MR D APE
ce qui permettra la mise au point d’une technique et d’un appareillage grâce auxquels j'ai pu isoler un certain nombre d’alcools éthyléniques tertiaires.
30 La même étude portant sur les diols dérivant du diacétone alcool fera l’objet de la troisième partie et donnera lieu à une mise au point identique.
4° La quatrième partie comprendra d’abord une revue des principaux catalyseurs de déshydratation, de leurs avantages et de leurs inconvénients. Je montrerai ensuite que les énols du type
OH
OH OH
| | et que les diols : CH$ — C — CH? — C — R donnent chacun
| | OH CH
par déshydratation deux diènes isomères I et II.
CH°—C=CH—C—CHR CH°—C—CH—C—CH—R | Il | | CH CH: CHAR CEE
I IT
Pour déterminer la constitution de ces diènes par ozonolyse un générateur d’ozone sera réalisé.
9° La cinquième partie sera consacrée à l'étude des diènes précédents. Par hydrogénation, je préparerai d’abord les carbures saturés correspondants ; puis, la condensation du premier terme le diméthyl-2.4 pentène-2 ol-4, avec quelques philodiènes : anhydride maléique, benzo et naphtoquinone, me permettra d'isoler
KE
des composés, dont certains présentent des phénomènes de transposition intéressants mais assez difficiles à expliquer d’une façon certaine.
Enfin, la mise en évidence de la fixation d'oxygène par les diènes terminera ces recherches. Après avoir décrit l’appareillage réalisé, j'étudierai les conditions de cette réaction, l’importance relative de différents facteurs : température, pression, lumière, catalyseurs, ainsi que le phénomène d’autocatalyse qu’elle présente.
Ce travail a été effectué au laboratoire de chimie appliquée de la Faculté des Sciences de Besançon. Les recherches qui avaient pour objet l’obtention d’anesthésiques locaux, ont été entreprises sur les conseils de M. le Professeur Pastureau, de la Faculté de Pharmacie de Nancy, dont je tiens à saluer la mémoire et à évoquer le souvenir qui reste vivace au cœur de ceux qui approchèrent ce maître affable.
Mes sentiments de gratitude et de reconnaissance vont à M. le Doyen Tourneux et à M. le Professeur Joannis pour le bienveillant intérêt et la sympathie qu’ils n’ont jamais cessé de me témoigner tant au cours de mes recherches que dans mes fonctions d'enseignement ; à M. le Professeur J.-J. Trillat, dont les encouragements amicaux me furent précieux ; à M. Arcay, Maître de conférences de Physique, auquel je n’ai jamais demandé en vain un conseil ou un service.