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Néanmoins, si l’on ne peut, comme pour le cœur, établir des lois de coexistence entre les lésions articulaires du rhumatisme et les lésions pulmonaires de cette phlegmasie, il nous semble cependant exact d’insister sur ce fait qu’elles sont plus fréquentes qu'on ne le croit généralement.
Souvent développées d'une manière insidieuse, latente, au milieu de la fièvre rhumatismale, à détermination articulaire, qui attire seule l’attention, on les ignore parce que l’on ne prend pas soin de les rechercher systématiquement.
Les localisations pulmonaires du rhumatisme peuvent ou précéder l’attaque, ou lui succéder, ou évoluer en quelque sorte en dehors d’elle. Celles qui sur- ‘viennent à titre de complications dans le cours d'une attaque de rhumatisme sont des faits trop connus, trop entrés dans le domaine classique pour que nous les étudiions. |
Aussi est-ce à dessein que nous les laisserons de côté ; à dessein nous nous bornerons donc à décrire les manifestations primitives ou isolées du rhumatisme
sur le poumon.
En effet, à côté des localisations rhumatismales, endocardiaques, primitives généralementadmises par les auteurs surtout chez les enfants, à côté, dis-je, de’ ces localisations, nous croyons pouvoir reconnaître comme assez fréquentes, des manifeslations pulmonaires primitives du rhumatisme, et même des loca-
lisations pulmonaires isolées de cette infection.