‹ Contribution à l'étude des dextrocardiesChapitre 17 sur 17 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Sans être d'une très grande fréquence, les cas de dextrocardies!de toute nature sont assez nombreux pour | retenir l'attention du médecin. |

D'après Schlentz, 1l y aurait, publiées dans la littérature médicale, depuie les premiers temps jusqu'en 1909, un total de 210 observations d’inversion totale ou partelle. :

Madame Culcer Petresco donne dans sa thèse, de 1896 à 1912 un total de 58 observations, dont 20 de dextrocardies pures.

Nous mêmes avons noté de 1912 à 1919 : 7lidextrocardies par inversion totale, et 6 dextrocardies congénitales pures.

Ces dernières sont évidemment celles que le médecin rencontrera le plus rarement.

Nous avons vu que certains auteurs allaient jusqu à mettre en doute leur existence: Il semble pourtant qu'un examen clinique attentif, surtout avec l’aide et sous le contrôle de la radiographie et de l'électrocardiographie. permette de porter avec le maximum de probabilité de diagnostic de dextrocardie congénitale pure.

Rien ne prouve en effet que cette transposition du cœur

DUVAL ñ

à droite ne soit pas congénitale, soit qu'il s’agisse d’une inversion réelle analogue à l’inversion totale dés viscè:es, soit qu'on se trouve en présence d’un déplacement congénital du cœur d'un mécanisme à déterminer : une laxité spéciale du médiastin par exemple.

La question est d'importance car il existe des dextrocardies chez des individus par ailleurs absolument

normaux. Il serait à la fois faux et dangereux d'affirmer

systématiquement que toute dextrocardie pure est d’origine pathologique. L'erreur de diagnostic se doubleraitici d’une erreur d2 pronostic. On effrayerait inutilement le malade et sa famille, on lui imposerait des traitements intempestifs, on s’exposerait enfin a faire réformer des hommes sains. |

Toutes conséquences fâcheuses que l'on évitera en se persuadant que si la dextrocardie congénitale cst en somme assez rare, il est pourtant nécessaire cliniquement d’y penser.

26 5) o° NERO 0 Vu : Nine fe Le Doyen, Le Président de la Thèse, ROGER P; VAQUEZ

Vu ET PERMIS D’IMPRIMER :

Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris

POINCAREÉ k |

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