‹ Contribution À L'étude Des Difficultés Du Diagnostic De L'appendicite Dans Les Cas De Hernie Droite ConcomitanteChapitre 5 sur 17 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Notre intention n’est pas, dans ce modeste travail, de refaire l’histoire clinique de l’appendicite et de la hernie, ni même de tracer le tableau différentiel de ces deux affections. La chose nous mènerait trop loin et nous n’aurions, du reste, rien à ajouter aux descriptions classiques. :

Notre but, plus simple, est uniquement d'appeler l'attention sur la difficulté qu'il peut y avoir parfois à faire le diagnostic d’une appendicite aiguë, subaiguë ou chronique, chez des malades porteurs depuis un temps plus ou moins long de hernie inguinale droite.

À priori, il ne semble pas qué ce diagnostic soit fort difficile, mais il ne faut pas oublier que, dans l'évolution:

d’une hernie, peuvent survenir des accidents douloureux et d'étranglement, et que ces mêmes accidents font

habituellement partie du tableau symptomatique de l’appendicite.

On concoit dès lors qu'en présence d'une hernie manifeste et déjà ancienne, le clinicien voyant survenir des accidents de douleur ou d’étranglement ait une tendance toute naturelle à les rattacher à la hernie.

D'ailleurs, ce n’est pas une simple vue de l'esprit que

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nous exprimons ici; cette erreur de diagnostic a déjà été commise un certain nombre de fois.

Notre maître, M. le docteur Guinard, qui nous a donné l’idée de ce travail, s’est plusieurs fois trouvé aux prises avec cette difficulté et dans son article : « Appendicite », du Zraité de Chirurgie, il a cru devoir signaler l'écueil :

« J’appelle l'attention, dit-il, sur un diagnostic qui, au premier abord, parait d’une facilité enfantine et qui, cependant, m'a deux fois induit en erreur; c'est celui de la hernie simple. Il semble bien qu'il n'y ait pas de méprise possible entre une hernie sans étranglement et une appendicite, mais je m'explique... »

M. Guinard résume alors brièvement l’histoire de deux malades atteints de hernie, et atteints également tous les deux d’appendicite.

Dans le premier cas, l'appendicite avait été totalement méconnue : l’opération seule la révéla. Dans le deuxième cas, M. Guinard instruit par l’expérience avait fait des réserves, qui se trouvèrent légitimées par l'intervention.

Nous donnerons, dans le cours de ce travail, la relation détaillée de ces deux cas.

Depuis cette époque, le même auteur s’est trouvé de nouveau aux prises avec les difficultés de ce même diagnostic, dans un cas où il semblait s’agir d’une hernie étranglée. ee

Les recherches que nous avons faites à ce sujet nous ont permis de retrouver un autre cas où le diagnostic avait paru hésitant jusqu'à ce que l'intervention fut venue l’éelairer; c'est lè cas de Bogdanik. Cet auteur

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