NO TAC
me sonde et trouve que la sonde est bouchée..... et il donne un coup de seringue..... et le ver arrive tout vivant.....
Le lendemain matin, à l’arrivée de M. le docteur X... le chef infirmier lui remet le ver étant encore tout vivant : le médecin avant de l’envoyer à Monsieur R... y l’examina bien et au miscrope (!!) c’est parfaitement un ver vivant; en lui versant du mentol le ver a resauté.....
Voici le récit de la maladie de M. A. V.
(Signature)
M. le docteur Massia à qui l’on porta ce «parasite» fit immédiatement le diagnostic de pseudo-parasite ; ce soit-disant ver de 10 cm environ de long, légèrement déchiqueté à l’une de ses extrémités, n’était autre chose qu’un moule de l’uretère obtenu avec du muco-pus provenant probablement du bassinet d’un rein du malade.
Les hématuries, la douleur reinale, le pus dans les urines font pencher vers le diagnostic de pyélonéphrite tuberculeuse (le résultat de l’inoculation au cobaye obtenu le 11 mai 1920 est cependant négatif).
De toutes façons l'issue de ces cylindres muco-purulents de fibrine fait poser un diagnostic très sévère.
Concrétion fibrineuse aussi, la filaria zebra trouvée à Brest en 1851 par Mongrand dans la veine saphène interne gauche d'un forçat.
On a pris également pour des protozoaires ou des flagellés des organismes contenus dans le mucus de malades atteints de rhume des foins, organismes qui n'étaient autre chose que des cellules épithéliales vibratiles isolées.
Dans les colites muco-membraneuses, on trouve dans les selles un grand nombre de rubans enchevêtrés qui offrent une curieuse ressemblance avec les tœnias et surtout avec le botriocephale large. En les examinant séparément dans l'eau on voit qu'ils sont inégaux comme forme et comme dimensions, qu'ils sont irré-
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OR ET -DREL gulièrement segmentés et ne présentent pas de pores génitaux latéraux ou médians comme les tœnias ou les botriocephales.
De plus, au microscope, on ne trouve pas trace des œufs caractéristiques des vers plats, mais seulement quelques cellules épithéliales de l'intestin disséminées dans une masse muqueuse d'apparence fibrineuse.
D’autres erreurs plus grossières encore ont été commises. M. le professeur Guiart eut, en 1906, l’occasion d'observer une trachée d'animal trouvée dans les matières fécales d’une jeune fille de 15 ans habitant le Creusot, et prise pour un ver intestinal.
Un autre jour on apporta dans son laboratoire une soi-disant larve d’insecte trouvée dans un vomissement. C'était tout simplement une plaque épidermique recouvrant le tarse d’une patte de poulet mangée la veille par la malade.
Il existe dans la littérature zoologique, un cas célèbre, le cas du phœnicurus décrit autrefois par le professeur Henri de Lacaze-Duthiers et qui n’est autre qu'une trachée isolée de téthys liporine.
En 1817 Rénier donna à la téthys le nom « d'hydatula varia », ce qui fut admis la même année par Ru-
dolphi. — En 1822 Otto décrivit le vertumnus léthydicola. — Delle Chiaje le considéra en 1823 comme
une planaire ; enfin, quoique Rudolphe Berg ait montré en 1875 qu'il s'agissait de branchies analogues aux papilles dorsales des æolidiens, de Lacaze-Duthiers publia en 1885 sous le titre de phœænicurus une longue biographie de ce soi-disant parasite dans laquelle il décrit l’un après l’autre les différents organes.
MSG
Nous citerons enfin les faits suivants, assez récents : en février 1916 MM. Chatton et Blanc décrivirent avec de nombreux détails et plusieurs planches à l'appui, un nouveau parasite de la tique sous le nom de cryptoplasmarhipicephali. Au mois de mai de la même année ils reconnurent leur erreur : le parasite en question n'était autre chose que le spermatozoïde même du rhipicephale.