‹ Contribution à l'étude des diènes conjugués ramifiésChapitre 13 sur 79 · NES = LOU OT CUT · texte numérisé non relu

NES = LOU OT CUT

On peut attribuer à cette semicarbazone la formule C:*H21N:0 soit pour la cétone : C1?H1#0. La cétone régénérée de la semicarbazone, comme il a été indiqué pour le produit B, présente les constantes physiques suivantes : Eb, — 10505.

Je n'ai pu trouver dans la littérature chimique de cétones répondant exactement aux caractéristiques des produits B et C. Le produit C semble appartenir à la série des isoxylitones de Knœvenagel et Schwartz (16). La constitution des composés de cette série est assez mal connue, les travaux sont anciens, les isomères sont nombreux et les constantes physiques trop imprécises pour qu’on puisse identifier d’une façon certaine, le produit C à l’un de ces composés.

C’est Pinner (12) qui a donné le nom de xylitone à une cétone C122H150 retirée des résidus de préparation de la phorone. Kerp et Muller (13) crurent isoler le même composé des produits de condensations de l’acétone par l’éthylate de sodium. Knœævenagel et Fischer (14), puis Bredt et Ruebel (15), Knævenagel et Schwartz (16), après de longues controverses, admirent la diversité des composés obtenus par Pinner d’une part, et Kerp et Muller d’autre part, en même temps que Knœvenagel et Schwartz préparaient deux nouvelles cétones isomères par condensation de la phorone avec l’éther acétylacétique en présence d’éthylate de sodium. ë

Ces différents auteurs admettent tous que ces divers composés sont cycliques et non saturés. Knœvenagel et Blach (17) proposèrent de diviser les cétones C1?H1#0 en deux groupes : les xylitones obtenues dans les condensations acides de l’acétone et les isoxilytones provenant de la condensation alcaline. La cétone de Kerp

et Muller étant l’« isoxylitone (Eb,, — 117-1189 ; semicarbazone, F = 158-1590), et celle de Knævenagel et Blach étant la 6 iSOXYlitone (Eb:: — 129-1315 ; semicarbazone, F — 1752).

Selon ces auteurs, l’« isoxylitone peut être caractérisée par les constantes suivantes : Eb,, — 117-1180; n}ÿ — 1,5249 ; d'$ — 0, 9596. Son oxime est huileuse et ne cristallise pas après plusieurs semaines de repos. « La semicarbazone se présente sous forme d’un corps solide fondant à 1500 à l’état brut. Après recristallisations répétées dans l'alcool, le point de fusion atteint 158-1590 sans qu’il soit modifié par des recristallisations dans le chloroforme. »

Le produit C diffère notablement de l’« isoxylitone par son indice ; les points de fusion des deux semi-carbazones sont aussi nettement différents, mais ces composés semblent cependant assez voisins. Peut-être s’agit-il d’isomères. Je n’ai pas tenté d’élucider cette question assez complexe, car une étude parallèle effectuée par B. Ekeley et W. Howe (18) semble assez décevante.

Il est à noter enfin que le produit C semble avoir été isolé par Bodroux (19), qui indique, que par condensation de l’oxyde de mésityle, sous l'influence du carbure de calcium, on obtient un produit jaune d’odeur désagréable Eb 4, = 238-2410 ; nf — 1.5057 ; formule C'?H1#0; donnant deux semicarbazones : une gommeuse, l’autre solide, F — 165-1660.

En résumé, il résulte de cette étude sur la préparation de l’oxyde de mésityle par condensation de l’acétone à l’aide de carbure de calcium, qu’elle permet d’obtenir, à côté du composé cherché, de notables quantités de diacétone-alcool (5 % de l’acétone traitée) et deux cétones C°H1#0 et C12H140.

Propriétés de l’oxyde de mésityle.

Selon Harriés (20), l’oxyde de mésityle possède une odeur rappelant celle du miel, alors que d’autres auteurs lui trouvent une odeur de menthe, ce qui prouve qu’elle est assez difficile à définir. La même imprécision règne au sujet des constantes physiques et on trouve dans Beilstein une série de points d’ébullition s’échelonnant entre 1280 (21) et 1310 (22). Les densités varient, elles aussi, dans d'assez larges limites di — 0,8578 (23) et

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