‹ Contribution à l'étude des diènes conjugués ramifiésChapitre 14 sur 79 · RUES · texte numérisé non relu

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di — 0,86532 (24). Les auteurs s'accordent tous pour signaler la grande difficulté d'obtenir lors de la distillation un palier nettement défini. Harriés (20) a été amené à supposer que l’oxyde de mésityle est un mélange de deux isomères qu’il différencie par leur solubilité dans le bisulfite de sodium. Il agite longuement du bisulfite de sodium et de l’oxyde de mésityle ; 60 % de ce dernier sont dissous dans les premières vingt-quatre heures ; mais au bout de ce temps, la dissolution se ralentit, puis s’arrête, même si on renouvelle la solution de bisulfite de sodium.

Le composé bisulfitique obtenu, recristallisé dans l’alcool et précipité par l’éther, permet la régénération d’un oxyde de mésityle dont les propriétés diffèrent légèrement de celui qui est insoluble dans le bisulfite. En particulier, il se redissout immédiatement dans le bisulfite et réagit plus rapidement avec l’hydroxylamine, la semi-carbazide, etc., sans que l’auteur puisse mettre en évidence des différences dans les produits de condensation obtenus.

Les constantes physiques sont elles-mêmes très voisines (25) : Eb:: — 349 ; dis — 0,85618 ; n° — 1,44361 pour l’oxÿde insoluble dans le bisulfite et Eb,, — 34-350; di} — 0,8568 ; nf — 1,44461 pour l’oxyde de mésityle régénéré du composé bisulfitique.

Morton (26), reprenant les travaux de Harriés, a constaté que l’oxyde de mésityle se combinaït lentement mais quantitativement avec le bisulfite de soude et qu’en outre, après décomposition de la combinaison bisulfitique, il n’obtenait qu’un seul corps rigoureusement identique au produit primitif.

Vers la même époque, Dœuvre (27), après avoir constaté que la plupart des chimistes, qui avaient étudié l’oxyde de mésityle, indiquaient pour cette cétone des constantes physiques présentant entre elles des différences appréciables, a voulu vérifier l'hypothèse de Hibbert (28), selon laquelle l’oxyde de mésityle est composé des deux cétones :

CH

CH® « NC=CH-CO—CH® et ŸC—CH:-CO—CH:

cH CH2/

I IT

Après avoir traité à froid de l’acétone par du carbure de calcium, ce qui lui donne un mélange de diacétone alcoolet d’oxyde

de mésityle, il traite la totalité du produit de réaction par une trace d’iode afin de déshydrater le diacétone alcool et passer ainsi à l’oxyde de mésityle. Après rectification, il obtient un produit passant à 128°,5-1290,5 sous 740 millimètres.

Cet oxyde de mésityle fut ensuite soumis à la méthode d’ozonisation quantitative en milieu hydroacétique qu’il avait mise au point. Ses conclusions furent les suivantes : « Nous avons obtenu 95 % d’acétone correspondant à 95 % de la forme I. Le dosage de la forme II n’a pas été possible car la décomposition de l’ozonide de la forme II donne naissance, comme l’ont indiqué Harriés et Furk (Lieb. Ann. 1910, T. 374, p. 338), au peroxyde du méthyl-

O glyoxal CH3CO CH | et ce dernier corps par hydratation con-

duit à un mélange en proportions variables de CH — CO — CHO, CH COOH,'H COOH.

La précision de la méthode de dosage de la forme I n’est pas suffisante pour permettre de conclure avec certitude, par différence, à l’existence de 5 % de la forme Il.

Nous pouvons simplement affirmer que l’oxyde de mésityle étudié répondait sinon en totalité, du moins en très grande partie à la formule suivante :

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