient tuméfié et douloureux, et puis un autre. Cependant, la douleurn’est pas très vive, et la meilleure preuve, c’est que le malade, pour soulager sa dyspnée violente, se met souvent sur son séant en prenant un point d’appui sur ses poignets.

C’est ainsi qu’il traîne depuis son entrée, ne soufirant presque pas du rhumatisme, car les douleurs sont fugaces, passa-

gères,non accompagnées de fièvre (la température ne dépasse

pas 38°); et n’était surtout sa congestion pulmonaire, il continuerait à vaquer à ses occupations, car, à chaque crise, ce sont seules les pelites articulations qui sont prises. à

Notons que le malade ne présente pas de lésions cardiaques, et que la néphrite s’est déclarée pour la première fois

dans le cours de cette attaque.

Observation X

Congeslion pulmonaire précédant de quelques jours les arthropathies (empruntée à Buxzer).

Un jeune homme est pris de frisson et d’une fièvre légère. Quelques jours après : toux, pommettes rouges comme dans la pneumonie. Vingt respirations par minute, peu de signes stéthoscopiques : quelques râles disséminés. Cet état dure plusieurs semaines pendant lesquelles le malade peut aller à ses affaires. On a fait le diagnostic de tuberculose, Puis surviennent brusquement, violemment, des signes de congestion pulmonaire bien manifeste. Celle-ci cède rapidement pour faire place aux premières localisations d’un rhumatisme

articulaire aigu.

Observation XI

« Pneumonie » précédant les artropathies et disparaissant le jour de leur apparition (Thèse de M. Nicor, 1829. Service de M. FouquIer, salle Saint-Michel).

Un jeune homme atteint de pneumonie, arrive au cin-

quième Jour, résistait à tous les antiphlogistiques, aux émis-

7 STE sions sanguines. Il éprouve des douleurs aiguës dans les membressupéri-urs, puis daus les inférieurs; le jour même,

la pneumonie disparaît.

Observation XII

Observation rapportée par M. LeBRerow, et due à M. Hucran».

Le 21 octobre 1884.—M.le Dr A. Robin, médecin à Bercy,

me fait l'honneur de m'appeler en consultation pour une malade, R..., âgée de 40 ans, malade depuis une quinzaine de jours. A cette époque, vers le 5 octobre, mon confrère avait constaté tous les signes d’une pneumonie commençante marquée surtout à la base du poumon gauche(frissons, point de côté, fièvre intense. Pouls à 120°. T. à 395), Rôles crépitants à la base localisés au point douloureux. Le lendemain, le point de côté avait disparu, sous l’influence d’une application desangsues, mais les râles crépitants s’entendaient sur une surface beaucoup plus grande; pas de souffle, pas de crachats caractéristiques.

Yilrois vésicatoires furent appliqués successivement, une potion de Todd ordonnée; et, vers le dixième jour,on constatait une disparition presque complète des phénomènes pulmonaires. Mais alors survint, pour la première fois, une attaque de rhumatisme articulaire aigu, qui envahit rapidement les articulations.

Sous l'influence du salicylate de soude, à la dose de 6 grammes, les douleurs rhumatismales disparaissent très facilement

et sont alors remplacées par les signes d’une congestion pul-

de gg te monaire droite, avec épanchement pleural. (Râles souscrépitants fins, souffle voilé, égophonie, matité absolue. Épanchement pleurétique certain s’étendant sur une large surface. Dyspnée intense avec menace de suffocation au moindre mouvement.) C’est dans cet état que je vis la malade le 21 octobre et * voici ce que je constatai :

Congestion pulmonaire gauche.

Congestion pulmonaire droite avec râles crépitants, souffle léger, voilé, pleurétique. Pression du phrénique douloureuse, Le diaphragme se contracte mal à droite, il y a certainement de la pleurésie diaphragmatique. La situation est jugée très grave en raison des attaques d’orthopnée. Vésicatoires, ventouses sèches, Todd et extrait de quinquina, sulfate de quinine et digitale. |

Sous l'influence de ce traitement, la dyspnée s’amende rapidement et, après trois semaines, la guérison était à peu près complète. On ne constatait plus en arrière et aux deux bases que quelques frottements pleuraux et quelques râles

sous-crépitants.

Observation XIII

sui , , , “1 , Q | Rhumatisme pulmonaire d'emblée. Première manifestation, le malade sort. Il rentre {rois jours après avec une altaque de rhumatisme articulaire aiqu (Furrer. On Rheu-

malism, p. 319).

Thomas C... entre à St-Georg’es hospital, le 2 février 1856 avec une/pneumonie. Dès le commencement de sa maladie,

il est littéralement baigné de sueurs acides profuses, émet-

x | — 84 — tant l’odeur particulière du rhumatisme, et sa langue est excessivement rouge cet écailleuse. Si marqués étaient ces symptômes que, de suite, je le questionnai sur l’existence de douleurs rhumatismales, et que je fis ressortir devant les élèves les caractères particuliers de cessymptômes, comme indiquant la provenance de la maladie et le traitement à suivre. Durant son séjour à l'hôpital, il n’eut aucun rhumatisme externe, mais dans l’espace de trois Jours après sa sortie, il fut atteint d’une attaque de rhumatisme articulaire aigu et fut admis à nouveau dans l'hôpital et confié aux bons soins du D" Bences-Jon’es qui reconnut une attaque de rhumatisme

bien nette,

Nous regardons ce dernier cas comme une manifestation isolée du rhumatisme pulmonaire. Dans sa maladie, en effet, l'individu a parcouru deux étapes, séparées l’une de l’autre par un intervalle assez important. Dans la première étape, c’est là conges-tion pulmonaire qui domine la scène : dans la seconde, c’est le rnumatisme articulaire qui se révèle.

Si Füller avait connu le salicylate, il l’aurait certainement administré à son malade, et dans ces conditions, nous nous demandons s'il n’eût pas été possible d'empêcher la détermination rhumatismale

articulaire.

me

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