EXPOSÉ
Affecté en Janvier 1919, à Rennes, a l'Hôpital complé- | mentaire N° 50, nous eûmes l'occasion d’y observer, à quelques jours d'intervalle, trois cas de dextrocerdie congénitale, l’une pure, les deux autres ressortissant à une inversion totale des viscères. 5e |
Nous fûmes frappé par ce fait que, chez ces trois individus, l’anomalie dont ils étaient porteurs avait été découverte tout à fait fortuitement : chacun d’eux portait l’un son cœur, les deux autres tous leurs viscères inversés, sans qu’il en résultät pour eux la moindre gêne.
On conçoit que de tels individus, sauf le cas de maladies intercurrentes, soient rarement l’objet d’un examen clinique. Maisdepuis 1914, lenombre deshommesnormaux, | ou considérés comme tels, qui sont passés entre les mains | des médecins est incalculable. k
De nombreux cas de dextrocardie, ignorés jusque-là, ont du être ainsi découverts ; et de fait, relatant les trois cas que nous Los nous avons maintes fois entendu des confrères nous répondre qu'ils en avaient eus de semblables dans leur service.